Législative partielle à Belfort: le candidat MoDem-LREM jugé pour diffamation contre son rival LR

Publié le 26/01/2018 - 07:03
Mis à jour le 26/01/2018 - 09:03

Le tribunal de Belfort a examiné ce jeudi 25 janvier 2018 une plainte pour diffamation de Ian Boucard, candidat LR à l’élection législative partielle du Territoire de Belfort, contre son rival MoDem-LREM Christophe Grudler, au sujet de propos écrits dans un tract électoral.

 ©
©

La chambre civile du tribunal de grande instance de Belfort a mis son jugement en délibéré au 8 février. La décision sera donc rendue après le scrutin qui se tiendra dans la première circonscription du Territoire de Belfort les 28 janvier et 4 février.

Le plaignant, Ian Boucard, 29 ans, reproche à son adversaire Christophe Grudler d'avoir diffusé pendant la campagne électorale en cours des tracts l'accusant de "fraude électorale caractérisée" et de "voyoucratie". Ces documents véhiculent des propos "diffamatoires et injurieux", a fait valoir jeudi à l'audience son avocat, Me Philippe Blanchetier. Les tracts incriminés font référence à l'invalidation de l'élection de M. Boucard comme député du Territoire de Belfort en juin dernier. 

Le Conseil constitutionnel a annulé cette élection en décembre. Il a considéré que le candidat LR avait fait distribuer "deux tracts", faussement présentés comme "émanant de La France insoumise et du Front national", appelant à voter pour lui au second tour.

Cette invalidation a entraîné l'organisation d'un nouveau scrutin, pour lequel Ian Boucard et Christophe Grudler sont favoris. "À aucun moment n'est employé le terme +fraude électorale caractérisée+" dans la décision des Sages, a rappelé Me Blanchetier.

En utilisant le mot "voyoucratie" dans son tract, "un terme très lourd à l'encontre d'un élu de la République", le candidat LREM-MoDem a "ajouté et dénaturé le sens de la décision du Conseil constitutionnel", a-t-il ajouté. Pour l'avocat de la défense, Me Randall Schwerdorffer, la distribution des faux tracts lors de la première campagne s'apparente à "une magouille, une fraude", "à tel point que le Conseil constitutionnel a donné raison à M. Grudler en invalidant l'élection".  "(Christophe Grudler) a dit que ce système-là nous faisait vivre en voyoucratie, il n'a pas dit que M. Boucard était un voyou", a-t-il poursuivi.

Concernant les accusations de "fraude électorale caractérisée", la défense de M. Grudler assume l'expression. Me Schwerdorffer a d'ailleurs indiqué avoir déposé plainte au pénal pour fraude électorale.

"La prudence vient à manquer" dans les expressions incriminées, a plaidé Me Blanchetier, réclamant 500 euros de dommages et intérêts pour son client et Damien Meslot, maire de Belfort visé également par le terme "voyoucratie". Pour Me Schwerdorffer, au contraire "le temps électoral induit un débat animé", d'où l'utilisation de "propos chocs".

(AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.56
légère pluie
le 20/02 à 15h00
Vent
2.17 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
88 %