Mercosur : Moscovici défend l'accord sur tous les plans

Publié le 04/07/2019 - 10:08
Mis à jour le 04/07/2019 - 10:08

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a estimé jeudi 4 juillet 2019 sur Radio classique que l'accord UE-Mercosur était bon "sur le plan agricole, économique et environnemental", alors que les polémiques s'enchaînent depuis sa signature vendredi dernier.

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© d poirier

Selon M. Moscovici, le nouvel engagement commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) « est plutôt un bon accord parce qu’il oblige les pays sud-américains, notamment le Brésil, à respecter les accords de Paris » sur le climat.

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Interrogé sur la déforestation massive en cours en Amazonie, il a affirmé que l'accord "fait entrer l'édredon dans la valise et oblige M. (Jair) Bolsonaro (le président d'extrême droite du Brésil, ndlr), à respecter les accords de Paris" sur le climat.

Répondant à Nicolas Hulot, selon qui cet accord est "antinomique" avec la lutte contre le réchauffement climatique et le libre-échange en général "à l'origine de toutes les problématiques écologiques", M. Moscovici a estimé que l'ancien ministre écologiste du gouvernement d'Emmanuel Macron exprimait "une opinion", alors que lui parlait "d'une négociation, de faits".

Le commissaire français, encore en fonction jusqu'au 31 octobre, a également défendu le volet purement économique de l'accord, "qui ouvre un marché très important aux Européens, parce qu'il fait économiser des droits de douane par milliards, 4 milliards d'euros, et 800 millions d'euros pour la France, pour elle seule".

Quant à la colère des agriculteurs, il a voulu relativiser l'impact qu'aurait l'importation de 99.000 tonnes de boeuf sud-américain en Europe, qui "représente 0,5% du marché", a-t-il estimé. Mardi dans toute la France, des agriculteurs se sont rassemblés pour dénoncer les profondes "distorsions de concurrence" qu'ils craignent de subir, avec l'importation de denrées agricoles (de boeuf et de sucre notamment) d'Amérique latine produites selon des standards de moindre qualité et à moindre coût.

L'accord doit maintenant être ratifié par le Parlement européen et les parlements nationaux avant d'entrer en vigueur.

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