Législatives: la Macronie et la Nupes à couteaux tirés

Publié le 07/06/2022 - 15:27
Mis à jour le 07/06/2022 - 15:27

L'affrontement entre le camp d'Emmanuel Macron et celui de Jean-Luc Mélenchon redouble d'intensité à cinq jours du premier tour des législatives, aiguisé par les premiers résultats des circonscriptions des Français de l'étranger. Si la majorité présidentielle est arrivée en tête dans huit circonscriptions sur onze, elle est talonnée par la coalition de gauche (Nupes).

 © mCi
© mCi

Illustration de cette dynamique, le pilier de la macronie et député sortant Roland Lescure a certes recueilli le plus de voix (35,88%) dans la circonscription nord-américaine, mais, avec 22 points de moins qu'en 2017, il est talonné par la candidate mélenchoniste Florence Roger (33,43%).

"Il faut gagner"

Lundi, le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, a appelé à faire campagne "encore plus fort" d'ici au premier tour.

"Maintenant, il faut gagner. On doit se rassembler face au cartel mélenchoniste", a-t-il insisté, pour qui la Nupes, "c'est la soumission à Jean-Luc Mélenchon" et "la sortie déguisée de l'Europe, la sortie de l'Otan" et "du nucléaire".

Dans la dernière ligne droite d'une campagne jusqu'alors jugée "atone", Emmanuel Macron doit faire cette semaine plusieurs déplacements pour "illustrer les priorités du quinquennat", notamment "la jeunesse" et "la sécurité du quotidien" après la santé et l'éducation la semaine dernière, a indiqué son entourage.

La Première ministre, Elisabeth Borne, doit donner mardi une longue interview à France Bleu après un week-end de campagne dans sa circonscription du Calvados.

Outre les bons scores recueillis dimanche par la coalition de gauche hors de l'hexagone (qui s'est qualifiée aux deuxième tour dans dix circonscriptions sur onze, contre à peine cinq en 2017), une étude Ifop-Fiducial parue dimanche donne des sueurs froides à la majorité, en mettant le ministre Clément Beaune en grande difficulté à Paris face à son adversaire Insoumise Caroline Mécary.

La Nupes entend par ailleurs répondre mardi aux critiques de la majorité quant au sérieux budgétaire de son programme lors d'une conférence de presse pour présenter ses propositions économiques.

La poussée de l'alliance LFI-EELV-PCF-PS a conduit l'un des bras droits de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, à "croire fort" à la possibilité d'une majorité de la gauche à l'Assemblée pour que M. Mélenchon devienne "Premier ministre", bien qu'Emmanuel Macron ait rappelé qu'"aucun parti politique ne peut imposer un nom au président".

"Si bonhomme, tu vas le nommer!", a répondu au chef de l'Etat le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, en s'attirant l'ire de la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, pour qui "le respect républicain élémentaire" a été "bafoué sans vergogne".

"Le sens du ridicule"

La polémique s'est également nouée autour de Jean-Luc Mélenchon, qui a estimé que "la police tue" après la mort de la passagère d'une voiture victime de tirs policiers lors d'un contrôle à Paris - trois agents de police ont été placés en garde à vue.

Interrogé mardi matin sur France Inter, le leader Insoumis a "évidemment" maintenu ses positions, récusant être "antiflic", mais se disant "contre un usage disproportionné de la violence".

"Jean-Luc Mélenchon est toujours du côté des voyous, des criminels, il n'est jamais du côté des forces de l'ordre", lui a répondu sur FranceInfo Marine Le Pen.

Si la candidate RN considère comme acquise - à l'unisson des sondages - la victoire de la majorité présidentielle aux législatives, elle espère ravir à la Nupes le titre de premier opposant dans la future Assemblée et plaide pour qu'Emmanuel Macron n'obtienne qu'"une majorité relative", pour "qu'il n'ait pas les pleins pouvoirs".

"A la différence de Jean-Luc Mélenchon", qui entend gagner et devenir Premier ministre, "j'ai le sens du ridicule", a encore taclé Mme Le Pen pour qui l'Insoumis a "zéro chance" d'obtenir une majorité de députés.

La candidate d'extrême droite est dans le Loiret pour soutenir le candidat RN Thomas Ménagé, en position de l'emporter face à l'ancien ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

En difficulté dans les études d'opinion, la droite a accusé Emmanuel Macron d'"anesthésier la campagne, comme il avait anesthésié la campagne présidentielle", par la voix de l'un de ses ténors, Bruno Retailleau.

Le patron des sénateurs LR a aussi prévenu sur France 2 que son parti ne "donnerait pas de consigne de vote" en cas de second tour opposant LREM au RN.

(AFP)

Politique

Municipales 2026 à Besançon : réaction de Ludovic Fagaut (Les Républicains)

Le candidat aux élections municipales de Besançon 2026, Ludovic Fagaut s’est exprimé après la publication des résultats le plaçant en tête pour le second tour. Un score déjà historique pour Besançon qui est une ville qui vote majoritairement à gauche depuis près d'un siècle. 

Municipales 2026 à Besançon : réaction d’Éric Delabrousse (Horizon(s))

Le candidat aux élections municipales de Besançon 2026, Éric Delabrousse s’est exprimé après la publication des résultats le positionnant en cinquième position, après Ludovic Fagaut (Les Républicains), Anne Vignot (Les Écologistes), Séverine Véziès (La France insoumise) et Jacques Ricciardetti (RN).

Premier tour des municipales 2026 à Besançon : réaction de Jacques Ricciardetti (RN)

Le candidat aux élections municipales de Besançon 2026, Jacques Ricciardetti s’est exprimé quelques minutes après la publication des résultats le positionnant en quatrième position, après Ludovic Fagaut (Les Républicains), Anne Vignot (Les Écologistes) et Séverine Véziès (La France insoumise).

Election municipale 2026 à Besançon : des chiffres historiques pour la droite avec Ludovic Fagaut en tête devant Anne Vignot et Séverine Vézies

Résultats définitifs • Selon les résultats définitifs du premier tour de l’élection municipale marqué par une abstention de 50,01 %, la liste menée par le candidat LR Ludovic Fagaut, la maire sortante Les Ecologistes Anne Vignot et la candidate LFI Séverine Véziès ont respectivement remporté 40,13 %, 33,37 % et 10,90 % des suffrages ce dimanche 15 mars 2026.

SensPo : qui se cache derrière l’observatoire qui classe les programmes à Besançon ?

À la suite de notre article publié le 11 mars, puis modifié le 12 mars en raison d’irrégularités constatées dans les informations diffusées sur le site national SensPo, un observatoire politique apparu il y a seulement quelques jours sur la toile, nous avons souhaité approfondir notre enquête sur cet outil si récent et sur la ou les personnes à l’origine de sa création.

Amélie de Montchalin officiellement installée vendredi à la tête de la Cour des comptes

Un peu plus de deux semaines après avoir pris ses fonctions de première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin est officiellement installée vendredi 13 mars 2026 dans ses fonctions lors d'une audience solennelle, en présence d'Emmanuel Macron. Elle succède à l'ex-ministre socialiste et ex-commissaire européen Pierre Moscovici.

Municipales 2026 : les interviews des candidat(e)s à Besançon disponibles en podcast

Les électeurs de Besançon peuvent (re)découvrir les positions et visions des six candidat(e)s aux élections municipales de 2026 grâce à une initiative conjointe de maCommune.info et La Presse Bisontine. Les interviews, initialement réalisées en vidéo, sont également accessibles en libre écoute en format podcast.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.75
partiellement nuageux
le 16/03 à 00h00
Vent
1.79 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
90 %