Eric Alauzet, accompagné de trois de ses colistiers, s'est rendu au commissariat de Besançon pour s'entretenir avec cinq policiers pour leur déclarer son "soutien", "leur rendre hommage" après l'interpellation lundi d'une quinzaine de personnes à Planoise suspectées d'être liées aux fusillades sur fond de trafic de drogue, mais aussi en cette période difficile pour ce métier tiraillé entre amour et haine de la population depuis plusieurs années, variant selon l'actualité (attentas, manifestations, démantèlement de trafics de drogue, racisme, etc.)
Suite à cet entretien, Eric Alauzet a déclaré à la presse "cet échange me conforte, en tant que conseiller municipal, en tant que candidat, en tant que député et citoyen, pour dire que s'il n'y a pas de police, il n'y a pas de République."
"Découragement et exaspération"
Le candidat rapporte de ses échanges avec les policiers bisontins un profond mal-être dû à "une usure physique et psychologique de certains" et évoque l'expérience d'un des policiers ayant été insulté alors qu'il circulait à vélo sans uniforme, en dehors de ses heures de travail. "Moi je suis là aussi pour dire stop, je mets le holà : on peut avoir des débats, on peut tout critiquer, mais trop c'est trop. Il faut maintenant avoir plus de bienveillance et de respect réciproque", a affirmé Eric Alauzet. Et d'ajouter : "Il faut aussi souligner leur découragement voire leur exaspération, de voir des limites franchies par certains de leurs collègues au point que certains arrivent la boule au ventre, parce qu'on en est là. Aussi, par des déclarations politiques, médiatiques, syndicales, ils en arrivent à perdre leur boussole, ils ne savent plus trop, le matin en arrivant ils ne savent pas s'ils vont avoir le bon geste, la bonne attitude, et finissent par perdre confiance en eux, c'était assez poignant que ce qu'ils nous ont dit."
Parallèlement à ça, Eric Alauzet souligne que "je n'ignore pas les comportements violents qu'il peut y avoir au sein de la police, comme dans tous les milieux, il peut y avoir des bavures, du racisme comme il y en a dans tous les milieux… mais de là à jeter l'opprobre sur toute une corporation, l'ensemble des policiers, ce n'est pas possible !"
"Besançon est une ville équilibrée"
Pour Eric Alauzet, "le maire de Besançon doit assumer la tranquillité publique, c'est une évidence pour chacun, et moi je ne céderai rien, ni sur la délinquance, ni sur l'incivilité, ni sur les trafics qui gangrènent nos quartiers, qui pourrissent simplement la vie quotidienne des habitants. Le maire doit faire autorité. Il doit sans cesse rappeler les règles et les faire respecter en renforçant les moyens si nécessaire."
Il explique également que "Besançon est une ville équilibrée, modérée, qui sait allier les différences, de progrès et de fermeté, qui refuse les dérives et les extrêmes. (…) Je serai toujours dans la mesure, ni dans un extrême ni dans l'autre."
En évoquant la présence d'Anne Vignot, candidate EELV au second tour de l'élection municipale, à la manifestation samedi 13 juin à Besançon contre les violences policières, "sous des slogans anti-polices", Eric Alauzet commente : "elle a sapé l'autorité républicaine." Il ajoute, en tant que médecin : "non seulement cette manifestation n'était pas autorisée, mais en plus elle s'est déroulée sans aucun respect des gestes barrières alors que l'épidémie de Covid-19 n'est pas encore finie. Une faute grave supplémentaire de la part de Madame Vignot."


