80 profs déposent les notes du Bac devant le rectorat de Besançon

Publié le 02/07/2019 - 10:15
Mis à jour le 02/07/2019 - 13:51

Protestant contre la réforme Blanquer du lycée, environ 80 professeurs se sont rassemblés devant le rectorat Carnot à besançon et ont décidé ce 2 juillet 2019 de déposer les notes des copies du Baccalauréat au lieu de les saisir par informatique .

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Environ 80 enseignants ayant corrigé les épreuves du baccalauréat ont déposé les bordereaux papier des notes du bac au rectorat Carnot de Besançon. Les profs ont ensuite signé pour savoir quel bordereau appartenait à quel enseignant.

« On a décidé de ne pas rentrer les notes sur le serveur du rectorat et de rendre les bordereaux pour que le rectorat le fasse lui-même » indique Florian Gulli, professeur de philosophie. « On a une revendication toute simple. On veut pouvoir travailler, faire notre travail correctement. Cela fait plusieurs années avec les dégradations des conditions de travail, l’augmentation des élèves par classe que nous ne pouvons plus travailler correctement, il serait peut-être temps qu’ils l’entendent. Et la réforme Blanquer ne va faire qu’accroître le problème… « 

En temps normal, ces notes auraient dû être entrées sur le serveur informatique pour que vendredi, tout soit enregistré et que les notes soient transmises aux élèves.

Mais cette année, plusieurs correcteurs de l’académie « refusent de saisir le poignard tendu par Monsieur Blanquer pour nous faire Hara-Kiri ».  En faisant ainsi, ils montrent encore une fois leur opposition la réforme Blanquer, comme depuis plusieurs semaines déjà, lorsque par exemple ils avaient refusé de surveiller les épreuves.

Que va faire le rectorat ?

Deux solutions : soit le rectorat de Besançon décide de saisir lui-même les notes sur les serveurs, soit il demande à nouveau aux enseignants de le faire eux-mêmes. Une assemblée générale doit se tenir à la mi-journée pour décider quelle position les profs en colère vont adopter en fonction de la décision de l’Académie de Besançon.

D’autres menacent de retenir les copies et les notes

Ce mouvement n’est pas unique en France. Dans le reste de l’hexagone, d’autres correcteurs menacent carrément de retenir les notes et copies du bac.

Selon la plateforme « Bloquons Blanqueur », ils détiendraient 100 000 copies, sur un total de quatre millions. Et voudraient entrer leurs notes jeudi au lieu de mardi, retardant ainsi la date des résultats, prévue vendredi.

Un retard pour les résultats ?

Maintenant, faut-il penser que le rectorat va simplement ramasser les notes devant l’entrée, et les rentrer manuellement ? Il est difficile de l’imaginer. Pour les profs en colère, « l’autorité va tenter de nous intimider », pour que ces correcteurs « dissidents » ne rentrent eux-mêmes les notes des élèves.

« Entendez-nous. Stoppez cette guerre absurde de communication, au service d’une réforme dont personne ne veut. Trop de conséquences sont en jeu. Revenez à la raison » concluent les professeurs en colère.

