Froid : SolMiRé dénonce l’inoccupation d’hébergement d’urgence malgré la demande à Besançon

Publié le 11/01/2024 - 15:38
Mis à jour le 11/01/2024 - 18:03

Le 8 janvier 2024, la préfecture du Doubs donnait quelques conseils sur ses réseaux sociaux, dont l’appel au 115 en cas de rencontre avec des personnes sans abri. Pour l’association SolMiRé, appeler le 115 n’est pas gage de trouver une place en hébergement d’urgence et dénonce ”une refus de mise à l’abri malgré les places disponibles”.

Image d'archives - Maison éclusière dans le quartier Tarragnoz à Besançon. © Solmiré
Image d'archives - Maison éclusière dans le quartier Tarragnoz à Besançon. © Solmiré

Suite à la récente chute des températures, le département du Doubs a été placé en vigilance ”grand froid” lundi 8 janvier. Sur les réseaux sociaux, la préfecture conseillait aux habitants du territoire : ”évitez les expositions prolongées au froid et au vent, habillez-vous chaudement” ou encore ”si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté, prévenez le 115”.

SolMiRé affirme que malgré les températures négatives, ”le 115 du Doubs refuse pourtant d’héberger une jeune fille de 15 ans ainsi que d’autres jeunes à la rue”, dans un communiqué du 10 janvier. ”C’est complet, toutes nos structures sont occupées”, telle serait la réponse donnée par les écoutants du 115 aux personnes qui suivent les conseils de la préfecture, selon l’association.

La préfecture affirme qu’ « après vérification, aucune jeune fille de 15 ans n’a été notifiée dans un appel au 115. »

La maison éclusière de Tarragnoz

SolMiRé affirme que la maison éclusière* du quartier Tarragnoz a des places disponibles. ”À l’automne dernier, l’État a financé dans cette maison la création d’une structure d’hébergement d’urgence d’une capacité de 20 places”, souligne l’association. ”Fléchées par le 115, ces places étaient destinées aux mineurs isolés étrangers dont la minorité est contestée et qui se retrouvent à la rue à Besançon. Depuis le 21 décembre 2023, les travaux sont finalisés, les travailleuses sociales sont embauchées, les lits sont prêts, mais restent désespérément vides”, s’insurge SolMiRé.

Elle explique qu’en réponse à cette situation, la préfecture affirme qu’”elle destine ces places en priorité aux jeunes que la mairie de Besançon héberge place de l’Europe”, rapporte SolMiRé qui critique fortement cette gestion de l’hébergement d’urgence qui consisterait à ”reloger des jeunes déjà à l’abri, tout en maintenant de nombreux autres jeunes à la rue.”

L’association martèle : cette politique ”expose les personnes laissées à la rue aux risques climatiques, sanitaires, mais aussi à ceux d’agressions et de viols. Elle témoigne d’une logique bureaucratique qui ne se soucie ni de la protection des populations ni du respect des droits fondamentaux de l’enfant.”

"Préserver leur avenir"

Contactée ce jeudi, la préfecture nous a expliqué avoir déjà donné les informations à SolMiRé concernant la maison éclusière. "Les jeunes hébergés place de l'Europe, doivent au plus vite se rendre à la maison éclusière", nous rapporte-t-elle, "nous sommes dans l'attente." Des procédures doivent se dérouler avant qu'ils ne puissent être héberger dans le quartier de Tarragnoz où ils pourront y rester plusieurs mois. "Il est de la responsabilité de la préfecture du Doubs d'héberger ces jeunes dans cette maison, dès que ce sera possible, afin de les éloigner des points de deal, de les mettre à l'abri pour préserver leur avenir", conclut la préfecture.

*Pour rappel, SolMiRé avait investi illégalement de mars 2021 à août 2022 cette même maison éclusière pour héberger de jeunes migrants parce qu’elle était inoccupée. 

Social

Grève à La Poste au centre-ville de Besançon : “Les factrices et facteurs n’en peuvent plus”

Après quatre jours de grève quotidienne de 59 minutes, de 11 h à 11 h 59, les factrices et facteurs de l'îlot Proudhon de La Poste à Besançon ne comptent pas mettre fin à leur mouvement. Leur objectif reste inchangé : obtenir une rencontre avec la direction afin d'exposer leurs difficultés et leurs revendications. Nous les avons rencontrés vendredi 26 juin.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Deux réalisateurs bisontins portent la voix des enfants placés jusqu’au ministère du Travail et des Solidarités à Paris

Projeté dimanche 21 juin 2026 au ministère du Travail et des Solidarités, le documentaire Des ”K-Soss” comme vous dites, co-réalisé par Alexis Amiotte et Bertrand Vinsu, met en lumière la parole de quatre adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Présenté en présence de professionnels du secteur et de représentants institutionnels, le film s’attache à restituer le vécu des jeunes placés à travers leurs propres témoignages.

Au lycée Germaine Tillion de Montbéliard, les personnels dénoncent une crise durable

Une réunion intitulée ”Présentation du dispositif d’accompagnement du collectif” s’est tenue le 18 juin 2026 au lycée Germaine-Tillion de Montbéliard. Cette rencontre intervenait à la suite de plusieurs événements ayant marqué l’établissement au cours des quatre dernières années, dont les plus récents sont le mouvement lycéen et la grève des enseignants survenus à la fin du mois de mai.

Transport urbain : la CGT dénonce une nouvelle mission confiée aux conducteurs de bus à Besançon

La CGT s’oppose à une nouvelle consigne mise en place par la direction concernant les conducteurs de bus. Selon le syndicat, l’entreprise prévoit de vérifier, à travers des ”clients mystères”, que les conducteurs interpellent les voyageurs qui montent à bord sans valider leur titre de transport.

Refugee Food Festival 2026 à Dijon : quand la gastronomie française s’ouvre au monde…

Du 18 au 20 juin, le Refugee Food Festival revient à Dijon pour sa 7ème édition. Pendant trois jours, des cuisiniers réfugiés et des chefs locaux se rencontrent en cuisine pour imaginer des plats inédits et célébrer une France ouverte. Cette édition est parrainée par la cheffe étoilée Manon Fleury et l'actrice, autrice et réalisatrice Aïssa Maïga. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage