Rappel de reblochon chez Leclerc : sept enfants infectés

Publié le 14/05/2018 - 14:53
Mis à jour le 14/05/2018 - 17:02

Les autorités ont demandé à l’enseigne Leclerc de rappeler du reblochon comportant la bactérie Escherichia coli et dont la consommation a rendu gravement malades sept enfants en bas âge, une contamination dont l’ampleur reste à déterminer.

 ©
©

Sur ces sept enfants, âgés d'un an et demi à trois ans, six ont été hospitalisés. L'un d'entre eux l'était encore vendredi. Les autres sont rentrés chez eux. Ils viennent de plusieurs régions du pays, a précisé à l'AFP Santé publique France.

Les autorités sanitaires ont identifié "sept cas d'infections à Escherichia coli, dont six syndromes hémolytiques et urémiques (complications rénales, ndlr) survenus chez des enfants âgés de un an et demi à 3 ans", indiquent les ministères de la Santé et de l'Agriculture dans un communiqué conjoint.

Plusieurs cas "d'intoxication alimentaire "grave" par la bactérie E. coli 026

"Les investigations menées par les autorités sanitaires ont confirmé un lien épidémiologique entre ces cas et la consommation de reblochons entiers au lait cru de marque Nos régions ont du talent", la marque distributeur de Leclerc, indique le gouvernement.

Les centres E. Leclerc avaient annoncé un peu plus tôt qu'ils procédaient au rappel de ce reblochon AOP, à la suite de "plusieurs cas" d'intoxication alimentaire "grave" par la bactérie E. coli 026.

"Cette bactérie virulente peut entraîner dans la semaine suivant la consommation de l'aliment contaminé des diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements", indique le communiqué ministériel.

Ces symptômes peuvent évoluer (dans 5 % à 8 % des cas), après une semaine environ, vers un syndrome hémolytique et urémique, forme clinique sévère d'une infection à Escherichia coli. "On a commencé à se poser des questions vendredi dernier [4 mai] après le signalement de ces cas", a expliqué à l'AFP une épidémiologiste de Santé publique France, Alexandra Mailles.

"Il y avait une consommation de fromages chez ces enfants, malgré leur jeune âge. Donc on a recontacté dans la semaine les parents pour avoir des détails sur leur alimentation, et on a eu suffisamment d'éléments biologiques pour lier les cas à ce produit", a-t-elle ajouté.

Les enquêtes se poursuivent

Les autorités espèrent en savoir plus sur l'origine de la contamination "dans les heures ou dans les jours qui viennent puisque les enquêtes se poursuivent", a indiqué à l'AFP la direction générale de l'Alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l'Agriculture.

"Santé Publique France continue à analyser les remontées des hospitalisations qu'ils ont. Il pourrait y avoir d'autres enfants qu'on pourra rattacher à cet épisode, on ne peut pas l'exclure", a-t-on ajouté à la DGAL, précisant que l'enquête de traçabilité permettra "éventuellement d'identifier des lots supplémentaires qu'il faudrait considérer comme étant à risques".

Le fromage incriminé est fabriqué par la société Fromagerie Chabert

Compte tenu du "risque quand même assez important" pour la santé du consommateur, les autorités n'ont pas attendu la fin de l'enquête pour communiquer, fait-on valoir à la DGAL.

Les autorités sanitaires rappellent aux personnes ayant consommé les fromages concernés et présentant ce type de symptômes la nécessité de consulter au plus vite leur médecin traitant en mentionnant cette consommation et le lien possible avec la bactérie Escherichia coli.

En l'absence de symptôme dans les 10 jours après la consommation des produits concernés, il est en revanche inutile de s'inquiéter et de consulter un médecin.  Le fromage incriminé est fabriqué par la société Fromagerie Chabert, précise le distributeur.

"Les consommateurs étant en possession de ce produit ne doivent pas le consommer et sont invités à le rapporter dans leur centre E.Leclerc", souligne l'enseigne, précisant qu'un numéro vert a été mis à leur disposition (0800.011.100).

Santé

Octobre Rose : apaisez votre mental et apprivoisez votre stress avec Anne Sallé !

Face aux épreuves, aux charges mentales et aux incertitudes, notre système nerveux est mis à rude épreuve. Pour la troisième étape de notre parcours bien-être d'Octobre Rose, notre coach Anne Sallé livre des clés pour désamorcer le stress et retrouver une paix intérieure.

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.72C°
légère pluie
le 24/10 à 08h00
Vent
5.3 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
81 %

Sondage