3 Commentaires

Quand ce monsieur dit que les professeurs veulent que "le rectorat" saisisse lui même les notes, à qui pense t-il ? Le rectorat n'est pas une personne ! La vérité c'est que ce sont les personnels administratifs du rectorat (ceux de la division des examens et concours en particulier, aidés par des collègues du service de la formation) qui ont eu le travail de saisie à faire. Les professeurs en question semblent ignorer que ces personnels ne seront pas payés pour ce travail qu'ils font à la place des enseignants, que les enseignants qui n'ont pas effectué leur travail jusqu'au bout seront eux bien payés (5 euros par copie tout de même), que les personnels administratifs font ce travail de saisie en plus de leur travail habituel et que les heures supplémentaires ne sont pas payées pour ces personnels (contrairement aux heures supplémentaires des enseignants). Tout cela parce que ces personnels administratifs dont bien peu de gens connaissent l'existence ont à coeur de ne pas pénaliser les candidats pour qui cet examen est très important, parce qu'ils ont une conscience professionnelle forte. Leurs conditions de travail sont elles aussi très dégradées avec des suppressions de poste chaque année et pourtant ils ont assumé (sans en être remercié) le travail des enseignants. Ceux-ci en ont ils seulement conscience ? Je ne crois pas ! Accroitre le travail des personnels du rectorat déjà surchargés en cette fin d'année était-il l'objectif ? Les enseignants pensaient ils réellement que c'était le recteur en personne qui allait saisir les notes ? Sont-ils naïfs à ce point ? N'y avait il pas d'autre moyen de manifester leur hostilité à cette réforme ? Les personnels administratifs vous disent bravo et merci Mesdames et Messieurs les enseignants !
Publié le 2 juillet à 14h39 par Gertrude Becart • Membre
Gertrude becart que comprends-tu pas ? Le but embêter le rectorat, le personnel comme tu dis n'a aucune obligation de le faire. Il peuvent rejoindre la cause et ne pas rentrer les notes. Ce que font les professeurs ce n'est pas pour quelques employés mais bel et bien pour les générations à venir, donc je pense qu'on peut se passer de ton commentaire qui préfère défendre le personnel administratif, au lieu des millions d'étudiants. Au vu de ce commentaire que tu mets, on se rend compte que fais justement partie de ce '' personnel administratif ''. Alors sois-tu obéis au loi qu'on t'impose, c'est à dire de rentrer les notes, ou tu rejoins les professeurs. Mais te plaint pas l'enjeu est bien plus grand ! Merci de ta compréhension !
Publié le 2 juillet à 19h27 par Bienaimé Hugo • Membre
Cher Bienaimé Hugo, nous n'avons pas gardé les cochons ensemble, je ne vous permets pas de me tutoyer. Vous semblez visiblement ignorer totalement la réalité du travail des personnels administratifs, alors renseignez vous avant de dire qu'ils peuvent dire non à leur hiérarchie. Vous n'avez visiblement aucune idée de ce que sont les droits et obligations du fonctionnaire. Vous en connaissez il semblerait très bien les droits mais beaucoup moins bien les devoirs (dont fait partie le devoir d'obéissance...) Dans les faits, votre action n'a eu d'autre effet que de générer plus de travail et de stress pour ces personnel dont (eh non) je ne fais pas partie mais que je connais bien. Et je remarque que le fait que VOUS soyez payés 5 euros la copie alors que d'autres ont fait une partie du travail ne soulève aucun commentaire indigné de votre part (étrange...) Je me permets de préciser que le "on le fait pour les générations à venir" me fait bien rire... Moi aussi j'ai des enfants et moi aussi je suis capable de juger la réforme et j'ai le droit de ne pas penser la même chose que vous. Non le monde n'est pas binaire, ce n'est pas "ou tu te tais ou tu rejoins les profs". De plus, il y a bien d'autre manières de manifester sa désapprobation que de prendre les élèves en otage ou de reporter une partie de son travail sur les autres. Mais vu le ton de votre réponse, je pense que la nuance ne fait pas partie de vos qualités, ni même le respect de l'autre et de son droit à s'exprimer (ah ce "on peut se passer de ton commentaire" "Que comprends tu pas" ! Et du votre d'avis, vous croyez qu'on peut s'en passer ? Je souligne d'ailleurs la qualité de votre expression écrite et de votre orthographe honteuses pour un enseignant) Je vous remercie de penser que je n'ai aucune idée des enjeux, vous devriez directement me traiter d'idiote après m'avoir dit qu'on pouvait se passer de mon commentaire. Belle mentalité pour quelqu'un qui est censé éduquer la jeunesse à des valeurs républicaines. Je plains très sincèrement vos élèves... et ne vous étonnez pas après cela de l'image que renvoie le corps enseignant à l'opinion publique. Mais voyez vous, je suis un peu moins obtuse que vous et je sais parfaitement que tous les enseignants ne sont pas comme vous (fort heureusement...) PS : inutile de me répondre, je ne m'abaisserai plus à "discuter" (si tant est que ce soit de la discussion quand on parle avec quelqu'un qui n'est pas capable d'entendre un autre son de cloche que le sien) avec une aussi vilaine personne. Je ne vous salue pas, vous êtes un tout petit monsieur
Publié le 3 juillet à 11h56 par Gertrude Becart • Membre

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