Portrait de Macron décroché à Besançon: le "gilet jaune" jugé en octobre

Publié le 06/08/2021 - 08:55
Mis à jour le 06/08/2021 - 09:13

 © Capture Facebook  Groupe
© Capture Facebook Groupe "Soutien à la dissidence"

Le "gilet jaune" interpelé mercredi après avoir remplacé à Besançon le portrait d'Emmanuel Macron par un QR code pour protester contre le pass sanitaire, sera jugé le 21 octobre, a indiqué jeudi le parquet.

Déféré à l'issue de sa garde à vue, Stéphane Espic, qui s'était fait connaître pendant le mouvement des "gilets jaunes", a été placé sous contrôle judiciaire pour "vol et dégradation de biens publics" et a interdiction de manifester à Besançon, a précisé le parquet.

Il sera jugé le 21 octobre devant le tribunal correctionnel de Besançon, selon cette même source.

L'un de ses avocats, Me David Libeskind, a dénoncé des accusations "abusives et disproportionnées" et une "arrestation politique", ajoutant que son client est une "personnalité excentrique qui a des revendications politiques" mais "qui n'a pas commis de violences".

Le "gilet jaune" avait été arrêté mercredi à Nancy et placé en garde à vue après avoir décroché lundi un portrait d'Emmanuel Macron dans l'hôtel de ville de Besançon, qu'il avait remplacé par un QR code, selon un communiqué de ses avocats, qui précisait que l'action avait été filmée et mise en ligne sur Facebook.

La vidéo visible sur le groupe "soutien à la dissidence" montre notamment le portrait du chef de l'Etat en train d'être retiré de son cadre et remplacé par la photocopie d'un QR code en forme de doigt d'honneur et portant la mention "non au pass sanitaire!".

"Je ne vois pas en quoi c'est une dégradation", a déclaré Me Libeskind, qualifiant le dossier de "juridiquement faible": "nous devrions obtenir la relaxe sans difficulté".

(AFP)

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