Meeting de soutien à Raphaël Glucksmann : "L’Europe est à un moment où elle doit se réveiller" (P. Jouvet)

Publié le 23/04/2024 - 11:31
Mis à jour le 25/04/2024 - 15:34

Le Parti socialiste du Doubs et Place publique Franche-Comté ont organisé une réunion publique lundi 22 avril 2024 à 19h00 salle Proudhon à Besançon afin de soutenir Raphaël Glucksmann, candidat PS aux élections européennes. Environ 130 personnes ont répondu présentes.

Afin de soutenir Raphaël Glucksmann, candidat tête de liste pour le PS aux élections européennes, deux personnalités politiques se sont rendues à Besançon lundi. Il s’agit de Pierre Jouvet, secrétaire générale du PS, candidat n°3 sur la liste pour les élections européennes (menée par Raphaël Glucksmann) et président de Porte Drôme-Ardèche ainsi que d’Aurore Lalucq, co-présidente de Place publique, candidate n°4 sur la liste pour les élections européennes (menée par Raphaël Glucksmann) et députée européenne.

"Cette élection, qui se tiendra le 9 juin prochain, est un événement crucial pour l'avenir de l'Europe. Ce moment sera l'occasion pour nous de partager nos propositions pour une Europe plus forte et plus solidaire, face aux défis que nous rencontrons, notamment la guerre en Ukraine, les crises sociales, agricoles, sanitaires et écologiques", précisaient Place publique et le PS dans un communiqué commun.

Une vision que partage Stéphane Ravacley, ex-boulanger bisontin connu pour s’être battu afin de garder son apprenti en 2022 puis s’être impliqué dans le cadre de l’aide humanitaire apportée à l’Ukraine. Il a été nommé en mars 2023, secrétaire national du parti socialiste. Il est aujourd’hui, 27e sur la liste menée par R. Glucksmann : "Je travaille pour que l’on ait plus de bienveillance en Europe et une certaine qualité de vie que l’on a peut-être plus maintenant. Et cela, afin de battre une extrême droite qui est déjà en place (…) Une autre politique européenne est possible", indique Stéphane Ravacley.

"Réveiller l’Europe"

Pour Pierre Jouvet, secrétaire générale du PS, l’Europe est à "un moment où elle doit se réveiller" : "C’est arrêter la naïveté néo-libérale dans laquelle on vit depuis 30 ans, c’est être capable de retrouver sa souveraineté dans des secteurs-clés comme ceux de l’industrie, c’est se dire que demain, nous ferons de la "préférence d’achat européen" une réalité et une norme", explique Pierre Jouvet.

Un point essentiel pour Aurore Lalucq, eurodéputée, est celui du "rapatriement de la production" en Europe : "Nous sommes sur une histoire particulière ici à Besançon, avec la question de l’horlogerie, celle de la question militaire et celle des mouvements sociaux (NDLR : LIP). L'Union européenne ne peut plus se comporter comme un gentil marché unique qui regarde les entreprises partir en Chine et aux Etats-Unis (…) À travers cette liste, nous avons la volonté d’être cohérents sur les questions géopolitiques, démocratiques, sociales, économiques et environnementales", explique l’eurodéputée qui insiste sur le fait qu’il faut "privilégier la commande publique" pour pouvoir à nouveau "avoir des carnets de commande" : "Il faut rapatrier une partie de la production. La crise du Covid et l’invasion de l’Ukraine ont montré à quel point l'Union européenne était fragile".

Faire barrage au Rassemblement national

"Nous sommes les seuls à pouvoir faire barrage à l’extrême droite", indique Pierre Jouvet lors de la conférence de presse donnée ce lundi avant de poursuivre : "Depuis plusieurs jours, je sillonne cette région et je vois les ravages de l’extrême droite. Elle n’est pas venue de rien. Elle est venue de la désindustrialisation, du rejet de la politique par un certain nombre de nos concitoyens, des inquiétudes pour leur avenir…", précise le candidat qui demande aux électeurs de ne "pas céder aux sirènes populistes de l’extrême droite": "Jordan Bardella était hier en Isère. Il refuse tous les débats, fait des selfies… Mais on ne fait pas tourner un continent avec des selfies", a tenu à préciser Pierre Jouvet. Un constat soutenu par Aurore Lalucq, mais également la présidente de Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, dans une vidéo diffusée lors du meeting lundi soir salle Proudhon à Besançon : "Cette extrême droite, dont le visage nauséabond et haineux, ressort très facilement. Cela a été le cas au conseil régional (NDLR : en référence aux pancartes anti-migrants brandis par les élus RN)", a-t-elle indiqué.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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