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Fermeture de classe à Tristan Bernard : Yves-Michel Dahoui émet des réserves

Publié le 26/06/2019 - 15:00
Mis à jour le 26/06/2019 - 15:14

Face à la fermeture d'une classe de l'école Tristan Bernard à Besançon, de nombreuses mobilisations ont eu lieu. Yves-Michel Dahoui, adjoint à l'éducation de la Ville, exprime ses réserves et son étonnement vis-à-vis de la décision de la Ville et de ses services. 

La mobilisation dure depuis six jours maintenant. Mardi, une quarantaine de parents d'élèves s'étaient réunis devant l'école pour rencontrer l'artiste Godjo. Ce dernier avait dessiné une cage à lapin pour chaque élève, évoquant le « rétrécissement"  de l'école. Tous étaient vêtus de noir.

Ce mercredi, une quinzaine de parents d'élèves se sont donnés rendez-vous devant l'inspection académique du Doubs. Les portes sont restées fermées.

L'adjoint à l'éducation émet des réserves

Amenant sa voix dans la polémique, l'adjoint à l'éducation, Yves-Michel Dahoui, a de nouveau exprimé ses « réserves » face à la décision de fermeture. Selon lui, l'ancien DASEN avait décidé de ne pas supprimer de classe, le nouveau DASEN agit donc « en contradiction » avec l'engagement de son prédécesseur.

Mais il invoque d'autres raisons :ml

  • « Le périmètre va évoluer à la rentrée 2019. Le maintien d’une quatrième classe permettrait de consolider ce périmètre et de continuer à nous inscrire dans les orientations nationales qui visent à limiter les effectifs scolaires à 24 élèves par classes »
  • « La Direction des services académiques ne tient pas compte dans ses calculs des dérogations. Toutefois on observe concernant l’école Tristan Bernard que si 3 enfants demandent à y entrer, 4 enfants quittent eux cette école pour un autre secteur. Si nous annulions toutes les dérogations, le solde serait donc de + 1 élève... »
  • « Par ailleurs ,le nombre d’élèves de grande section de maternelle qui entreraient en CP à la rentrée 2020 depuis la maternelle Tristan BERNARD sera supérieur à celui des CM2 qui quitteraient l’école ( entre 15 et 21 élèves attendus en CP contre 10 enfants qui partiraient en 6ème.) Cette tendance se poursuivra l’année suivante au vu du nombre d’élèves de moyenne section du secteur ( 21 ). »

Selon lui donc, décider de fermer une classe pour l’ouvrir l’année suivante « produirait un effet « yoyo » témoignant d’une vision à court terme et serait évidemment très perturbant pour l’organisation des équipes et les usagers. »

Le contexte à prendre en compte

Enfin, « au-delà des chiffres, le contexte de l’école doit être pris en compte. En effet, une classe externalisée y prend place avec une démarche d’inclusion remarquable qui se traduit par des projets transversaux entre tous les élèves, entre temps scolaires et périscolaires… La poursuite de cette dynamique deviendra difficile voire impossible ce qui va à l’encontre de l’enjeu que nous partageons quant au développement d’une école réellement inclusive. »

Pour M. Dahoui, l’exemple de l’école Tristan Bernard « révèle la nécessité pour les services de la Ville et la direction des services académiques de poursuivre leur réflexion afin de permettre d’intégrer les inscriptions scolaires suite à dérogation aux périmètres dans les préparations de carte scolaire. »

Il « s'étonne » enfin « que face à un argumentaire étayé et solide nous constations un tel refus de dialogue de la part de la direction des services académiques » et « espère que cela n'entachera pas une future collaboration. »

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