Retraites : cinq ministres et dix organisations patronales et syndicales pour fixer le "cadre" de la concertation

Publié le 17/01/2025 - 08:24
Mis à jour le 17/01/2025 - 08:24

François Bayrou lance vendredi 17 janvier 2025 les concertations sur les retraites avec un premier rendez-vous de "méthode" en présence de quatre ministres et des partenaires sociaux représentatifs, auxquels s'ajouteront côté syndical l'Unsa et côté patronal l'organisation agricole FNSEA.

 © Site internet ministère du Travail de l'Emploi et de l'Insertion
© Site internet ministère du Travail de l'Emploi et de l'Insertion

Cette première réunion, selon Matignon, vise à "fixer le cadre et la  méthode", et les travaux censés durer trois mois ne commenceront que lorsque la mission "flash" confiée à la Cour des comptes sur le financement du système de retraites sera rendue, soit dans "quelques semaines" selon le président de la juridiction Pierre Moscovici.

La réunion de vendredi débutera à 11h au ministère du Travail, place de Fontenoy, dans le 7e arrondissement de Paris. "L'idée c'est d'échanger, de dialoguer et trouver les compromis pour les Français", selon Matignon. Le chef du gouvernement précisera ses "attentes" vis-à-vis des organisations et "les moyens" alloués pour renégocier pendant trois mois la réforme contestée des retraites de 2023.

Le Premier ministre avait annoncé dans sa déclaration de politique générale avoir "choisi de remettre ce sujet (des retraites, NDLR) en chantier avec les partenaires sociaux".

Solidaires et la FSU non conviés

Le chef du gouvernement aura à ses côtés quatre ministres: Eric Lombard (Economie), Catherine Vautrin (Santé et Travail), Laurent Marcangeli (Fonction publique) et Astrid Panosyan-Bouvet (Travail). Côté syndical, viendront la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et l'Unsa, tandis que côté patronal, sont attendus le Medef, la CPME, l'U2P et la FNSEA, a-t-on appris de sources concordantes. Reste que Solidaires et la FSU n'ont pas été conviés par Matignon, au grand dam des syndicats dont la CFDT et la CGT qui sont montées au créneau. "Cette lutte contre la réforme des retraites, on l'a menée à huit, on doit être reçu à huit !", insistait une source à l'issue de l’intersyndicale.

Le Premier ministre doit prononcer un discours introductif, et préciser ses attentes vis-à-vis de cette "délégation permanente" et "les moyens" qui lui seront alloués. Puis chaque participant autour de la table sera invité à s'exprimer, détaille-t-on de source syndicale.

Trois mois pour parvenir à un accord

Ce rendez-vous permettra de préciser "l'organisation", "la composition" et l'annonce à venir de la personnalité qui doit animer ce "conclave", ajoute-t-on de même source. Après quelques couacs d'agenda sur la tenue de cette réunion, elle a finalement été maintenue et devrait durer environ 1H30, selon les parties prenantes aux discussions.

Avant cette grand-messe, les leaders syndicaux se sont retrouvés en visio jeudi après-midi pour "fixer les lignes rouges" de la négociation et décliner chacun sa "stratégie", selon des syndicalistes.

Les partenaires auront trois mois pour parvenir à un accord. En attendant une éventuelle fumée blanche, les salariés et les agents de la fonction publique continueront de solder progressivement leurs retraites comme prévu par la loi d'Elisabeth Borne, jusqu'à l'automne.

(AFP)

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