Lettres de menaces contre l’avocate de Leonarda: le « corbeau » confondu par son ADN

Publié le 29/01/2015 - 20:16
Mis à jour le 04/02/2015 - 10:37

Un homme suspecté d'avoir envoyé une trentaine de lettres de menaces à l'avocate de la famille de Leonarda Dibrani, l'adolescente Rom dont l'expulsion de France avait créé une polémique en 2013, a été confondu par son ADN, a indiqué jeudi le parquet de Besançon.

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Il réfute être l’auteur des courriers mais, « pour nous, au terme des investigations, il s’agit bien du corbeau recherché« , a déclaré la procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot. Placé en garde à vue le 4 novembre 2014, le suspect avait été remis en liberté et sera jugé par le tribunal correctionnel de Besançon pour « menaces sur avocat« , à une date qui n’a pas encore été fixée.

En novembre 2013, Me Brigitte Bertin avait reçu 33 lettres identiques, la menaçant de représailles si elle n’abandonnait pas la défense de la famille Dibrani. Trois traces d’ADN appartenant à un habitant du Cantal avaient été retrouvées sur les enveloppes et les timbres par les enquêteurs de la police judiciaire de Besançon, a précisé Mme Roux-Morizot.

L’homme suspecté n’a jamais été condamné, mais avait déjà fait l’objet, lors d’une procédure, d’un prélèvement génétique qui avait été conservé.

Me Brigitte Bertin s’est dite « soulagée » par l’identification du « corbeau » présumé. « Cette personne a pris du temps et de l’énergie pour m’envoyer une trentaine de lettres de menaces. Je pense qu’il faisait une obsession sur ma personne et que cette interpellation a pu éviter le passage à l’acte », a-t-elle estimé.

Pour son conseil, Me Randall Schwerdorffer, la plainte déposée par sa cliente a permis de « réaffirmer la nécessité de préserver la liberté d’expression des avocats et leur liberté d’exercer ».
« Un avocat a le droit de travailler sans être menacé dans une démocratie », a-t-il ajouté.

(Source AFP)

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