Chronostar a pris rendez-vous…

Publié le 16/06/2013 - 01:24
Mis à jour le 17/06/2013 - 00:18

Après seulement trois années d’existence, le meeting bisontin, qui avait réussi à attirer des têtes d’affiche de tout premier rang mondial comme Renaud Lavillenie ou Teddy Tamgho, a conquis ses lettres de noblesse. Au final, un nombreux public et surtout la volonté en coulisses de monter en gammes dans un an. 

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Un meeting premium à Besançon ?

Bien sûr, la réussite avait été flairée depuis plusieurs jours, et notamment depuis cette fin de semaine, avec les annonces d’un plateau encore plus étoilé. Mais dans leur esprit, pas sûr, quand même, que les organisateurs aient imaginé tout ça. Comme l’année dernière, le baromètre a viré au beau. Tant au niveau de la météo, que du public. "Il y avait 3000 spectateurs, voire plus. En France, honnêtement, on ne voit pas ça pour des meetings de ce niveau" confiait Bernard Amsalem, le président de la Fédération française d’athlétisme. 

L’affluence, que d’autres sources nuançaient légèrement, n’était pas le seul motif de satisfaction pour le numéro un de l’athlétisme en France. Aux côtés de son Bisontin de DTN Ghani Yalouz ("très fier du meeting "), il déballait un enthousiasme teinté d’ambitions. "De ce meeting, on retiendra la performance de Teddy Tamgho. C’est beau ce qu’il a fait après 20 mois d’absence. C’est une aubaine pour Besançon, parce que les athlètes se parlent entre eux. L’année prochaine, je ne vous cache pas qu’il y a l’ambition de faire grimper le meeting d’une marche supplémentaire". 

Un meeting premium, c’est 50% de budget supplémentaire

Cette possibilité, que Christian Houtmann, le président du DSA, avait pragmatiquement réfutée cette semaine, est très loin d’être anodine. "J’ai discuté avec le Maire, tout le monde est partant. Ici, il y a le public, les infrastructures, on peut faire !" poursuit Amsalem. Quid du budget ? "Pour passer en premium, il faut 50% de budget supplémentaire. Mais ça veut dire aussi qu’on fait venir les meilleurs internationaux". Le delta de 80 000€ n’est pas mince. Mais la Municipalité ne ferme pas la porte, à l’image de Patrick Bontemps, l’adjoint aux sports. "On ne dit pas non, bien sûr. Quand on voit tout ce monde, on se dit que c’est jouable. D’un autre côté, c’est difficile de prendre des engagements sur une année électorale..."

Une contracture pour Doucouré

Sportivement, et malgré le petit couac Lavillenie (lire ici), il faut dire que le meeting Chronostar a frisé le plébiscite, avec ces conditions idéales. "C’est la première fois qu’on fait un meeting cette année en France avec cette météo et cette ambiance" poursuivait Bernard Amsalem. Entre le temps fort au triple saut de Tamgho, la victoire à la longueur d’Eunice Barber ou les présences d’Antoinette Nana Djimou, Muriel Hurtis ou Ladji Doucouré, le public en a pris plein les yeux. L’ex-champion du monde du 110m haies a pourtant dû écourter un peu le plaisir. Une chose préméditée et bien expliquée en amont. "J’avais eu les organisateurs au téléphone. Ils sont venus me chercher à minuit hier à la gare. Sur les quatre dernières haies de la série, j’ai ressenti la fatigue. Mon mollet était contracturé, je n’ai pas voulu jouer au c.". 

 Tanguy Pepiot 4e... tout comme Reina Flor Okori

Le meeting Chronostar n’en a pas pâti, lui qui a aussi, en clôture, dignement salué le local de l’étape, Tanguy Pepiot, brillant 4e (8’40’’40) du 3000m steeple. Une bonne façon de préparer les prochains championnats d’Europe espoirs en Finlande. "Je voulais faire un peu mieux au niveau du chrono, mais j’étais super heureux de courir ici, devant mon public" glissait le Bisontin, avec un sourire plus évident que Reina-Flor Okori, plutôt déçue de sa 4e place (13’’49) sur 100m haies. "J’avais pourtant bien débuté la course, mais je fais une grosse faute, qui me fait finir la course sur mon élan...

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