Législatives : les candidatures closes vendredi soir

Publié le 20/05/2022 - 14:48
Mis à jour le 20/05/2022 - 14:48

Les candidats aux législatives ont jusqu’à ce vendredi 18H00 pour déposer leur déclaration signée et se lancer dans la course à l’Assemblée nationale, dont la majorité sortante est donnée favorite.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Si les principales formations politiques ont déjà publié la liste des investis, des surprises ne sont pas exclues: candidats sans étiquette, dissidences, remplaçants au pied levé ou désistements... L'hypothèse d'une candidature de François Hollande en Corrèze, un temps évoquée, a en revanche été écartée.

La journée est également suspendue à l'annonce du gouvernement de la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne, attendue dans l'après-midi.

Avec cette clôture des candidatures dans les 577 circonscriptions, la campagne officielle va pouvoir démarrer le 30 mai, avant le premier tour du 12 juin.

La déclaration en préfecture doit inclure les nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, domicile et profession du candidat, qui ne peut se présenter que dans une circonscription. Le suppléant, qui peut être appelé à remplacer l'élu au cours de la législature, doit présenter les mêmes informations.

Le ministère de l'Intérieur devrait dévoiler lundi les listes complètes des candidats par circonscription. Il y a cinq ans, ils étaient 7.882 à se présenter aux législatives, soit une moyenne de près de 14 par circonscription et 1.300 de plus que cinq ans auparavant.

Nouveau venu dans le paysage politique français, le parti présidentiel LREM avait alors obtenu la majorité absolue, avec ses alliés du MoDem. Emmanuel Macron, reconduit à l'Elysée pour cinq ans lors de la présidentielle d'avril, espère disposer d'une nouvelle majorité absolue pour mener à bien son programme.

Confédérations et alliances

La majorité présidentielle se présente cette fois-ci sous la forme d'une "confédération" appelée Ensemble !, qui regroupe LREM et ses alliés Agir, le MoDem, le Parti radical et la nouvelle formation de centre-droit Horizons, lancée par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. Elle a investi 556 candidats.

Parmi les circonscriptions non-pourvues, celles des sortants Damien Abad (ex-LR) dans l'Ain, Béatrice Descamps (UDI) dans le Nord ou David Habib (PS) dans les Pyrénées-Atlantiques.

Le député sortant Thierry Solère, d'abord candidat à sa propre succession dans les Hauts-de-Seine, a finalement renoncé à se présenter, alors qu'il est mis en examen dans plusieurs affaires. La sortante MoDem Sandrine Josso (Loire-Atlantique), contestée en interne et en litige avec son ex-assistante, a en revanche été investie in extremis vendredi matin.

Face à la coalition macroniste, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen lance 569 candidats, mais sans accord avec Reconquête !, le parti du polémiste Eric Zemmour (550 candidats), ou Debout la France, celui du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

La gauche, en revanche, part unie. Sous l'égide de Jean-Luc Mélenchon - qui a appelé les Français à l'"élire Premier ministre" -, LFI, le PS, EELV et le PCF se sont rassemblés sous la bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qui a investi 546 candidats.

Quant aux Républicains, laminés lors de la présidentielle, ils comptent notamment sur l'ancrage local de leurs candidats pour éviter un naufrage qui mettrait en péril la survie-même du parti. Pour l'instant, les instituts de sondages créditent Nupes d'environ 28 % des intentions de vote au premier tour, devant la majorité présidentielle (26 %-27 %, dans la marge d'erreur) et le RN (21,5 %-23 %).

Le mode de scrutin, majoritaire à deux tours, donne toutefois un net avantage à LREM et ses alliés en nombre de sièges dans la future assemblée, selon les rares enquêtes d'opinion, même si la fourchette basse est proche des 289 sièges nécessaires pour la majorité absolue. La participation sera l'un des enjeux de ces législatives, après l'abstention record atteinte lors du second tour en 2017 (57,56 %), soit moins d'un électeur sur deux qui s'était rendus aux urnes.

  • Selon un sondage Elabe publié mercredi, seuls 47 % des inscrits se disent pour l'instant "tout à fait certains d'aller voter".

Une faible participation aux législatives de juin aurait un impact sur le scrutin, éliminant pratiquement toute possibilité de triangulaire, les candidats devant recueillir au moins 12,5 % des inscrits, et non des votants, pour se qualifier au second tour.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

150 associations bisontines concertées pour tirer les enseignements de la crise sanitaire 

La Ville de Besançon et son centre communal d’action social signent une convention afin de formaliser les modalités de leur coopération. Après avoir concerté près de 150 associations de décembre 2020 et mai 2021, plusieurs enjeux ont été dégagés. Ils seront présentés au conseil municipal ce 30 juin 2022…

Les postes clés de l’Assemblée

Vice-présidents, questeurs, secrétaires : l'élection à des postes clés à l'Assemblée nationale a tourné au vinaigre mercredi soir entre la gauche et la majorité. Annie Genevard, députée LR de la 5e circonscription du Doubs, et ancienne vice-présidente d el'Assemblée regrette de "n'avoir pu candidater…"

Tarification des transports dans le Grand Besançon : « trop de catégories sociales ont été oubliées » (N. Bodin)

Soumis au vote lors de la dernière assemblée communautaire de Grand Besançon, la question de la nouvelle tarification des transports a fait débat… Accordée pour les demandeurs d’emploi inscrits à pôle emploi, la gratuité totale n’a pas été approuvée pour les collégiens. Nicolas Bodin, à la tête du groupe PS au conseil municipal de Besançon au sein de la majorité de la maire EELV d’Anne vignot, estime que certaines catégories sociales n’ont pas été prises en compte. Il revient sur le sujet dans nos colonnes…

Emmanuel Macron charge Elisabeth Borne de former un « gouvernement d’action »

Dans un entretien à l’AFP ce dimanche 26 juin, Emmanuel Macron assure avoir demandé à la Première ministre, Elisabeth Borne, de lui présenter en fin de semaine prochaine des "propositions" pour "un nouveau gouvernement d’action" qui sera nommé "dans les premiers jours du mois de juillet". Soit, a priori, avant le discours de politique générale de la cheffe du gouvernement devant le Parlement annoncé pour le 5 juillet et l’adoption, le lendemain, du "paquet pouvoir d’achat" en Conseil des ministres.

Offre d'emploi
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 13.77
pluie modérée
le 30/06 à 18h00
Vent
1.46 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
100 %

Sondage