Des voitures-radar privées en Haute-Saône dès ce lundi

Publié le 17/01/2022 - 10:14
Mis à jour le 24/01/2022 - 09:09

En Haute-Saône, le dispositif des voitures-radar externalisées entre en fonction ce lundi 17 janvier 2022. Quels sont les objectifs de ce dispositif ? Comment fonctionnent ces voitures-radar ? Réponses.

 © Sponchia/Pixabay
© Sponchia/Pixabay

La décision de confier la conduite de véhicules-radar à des opérateurs privés a été prise par le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 2 octobre 2015 avec deux objectifs majeurs, selon la préfecture :

  • "Libérer du temps aux forces de l’ordre pour le consacrer à des tâches plus qualifiées comme l’interception au bord des routes (alcoolémie et stupéfiants) ; ainsi, le nombre de voitures-radar n’augmente pas sur les routes de France, il s’agit juste de changer de conducteur."
  • "Faire respecter les limitations de vitesse en allongeant les plages horaires de circulation de ces véhicules sur les routes les plus accidentogènes."

L’opérateur privé retenu pour la Bourgogne-Franche-Comté est la société OTC (filiale de la société OTI France).

Comment fonctionnent-elles ?

Les voitures-radar, propriété de l’État, contrôlent les véhicules qu’elles croisent et ceux qui les doublent. Les parcours réalisés et les plages horaires de contrôle sont fixés par les services de l’État, en fonction des critères d’accidentalité locale.

Ces voitures-radar ne sont pas signalées. Le système de contrôle est intégré dans les voitures banalisées et utilise un flash infra-rouge, non visible par les usagers.

Une marge de tolérance supérieure à celle des radars fixes est appliquée : de 10 km/h en plus de la vitesse maximale autorisée pour les limitations de vitesse inférieures à 100 km/h et de 10 % pour les limitations de vitesse supérieures à 100 km/h (contre 5 km/h et 5 % pour les autres radars de contrôle de la vitesse). Ainsi, toute personne normalement attentive à sa vitesse ne sera pas inquiétée par ce dispositif.

Comment sont sélectionnés les itinéraires de ces voitures-radar ?

Les parcours réalisés et les plages horaires de contrôle sont fixés par les services de l'État, en fonction des critères d’accidentalité locale, principalement sur les portions de route où sont relevées des vitesses excessives qui sont à l’origine d’accidents et sur tous les types de réseaux (autoroutes, routes nationales, départementales ou communales). La planification des contrôles est régionale. Les trajets de contrôles ne sont en aucun cas laissés à la libre appréciation des entreprises ou de leurs conducteurs.

Accidentologie en Haute-Saône

En 2021, selon un bilan provisoire, le département de la Haute-Saône a enregistré 110 accidents qui ont occasionné 145 blessés et le décès de 20 personnes. La vitesse excessive, l’alcool et l’usage des stupéfiants sont souvent à l’origine de ces drames.

Infos +

La préfecture de la Haute-Saône précise que l'entreprise titulaire du marché est "rémunérée en fonction du nombre de kilomètres de contrôles effectués, selon des parcours et des objectifs fixés par l'Etat. La rémunération est donc déterminée à l'avance, de manière totalement indépendante du nombre de contraventions. Si la société ne respecte pas ces règles ou si la vitesse du véhicule-radar n'est pas adaptée, le titulaire du marché s'expose à des pénalités."

De plus, "lorsque la voiture-radar circule, son conducteur, comme la société qui l'emploie, ignore tout de l'activité de constatation des excès de vitesse totalement autonome. Il en va de même pour l'entreprise titulaire du marché, qui ne peut ni accéder aux clichés de verbalisation, ni connaître le nombre d'infractions constatées par le biais des véhicules dont elle a la charge durant leur conduite. Les données enregistrées par les voitures-radar sont envoyées de façon cryptée aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation. Ces officiers de police judiciaire, qui constatent et valident l'infraction, sont les mêmes que pour les radars fixes et les actuelles voitures-radar."

(Communiqué)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Besançon, Pontarlier et Montfaucon parmi les meilleures communes où il fait bon vivre…

La start-up Ville de rêve a publié le 26 janvier 2026 le palmarès 2026 des villes et villages de France où vivre fait rêver. Cette cinquième édition propose un état des lieux détaillé de l’attractivité des communes françaises. Dans le département du Doubs, plusieurs villes et villages se distinguent cette année encore, dont Besançon, Pontarlier et Montfaucon.

Mercosur : le Département du Doubs refuse les produits ne respectant pas les normes européennes pour ses cantines

Le Département du Doubs a annoncé le 30 janvier 2026, une position claire concernant l’approvisionnement alimentaire de ses collèges publics, dans le contexte de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. La collectivité affirme vouloir garantir une cohérence entre les exigences imposées aux agriculteurs français et le contenu des repas servis aux collégiens.

Sécurité des interventions : Enedis et le SDIS du Doubs renforcent leur coopération

Enedis en Alsace Franche-Comté et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) du Doubs ont officialisé mercredi 28 janvier 2026 la signature d’une convention de partenariat opérationnel. L’objectif est d’améliorer la sécurité et la coordination lors des interventions impliquant un risque électrique ou des situations de terrain complexes.

4e édition du Festival des solutions écologiques : les candidatures sont ouvertes

La Région Bourgogne Franche-Comté organise la 4e édition du Festival des solutions écologiques, un événement ouvert à l’ensemble des habitants du territoire souhaitant devenir "porteur de solutions" et participer activement à la transition écologique. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 27 février 2026.

Un appel à témoignages auprès de personnes actives atteintes de SEP ou de Parkinson

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne–Franche-Comté (ORS BFC) lance, ce mois de janvier 2026, un appel à participation dans le cadre d’un projet de recherche consacré aux maladies neuro-évolutives et au travail. Intitulé Heritafe, le projet s’intéresse aux parcours professionnels de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ou de maladie de Parkinson.

Symboles des handicapes invisibles, des tournesols fleurissent sur le réseau Ginko

Mardi 27 janvier 2026, Kéolis Besançon Mobilité, exploitant du réseau Ginko pour Grand Besançon Métropole, a présenté la dernière phase de déploiement du projet "Sunflower - Hidden Disabilities", autrement dit le dispositif "Tournesol" auquel le groupe vient récemment d’adhérer. Ce dernier permet aux personnes porteurs d’un handicap invisible de signaler discrètement un besoin d’assistance grâce à un symbole facilement reconnaissable, un cordon vert orné de fleurs de tournesols.  

Alcool et stupéfiants : opération de contrôle au centre d’examen du permis de conduire de Besançon

VIDÉOS • Ce jeudi 22 janvier 2026, une opération de police effectuée dans le cadre de lutte contre les dérives au volant et les comportements dangereux a eu lieu au centre d’examen du permis de conduire de Besançon. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.44
couvert
le 01/02 à 09h00
Vent
2.19 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
91 %