Le meurtrier présumé d'une Afghane tuée en pleine rue bientôt extradé vers  la France (procureur)

Publié le 06/11/2018 - 08:16
Mis à jour le 06/11/2018 - 08:16

Le meurtrier présumé et mari de Razia, Afghane de 34 ans poignardée à mort en pleine rue la semaine dernière dans l'est de la France, arrêté vendredi à l'aéroport d'Athènes, devrait être extradé rapidement vers la France, a déclaré  ce lundi 6 novembre 2018 le procureur de la République dans la ville de Besançon (est).

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©Alexane Alfaro
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« Nous avons très bon espoir que le suspect sera extradé », car « nous disposons d’indices forts pour démontrer sa culpabilité, dans la mesure où il a, par des messages, déjà admis qu’il était l’auteur des faits« , a déclaré le procureur, Etienne Manteaux, au cours d’une conférence de presse.

A l’issue d’un appel à témoins lancé après le drame, « deux ressortissants afghans, résidant à Besançon, sont venus auprès des enquêteurs à la Sûreté départementale pour expliquer qu’ils avaient reçu l’un un message vocal, l’autre un message par SMS, dans lesquels il (le suspect, NDLR) admettait être l’auteur des coups portés à la victime« , a ajouté M. Manteaux.

L’enquête a été très rapide, a souligné le procureur. Il ne s’est déroulé que « 72 heures entre la constatation des faits et l’arrestation » en Grèce du meurtrier présumé, grâce à un mandat d’arrêt international lancé après le drame.

« Il y a une quasi-certitude que, dans les deux mois à venir, l’homme soit extradé vers la France », a-t-il précisé. L’homme, Rafid A., 38 ans, arrêté par des policiers à l’aéroport d’Athènes, a été incarcéré dans l’attente de son extradition vers la France.

Logée depuis un an dans un appartement d’une association à Besançon qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales, Razia a été tuée, le 30 octobre, de plusieurs coups de couteau au torse et au cou en revenant de  ,ses courses. Les coups portés ont entraîné sa mort par rupture de l’aorte.

Elle avait déposé plusieurs plaintes contre son mari, à Marseille (sud-est) et à Besançon, pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées.

Après avoir demandé le divorce, elle avait obtenu en juillet une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l’approcher. Elle laisse trois enfants de 9, 12 et 16 ans, les deux plus jeunes faisant désormais l’objet d’un placement provisoire décidé par la justice française.

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en France, soit environ une tous les trois jours.

(Source AFP)

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