le Tour de France 2018 ne passera pas par la Franche-Comté

Publié le 18/10/2017 - 08:22
Mis à jour le 18/10/2017 - 15:55

Le Tour de France 2018 aura pour sommet et étape-reine un parcours de 65 kilomètres dans les Pyrénées avec pour finir l'ascension inédite du col de Portet, un nouveau "géant" de l'avis du directeur de l'épreuve Christian Prudhomme. En 2018, fait l'impasse sur un grand quart nord est de la France.

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© ASO
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Cette 105e édition de la Grande Boucle, qui s’élancera le 7 juillet de Noirmoutier-en-l’Ile en Vendée, sera longue de 3329 kilomètres. Elle comportera 6 étapes de montagne et 8 de plaine, dont une à l’avance redoutée par tous les grimpeurs sur les pavés de Paris-Roubaix.

Le Tour de France 2018 aura pour sommet et étape-reine un parcours de 65 kilomètres dans les Pyrénées avec pour finir l’ascension inédite du col de Portet, un nouveau « géant » de l’avis du directeur de l’épreuve Christian Prudhomme.

Les pièges de la première semaine

Comme en 2015, lorsque le Tour était parti d’Utrecht (Pays-Bas), la première partie longue de neuf étapes se déroulera dans la plaine, à l’ouest de l’axe sud-ouest/nord-est de l’Hexagone. Avec, pour pimenter la course, plusieurs pièges, notamment le contre-la-montre par équipes du troisième jour à Cholet et deux étapes accidentées pour rejoindre Quimper puis Mûr-de-Bretagne. « On verra qu’en Bretagne, ce n’est pas plat », a commenté Warren Barguil, le Breton meilleur grimpeur du Tour 2017.

L’obstacle principal est situé toutefois en fin de première semaine, le 15 juillet, jour de la finale de la Coupe du monde de football. Les organisateurs ont prévu une forte dose de pavés (21,7 km) — un record depuis le début des années 1980 — sur des secteurs redoutables. Pour les grimpeurs, souvent des poids légers, le danger culminera dans cette 9e étape qui se conclura à Roubaix. « J’aime les pavés », a commenté le vainqueur sortant, le Britannique Chris Froome. « Quand on passe sur les pavés, j’ai du plaisir. Mais il y a toujours un risque, avec les problèmes techniques »

Alpes: nouveautés et classicisme

La première semaine sera suivie de trois journées dans les Alpes. La première rend hommage au maquis de la Résistance, en montant pour la première fois au Plateau des Glières, avant de rejoindre le Grand-Bornand. La deuxième, très concentrée, emprunte des cols parallèles et méconnus (Bisanne, Pré, Montvalezan) pour arriver à La Rosière, la première des trois arrivées au sommet de l’épreuve.

L’Alpe d’Huez, enfin, attend les rescapés au bout d’une trilogie classique de taille XXL, après la Madeleine et la Croix-de-Fer. La descente vers la vallée du Rhône (Valence) et la traversée du sud du Massif Central (Mende, Carcassonne) qui suivent s’adressent davantage aux baroudeurs avant la troisième semaine, décisive dans les Pyrénées.

L’épouvantail du Portet

Soixante-cinq kilomètres, quasiment en intégralité, dans le département numéro 65, les Hautes-Pyrénées. Au-delà de la formule-choc, « format dynamique pour étape dynamite » selon le directeur du Tour, le parcours du 25 juillet réunit tous les ingrédients d’une étape-reine: la concentration des difficultés (Peyragudes puis Azet pour commencer) et l’altitude (2215 m) du grand col à découvrir en conclusion.

« Les leaders d’équipes seront rapidement confrontés les uns aux autres. Cela va rendre la course encore plus excitante », s’est félicité Romain Bardet, présent sur le podium ces deux dernières années. « Le Portet est un géant, un Tourmalet bis », s’est enthousiasmé le directeur du Tour en présentant la montée de 16 kilomètres à plus de 8 pour cent de pente, au-dessus de Saint-Lary-Soulan, dans un stade naturel impressionnant. Soit une ascension plus longue, plus raide et plus haute que l’Alpe d’Huez !

Deux jours plus tard, la dernière étape de montagne reprendra un parcours plus traditionnel, avec les classiques Tourmalet et Aubisque, avant l’arrivée jugée au bas de la descente de ce dernier col à Laruns.

Un seul « chrono » individuel

La tendance récente à la réduction des contre-la-montre se confirme. Cette fois, les rouleurs n’auront que 31 kilomètres de « chrono » individuel, sur un parcours accidenté dans les collines du Pays basque où le Tour revient pour la première fois depuis 2006. La distance est légèrement moindre par rapport à l’année passée (36,5 km en deux fois) même si le record de 2015 (à peine 13,8 km) n’est pas battu.

L’exercice pèsera toutefois sur l’ensemble de la course. Dès le troisième jour, un contre-la-montre par équipes aura été proposé sur une boucle tracée autour de Cholet. Pour Froome mais aussi pour le Néerlandais Tom Dumoulin, son probable challenger en juillet prochain, chaque seconde comptera. Un duel ? « Il faut voir s’il vient », a tempéré par avance le Britannique, candidat à un cinquième succès qui lui permettrait d’égaler le record des victoires.

(Source  AFP)

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