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Haute-Saône : une mère jugée pour l'assassinat de ses deux enfants

Publié le 25/04/2016 - 13:10
Mis à jour le 27/04/2016 - 11:18

Le procès d'une mère de famille, Aurore Baumgartner, 28 ans, accusée d'avoir volontairement noyé ses deux enfants en 2013 à Ronchamp, par dépit amoureux, s'est ouvert ce lundi 25 avril 2016 à Vesoul devant la cour d'assises de Haute-Saône.

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Le drame s'est déroulé dans ce petit collectif à Ronchamp ©

Le verdict est attendu mardi et elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. La jeune femme aux longs cheveux bruns s'est présentée devant la cour frêle et impassible. Elle comparaît détenue pour l'assassinat de son fils de 9 mois et de sa fille de 2 ans.

Le 15 mai 2013, elle a elle-même appelé les gendarmes en déclarant: "Je viens de tuer mes enfants. Mon copain m'a quitté, il est parti avec une femme". En arrivant à son domicile à Ronchamp, les gendarmes avaient découvert le corps des deux enfants flottant dans la baignoire. La jeune femme, qui était mère au foyer, avait raconté aux enquêteurs avoir fait entrer sa fille dans la baignoire et lui avoir maintenu la tête sous l'eau, avant de procéder de même avec son bébé.

Elle avait affirmé qu'elle avait ensuite tenté de se suicider. Ses bras portaient des marques de scarifications superficielles. Le même jour dans l'après-midi, elle avait envoyé un SMS au père des petits dans lequel elle l'informait qu'il ne verrait plus ses enfants. L'homme, un militaire qui vivait en région parisienne, n'avait jamais été très présent dans la vie familiale. Le couple avait peu vécu ensemble. Le père rendait épisodiquement visite aux enfants, dont il n'avait reconnu que le second.

Immaturité affective 

Selon un expert-psychiatre, au moment des faits, "il est possible" que l'accusée n'ait plus considéré ses enfants comme des "êtres vivants", mais comme un moyen de faire du mal à leur père. Les experts-psychiatres, qui n'ont pas relevé d'altération du discernement chez la jeune femme, ont souligné son "immaturité affective"et son "faible niveau intellectuel". 

À l'audience, le président de la cour d'assises a observé "l'entourage familial très défaillant" dans lequel l'accusée avait grandi, avec une mère divorcée et alcoolique à la vie décousue. Dès 16 ans, "je voulais être mère, je voulais une fille qui me ressemble. Je voulais donner de l'amour à un enfant, fonder une famille", a confié l'accusée, qui avait eu à l'adolescence de nombreuses liaisons amoureuses. 

(Source : AFP)
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