"Grand Défi Biomédicaments"  : l'EFS de Besançon reçoit la labellisation du gouvernement

Publié le 16/08/2020 - 16:25
Mis à jour le 16/08/2020 - 18:14

Recherche • La Plateforme d’innovations en biothérapies de l’établissement français du sang (EFS) de Besançon fait partie des six sites en France récemment labellisés « Intégrateur industriel du Grand Défi « Biomédicaments »
 

UMR de recherche mixte 1098 © EFS / Frédérique Plas © EFS / Frédérique Plas
UMR de recherche mixte 1098 © EFS / Frédérique Plas © EFS / Frédérique Plas

Améliorer les rendements et maîtriser les coûts de production sont les principaux objectifs du Grand Défi Biomédicaments » du gouvernement. En France, six plateformes technologiques ont été labellisées le 31 juillet dernier pour devenir les intégrateurs industriels du projet. Ces plateformes technologiques ont pour vocation de faciliter le transfert de la recherche du laboratoire vers le traitement du patient.

Les missions des intégrateurs sont multiples et notamment de booster la recherche par différents leviers en offrant un environnement propice à l'émergence de start-up issues des travaux de recherche et d'apporter aux porteurs de projets l'accès aux équipements de production de biomédicaments  : nouveaux systèmes d’expression cellulaire et a-cellulaire, contrôle en ligne, nouveaux équipements. En plus d'être un lieu de rencontres entre industriels, sociétés innovantes et laboratoires de recherche, ces intégrateurs devront apporter les compétences et outils requis en production d’anticorps, de vecteurs de thérapies géniques, de thérapies cellulaires, etc.

Concernant les thérapies cellulaires et géniques, il s’agit encore aujourd’hui de techniques peu industrialisées et optimisées. "Pour répondre à ces besoins, des progrès sont nécessaires" D'où la raison d'être de ce Défi.

A Besançon, l'EFS Bourgogne Franche-Comté héberge aux Hauts-du-Chazal une unité mixte de recherche 1098 'Interaction hôte-greffon-tumeur – ingénierie cellulaire et génique' dans laquelle sont associés l'INSERM, l'université de Franche-Comté et le CHRU. L'UMR a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes immunitaires et leurs dérèglements dans la survenue de maladies graves.  L'enjeu pour cette unité mixte de recherche (UMR) est de travailler sur de

nouvelles approches en thérapie cellulaire et génique. C'est l'utilisation de cellules pour générer un effet thérapeutique. Le deuxième axe est la modulation du système immunitaire, "c'est-à-dire, la possibilité d’augmenter l’activité du système immunitaire pour éliminer une tumeur ou la possibilité d’empêcher le système immunitaire de rejeter un greffon"

La plateforme de production de médicaments de thérapie innovante (MTI) a été inaugurée au novembre 2015 à Besançon. Elle  travaille autour de trois axes

  • Le contrôle de l’effet des lymphocytes T du donneur dans l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, utilisées pour le traitement des leucémies.
  • Le traitement du cancer
  • l’inflammation : recherche sur les propriétés anti-inflammatoires de certaines cellules pour obtenir un effet de tolérance et supprimer le caractère inflammatoire lié à la maladie.

L'UMR  est constituée de deux équipes. La première est dédiée à la recherche en transplantation et transfusion. La seconde travaille sur la cancérologie et les thérapies innovantes. L'unité est dotée "d'un laboratoire de transfert en ingénierie et biologie cutanée ayant pour objectif de développer des substituts, une plateforme de transfert en thérapie cellulaire et génique dont le but est de développer des nouvelles approches thérapeutiques dans le domaine de la thérapie cellulaire et génique, et une plateforme de biomonitoring réalisant le suivi des patients traités par de nouvelles thérapies" (Source)

Allez + loin

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.69C°
légère pluie
le 21/10 à 02h00
Vent
2.1 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
90 %

Sondage