Nouveaux suicides dans la police : Besançon se mobilise

Publié le 19/04/2019 - 12:55
Mis à jour le 07/05/2019 - 16:03

Une trentaine de fonctionnaires de police s'est réunie ce vendredi 19 avril 2019 devant le commissariat de Besançon. Ils expriment leur solidarité avec la vague de suicides qui touche la profession depuis le début de l'année, dont les deux nouveaux drames de ce jeudi

hommage commissariat
Le personnel du commissariat de la gare d'eau s'est réuni en hommage aux deux nouveaux suicides dans la police ©Maxime C.
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Deux nouveaux suicides de policiers ont eu lieu ce jeudi en France, à Montpellier et Villejuif, portant à 28 le nombre de fonctionnaires s’étant donnés la mort depuis janvier.

En réaction à ces drames, l’intersyndicale de la police a appelé l’ensemble des fonctionnaires du pays à se rassembler ce vendredi à 11h30 pour leur rendre hommage. Ainsi, une trentaine de fonctionnaires s’est réunie devant l’hôtel de police de la gare d’eau l’espace de quelques minutes.

Mobilisés pour les gilets jaunes chaque samedi

Pour un délégué syndical du commissariat de Besançon, il s’agit « d’exprimer notre solidarité envers les collègues » tout en alertant le gouvernement sur ce qui alimente le « mal- être général dans la profession ».

En première ligne, les conditions de travail, « qui se sont véritablement dégradées : déjà, on se plaint du manque d’effectif et on demande plus de salubrité dans nos commissariats depuis longtemps » explique-t-il ; « mais avec le mouvement des gilets jaunes, certains collègues sont mobilisés chaque samedi depuis vingt-trois week-ends, en travaillant tout autant la semaine ».

De héros en zéros ?

A cela s’ajoute un ressenti instable de la population vis-à-vis des policiers : « un jour on est acclamés en héros, comme lors des attentats, et les semaines suivantes on se prend des briques sur la tête, comme ça s’est passé ici » regrette le fonctionnaire.

« Je pense que certains problèmes pourraient être résolus si les effectifs étaient renforcés, et que les heures supplémentaires étaient récupérées » avance-t-il. « Mais j’ai quand même bon espoir : le gouvernement a commencé à remplir les écoles de police. Le problème reste ce délai d’un peu plus d’un an jusqu’à l’arrivée des nouveaux venus » conclut le délégué syndical.

Benoit Desferet : « Chaque affaire est différente »

Benoit Desferet, directeur départemental de la sécurité publique, était également présent à cet hommage, « par solidarité ». Il tient ainsi à montrer que « les chefs de service s’associent à la démarche de l’intersyndicale pour lutter contre ces suicides » , et « s’assurent de renforcer la cohésion entre les membres de la police » afin d’éviter au maximum ces drames.

Il souligne que « chaque affaire a des circonstances différentes, qu’elles soient liées au travail ou à la vie de famille », mais qu’elles posent chacune la question sur « la nécessité d’un plan d’action pour des solutions pérennes. »

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