Renvoi du procès de pilleurs de pièces gauloises lors de fouilles illégales

Publié le 17/04/2015 - 15:53
Mis à jour le 20/05/2015 - 09:19

Le procès de cinq personnes soupçonnées d'avoir participé à des fouilles archéologiques illégales durant lesquelles un trésor de 2.000 pièces gauloises avait été mis au jour, a été renvoyé au 19 mai devant le tribunal correctionnel de Dijon.

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Les peines encourues vont de 7.500 euros d’amende à 7 ans de prison pour le chef le plus grave de « vol d’une découverte archéologique », selon le tribunal. Ils comparaîtront aussi le 19 mai pour « fouilles clandestines » et « vol de mobilier archéologique ».

L’enquête avait débuté fin 2013 après un signalement de la Direction régionale des Affaires culturelles (Drac) concernant des échanges sur Facebook de personnes qui avaient réalisé « des fouilles archéologiques interdites ». Elles s’étaient mises en relation avec d’autres afin d’arranger « des transactions » sur les biens archéologiques trouvés. Des investigations menées par la Section de recherches (SR) de Dijon et l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), avaient conduit à l’interpellation le 10 mars de six suspects dans toute la France.

« C’est assez inestimable »

Âgés de 25 à 50 ans, ces hommes de professions diverses – marbrier, brocanteur, boucher,…- pour la plupart inconnus des services de police, avaient reconnu les faits, selon le procureur Marie-Christine Tarrare, qui avait relaté les faits lors d’une conférence de presse le 20 mars. Au cours des perquisitions, du matériel de détection de métaux, dont l’un était camouflé par de l’herbe synthétique, et « quelques monnaies » avaient été saisis. Les enquêteurs avaient aussi appris que l’un des suspects avait découvert en 2012, dans un champ à Laignes (Côte-d’Or), « environ 2.000 pièces en argent de monnaie gauloise », qui avaient été revendues à un acheteur. Ce dernier, ainsi qu’un intermédiaire, avaient été interpellés et convoqués à l’audience de ce vendredi pour « recel ». 

Selon le colonel Ludovic Ehrhart, chef de l’OCBC, il n’est « pas fréquent de trouver un trésor de cette qualité et de cette quantité ». « C’est assez inestimable », avait-il alors expliqué, évaluant ces pièces à « plusieurs centaines de milliers d’euros ». Ce trésor correspond à une « émission exceptionnelle de pièces en argent », tandis que les Gaulois utilisaient souvent du bronze pour leur monnaie, a-t-il dit.

(Source : AFP)

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