Futurs travaux du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon : on vous explique

Publié le 13/04/2014 - 11:55
Mis à jour le 13/04/2014 - 11:57

Le 13 avril 2014 le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon fermera les portes de son majestueux bâtiment de la place de la Révolution pour ne les rouvrir qu’à l’été 2017, après des travaux de réaménagement d’un montant évalué à 10 millions d’euros. Pourquoi ces travaux ? En quoi vont-ils consister ? Comment sera le musée après ? Premières réponses.

le fil rouge de la semaine..

Pourquoi ces travaux ?

Les travaux de restructuration qui vont être engagés dans le bâtiment du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie (ancienne halle aux grains édifiée par l’architecte de la ville Pierre Marnotte dans la première moitié du XIXe siècle, modifié par Louis Miquel dans les années 1960) visent d’une part à le mettre en sécurité et aux normes : sécurité incendie - notamment le désenfumage du bâtiment -, et accessibilité aux personnes handicapées avec un vrai ascenseur (jusqu’alors n’existe qu’un monte-charge), ainsi que l’évacuation de celles-ci en cas de sinistre. D’autre part, ils vont permettre de doter l’espace d’exposition du 1.300 m2 supplémentaires, soit environ un tiers de plus. 
 

D’où vient cet espace supplémentaire ?

Pas question d’ajouter une annexe à la halle aux grains du XIXe siècle. Ces 1.300 m2 supplémentaires sont bien à l’intérieur du bâtiment actuel. L’astuce est simplement d’externaliser dans d’autres bâtiments municipaux les réserves (l’occasion de disposer enfin de réserves dignes d’un musée de cette importance) et l’atelier technique du musée, de supprimer les anciens bureaux, déménagés depuis plusieurs années dans un bâtiment voisin de la rue Courbet, d’abattre des cloisons qui avaient été ajoutées. Cela permettra notamment de retrouver le plan carré de circulation autour de l’ancienne cour au premier étage.
 

Quels autres travaux vont être réalisés ?

Le musée souffre actuellement de mauvaises conditions d’éclairage. Pour donner plus de luminosité aux lieux, l’éclairage naturel va être renforcé par la suppression de la verrière horizontale vraiment peu esthétique ce qui laissera apparaître la verrière à pans de la toiture. Laquelle bénéficiera d’un traitement solaire spécifique limitant les écarts de température notamment l’été, ce qui permet une meilleure conservation des œuvres. Toutes les fenêtres et menuiseries seront changées pour répondre aux normes en vigueur et le chauffage revu. 
 
En outre, les nombreuses arcades et passages intérieurs comme extérieurs murés ou bouchés de panneaux au fil des années seront rouverts afin d’apporter plus de lumière au musée et l’ouvrir sur l’extérieur. "Depuis la station du tram, on verra l’intérieur du musée", signale Emmanuel Guigon, directeur et conservateur du musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon. 
 

Qui se charge de cette restructuration ?

La maîtrise d’oeuvre du projet a été confiée au cabinet bisontin "Architectures Adelfo Scaranello", qui a par exemple conçu le musée de l’Abbaye à Saint-Claude dans le Jura en 2008 et a été retenu pour la réalisation du musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine qui ouvrira en 2014.
 

Comment seront déployées les collections ?

"Dans un poème, le premier mot est important, le dernier aussi et tout découle à partir de ça", souligne Emmanuel Guigon, indiquant que le nouveau parcours du musée suivra le même principe. On entrera dans ses remarquables collections de peintures par celles de la Renaissance, au rez-de-chaussée, avec l’un des fleurons du musée "La Déploration sur le Christ mort" de Bronzino, tandis que le cube de béton de Miquel qui culmine en haut du musée continuera à accueillir les chefs d’oeuvre du XXe siècle de la collection Besson. Les tableaux des XVIIe et XVIIIe siècle investiront les rampes de béton. A l’étage, une salle sera consacrée au XVIIIe siècle avec beaucoup plus de sculptures et d’objets d’art, une autre au XIXe siècle. Il y aura aussi une salle des paysagistes francs-comtois, une grande salle d’exposition temporaire avec une mezzanine pour les dessins, une petite salle de conférence. Le public pourra découvrir en permanence 350 peintures contre 200 à 250 jusqu’alors qui, en outre, étaient régulièrement décrochées pour laisser place aux expositions temporaires. 
 
