Incarcéré depuis le verdict de la cour d'assises du Doubs, le 18 décembre, le médecin de 54 ans, qui n'a jamais cessé de clamer son innocence, a expliqué devant la chambre d'instruction de la cour d'appel de Besançon qu'il venait d'étoffer son équipe de défenseurs avec le recrutement d'Emmanuelle Franck, qui avait défendu Cédric Jubillar. De ce fait, a-t-il fait valoir, il a besoin de rencontrer régulièrement sa nouvelle avocate pour préparer son procès en appel.
S'il reste incarcéré, l'ancien médecin doit en principe être rejugé d'ici un an, or "un an c'est court" pour que Me Franck prenne connaissance en détail d'un dossier aussi tentaculaire, a-t-il argumenté. En prison depuis un peu moins de deux mois, le condamné, qui estime avoir été "mal préparé" lors de son premier procès, n'a pu rencontrer qu'une seule fois son avocat Randall Schwerdorffer, a-t-il souligné. Et les contacts téléphoniques sont compliqués, a noté ce dernier.
L'ancien médecin, qui n'avait jamais été incarcéré pendant l'instruction et a comparu libre pendant son procès, une situation exceptionnelle au vu des charges qui pèsent contre lui, a déposé sa demande de remise en liberté dès le jour de sa condamnation.
Placé à l'isolement en prison, il a renoncé à la promenade quotidienne et passe son temps à faire des "mots croisés" et à "réfléchir", a-t-il déclaré.
(AFP)


