Primaire : Manuel Valls se sent "au coeur de la gauche"

Publié le 07/12/2016 - 21:02
Mis à jour le 08/12/2016 - 08:43

La primaire de la gauche ne doit pas être "un congrès" du Parti socialiste, "une foire d'empoigne" réveillant les "querelles" du "passé", a affirmé ce mardi 7 décembre 2016  dans la soirée Manuel Valls lors de son premier meeting de campagne à Audincourt dans le Pays de Montbéliard. "Je voulais que mon premier déplacement de campagne se fasse ici, dans ces régions industrielles qui peuvent se sentir oubliées, déclassées", a expliqué M. Valls, devant un auditoire très calme de 400 personnes, avec beaucoup de cheveux grisonnants.

recemment_mis_a_jour24.jpg
© DR
PUBLICITÉ

Alors que la probable candidature de l’ancien ministre Vincent Peillon est venue renforcer le risque d’un front anti-Valls, l’ex-locataire de Matignon a dit qu’il voulait s’adresser « aux Français » mais pas « au parti ».

  • « Cette primaire ne peut pas être une foire d’empoigne où l’on revit les épisodes du passé, où l’on refait la bataille du quinquennat. Elle doit être tournée vers l’avenir », a dit M. Valls dans ce discours concluant sa première journée de campagne.

Il a réclamé « une primaire à la hauteur des enjeux, pas les petites phrases, pas les querelles ». « Je veux parler aux Français, pas au parti. Cette primaire n’est pas un congrès d’un parti, c’est une rencontre avec les citoyens, avec le peuple de France », a-t-il plaidé.

Alors qu’il a opéré un virage vers la gauche pour faciliter le rassemblement de son camp, Manuel Valls s’est défendu d’avoir « changé », affirmant être « au coeur de la gauche ». « On me dit: vous avez changé. Non. J’ai toujours voulu rassembler, dans la clarté. Je suis au centre, au coeur même de ce qu’est la gauche », a affirmé le candidat à la primaire des 22 et 29 janvier 2017.

« Je corresponds, cette alliance d’une République ferme et bienveillante, à ce qu’il faut, j’en ai la conviction, pour la France », a-t-il encore dit. Pour sa première journée de campagne, Manuel Valls est revenu aux dures réalités du « terrain » mercredi dans le Doubs, sans les inconvénients… ni les avantages d’être Premier ministre, alors qu’une partie du PS s’active contre lui.

« Je voulais que mon premier déplacement de campagne se fasse ici, dans ces régions industrielles qui peuvent se sentir oubliées, déclassées », a expliqué M. Valls, devant un auditoire très calme de 400 personnes, avec beaucoup de cheveux grisonnants.

Quand son rival Arnaud Montebourg juge que le protectionnisme « ne doit pas être un gros mot », Manuel Valls a lui aussi prôné davantage de régulation dans la mondialisation. « L’objectif n’est pas de sortir de la mondialisation, cela n’existe pas. Mais on ne peut pas non plus la subir », a-t-il dit. Dénonçant une extrême droite « qui veut tout envoyer balader », il a à nouveau fustigé la « mise en cause méthodique de notre modèle social », portée selon lui par François Fillon. « Ce que les Français demandent, c’est plus, pas moins, de protection. Notre modèle social doit être défendu, bec et ongles », a-t-il dit. 

Manuel Valls a aussi justifié son départ du gouvernement, après avoir « assumé » sa mission « plus de quatre ans et demi », en tant que ministre de l’Intérieur puis Premier ministre. « Je n’ai jamais manqué à ma tâche, mais je l’avoue: après les pupitres devant les mêmes fonds bleus, le protocole… Ce retour aux sources, à la simplicité, à l’authenticité, ici parmi vous, ça fait du bien! », a-t-il assuré, dans un discours marqué par des applaudissements timides. 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Pour Eric Alauzet, « la section socialiste signe la mort sans combattre du PS historique à Besançon »

Pour Eric Alauzet, « la section socialiste signe la mort sans combattre du PS historique à Besançon »

MUNICIPALE 2020 • Dans un communiqué de jeudi 17 octobre 2019, Eric Alauzet, candidat En Marche à l'élection municipale de Besançon réagit suite à la décision du Parti socialiste de se rallier à l'Equipe, unissant les gauches, menée par Anne Vignot. Selon le candidat, "le choix effectué par la section socialiste de Besançon signe la mort sans combattre du PS historique à Besançon." Notons que 86% des militants du PS de Besançon étaient 86% à voter pour se rallier à l'Equipe.

Polémique sur le voile : la plainte est « une opération de victimisation » selon Odoul (RN)

Polémique sur le voile : la plainte est « une opération de victimisation » selon Odoul (RN)

Le président du groupe RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté Julien Odoul, qui avait demandé vendredi 11 octobre 2019 à ce qu'une femme dans le public retire son voile, a dénoncé jeudi une "opération de victimisation" après que cette dernière a annoncé porter plainte.

Municipale 2020 à Besançon : « Non », Alexandra Cordier dit ne pas vouloir de liste commune avec Les Républicains

Municipale 2020 à Besançon : « Non », Alexandra Cordier dit ne pas vouloir de liste commune avec Les Républicains

Contactée ce jeudi 16 octobre 2019 par téléphone, nous avons fait le point avec Alexandra Cordier, référente départementale En Marche et éventuelle candidate à l'élection municipale à Besançon en 2020. Si une rupture s'est créée entre elle et Eric Alauzet, candidat officiel d'En Marche, Alexandra Cordier n'a pas pour autant l'objectif de se rallier à Ludovic Fagaut, candidat pour Les Républicains. Entretien.

Annie Genevard sur l’incident du voile : « la méthode était détestable, mais sur le fond… »

Annie Genevard sur l’incident du voile : « la méthode était détestable, mais sur le fond… »

La députée du Doubs Annie Genevard (LR), invitée du « petit déjeuner politique » de Sud Radio ce lundi 15 octobre 2019, a réagi à « l’incident du voile » du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Et a globalement suivi la ligne directrice des Républicains, avec son président Christian Jacob demandant l’interdiction du voile durant les sorties scolaires…

Voile : Édouard Philippe ne souhaite pas de loi sur les accompagnants scolaires

Voile : Édouard Philippe ne souhaite pas de loi sur les accompagnants scolaires

En prenant à partie une mère voilée accompagnatrice d'une sortie solaire, le conseiller régional RN Julien Odoul a relancé vendredi dernier à Dijon la polémique sur le voile islamique lors d'une séance du conseil régional Bourgogne Franche-Comté. Après les réactions au plus haut niveau de l'État, notamment du ministre de l'Éducation nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a semblé vouloir clore le débat en déclarant ne pas vouloir de nouvelle loi sur les accompagnants scolaires.

Voile au conseil régional : les réactions en Bourgogne Franche-Comté

Voile au conseil régional : les réactions en Bourgogne Franche-Comté

Mise à jour le 15 octobre à 10h50 • Suite à l'attitude de l'élu RN qui avait pris à partie vendredi 11 octobre 2019 au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté une mère voilée accompagnatrice d'un groupe d'enfants, le groupe d'Europe Écologie - Les Verts Bourgogne Franche-Comté mais aussi France Insoumise condamnent la réaction de l'élu du Rassemblement National.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 12.14
légère pluie
le 18/10 à 0h00
Vent
3.14 m/s
Pression
1014.45 hPa
Humidité
96 %

Sondage