Au rez-de-chaussée, on trouvera aussi l’accueil – plus convivial qu’aujourd’hui -, une boutique, un espace de médiation pour le public scolaire, et l’archéologie redéployée tout autour de la partie centrale. Celle-ci sera présentée selon un parcours cohérent de la préhistoire au Moyen Age, avec un espace dédié aux collections égyptiennes.
 
"Jamais le musée n’aura été aussi beau", souligne Emmanuel Guigon. Et pour un tel résultat, il faut bien trois ans de fermeture ! 

Culture

Soirée techno avec Jeff Mills le 11 octobre à la Saline royale d’Arc-et-Senans

Les associations 100 Filtres, Bien dans ses Baskets, MerQLab et Thé Chaud s’associent à la Saline royale d’Arc-et-Senans pour organiser l’événement Salt | Sound 909 dimanche 11 octobre 2026, présenté comme une soirée dédiée à la culture techno au coeur du Centre de Lumières de la Saline royale d’Arc-et-Senans.

Sondage – La Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable pour vous ?

Depuis plus de 40 ans, la Fête de la musique marque le début de l'été et rassemble chaque année des milliers de personnes dans les rues, les places et les bars. Entre concerts amateurs, artistes confirmés et ambiance festive, l'événement conserve une place particulière dans le calendrier culturel. À quelques jours de l'édition 2026, nous souhaitons connaître votre avis : la Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable ? C'est notre sondage de la semaine.

Conseil municipal de Besançon : l’adjointe à la Culture démissionne, Anne-Rachel Schertz lui succède

Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a annoncé lundi 15 juin 2026, lors d'une conférence de presse, une modification de l'organisation de l'exécutif municipal à la suite de la démission d'Annie Gauthier de ses fonctions d'adjointe à la Culture.
 

La soirée du 10 juillet de Panorama Sonore annulée

La soirée du 10 juillet 2026 de Panorama sonore, prévue initialement à la Citadelle de Besançon est annulée. Cette décision intervient « pour raison de santé » de la part du groupe de rock perpignanais The Limiñanas qui devait se produire lors de l’événement. La soirée du 9 juillet 2026 avec Thylacine et Étienne de Crecy reste programmée.

Championnats de France Universitaires de Danse : le Prix du Public décerné à la compagnie bisontine ART&FAC

Engagée dans la catégorie "Danse Contemporaine" lors des Championnats de France universitaires qui se sont déroulés du 9 au 11 juin cette année à Grenoble, la compagnie d’étudiants de Besançon, Art&Fac a conquis le cœur des spectateurs en décrochant le Prix du Public.

“Naissance du rêve” : l’œuvre cachée d’un artiste bisontin se dévoile à Besançon

C’est l’histoire d’un tableau qui a lancé la carrière de Christophe Roussel au Grand Palais à Paris en 1992, avant de rester à l'abri des regards en raison de sa taille. Inspirée par les fonds marins de Nouvelle-Calédonie, la toile "Naissance du rêve" est cet été révélée au public de la Galerie Christophe Roussel, rue Battant à Besançon. 

Week-end grand siècle 2026 : Histoire de femmes à la Citadelle

PUBLI-INFO • Les 27 et 28 juin, la Citadelle de Besançon délaisse Vauban pour consacrer son Week-end Grand-Siècle aux femmes. Celles-ci — avouons-le — sont restées dans l’ombre du lieu et de son magistral architecte. Durant un week-end, place donc aux femmes en abordant leurs vies, leur quotidien, le costume féminin…

L’univers transdisciplinaire de Nina Laisné à voir au Frac Franche-Comté à Besançon

VIDÉO • Le Frac Franche-Comté présente du 13 juin 2026 au 3 janvier 2027, Un monde renversé, une exposition consacrée à l’artiste Nina Laisné, dont l’œuvre se déploie à la croisée des arts visuels, de la musique, du spectacle vivant et du cinéma. Cette première exposition monographique d’envergure retrace plus de dix années de création à travers des œuvres existantes et de nombreuses pièces inédites.

“Dernière mêlée de Charlot“ : un roman retraçant l’histoire d’un rugbyman et résistant franc-comtois

Le livre, Dernière mêlée de Charlot – Une histoire de résistance en Franche-Comté, raconte l’histoire de Charles Bochard, un jeune rugbyman de l'Olympique de Besançon dénommé “Charlot“ et également résistant face aux Allemands de la Seconde Guerre mondiale. Un roman rédigé par Laurent Koessler et paru le 10 juin 2026 aux éditions La Geste.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.88
ciel dégagé
le 17/06 à 21h00
Vent
1.64 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
84 %

Sondage