Sécurité à Besançon : des chiffres "alarmants" pour Jacques Grosperrin

Publié le 04/01/2017 - 17:05
Mis à jour le 05/01/2017 - 07:27

Jacques Grosperrin revient sur les derniers chiffres sur les crimes et délits en France, publiés dans le Figaro du 3 janvier 2017. Selon lui, « à Besançon, les chiffres sont alarmants« .

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D’après l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale), les crimes et les délits enregistrés en France, toutes infractions confondues, se sont élevés à 3,7 millions en 2016. En augmentation de 1,36 % en 2 ans, puisqu’ils étaient de 3,68 millions en 2015 et de 3,65 millions en 2014.

Dans le Doubs, le nombre de violences pour 1.000 habitants s’élève à 8,20 (7,82 pour la France métropolitaine). Selon Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs et président du groupe Les Républicains au conseil municipal de Besançon, "les chiffres sont alarmants à Besançon". Il note que "pour les mois de septembre, octobre, novembre 2016, le nombre d’agressions, de cambriolages, d’incendies, de dégradations, de troubles est de 993, en augmentation de 36 % par rapport à la même période en 2015." Et de citer les augmentations qui lui paraissent inquiétantes : "Dans le détail, les agressions ont augmenté de 19%, les incendies de 44%, les troubles de 52% et les dégradations de 95%." Il évoque encore le quartier de Planoise et rapporte que de 2015 à 2016, "les dégradations passent de 44 à 130, les troubles de 58 à 159."

Pour Jacques Grosperrin, l’État d’urgence n’endigue pas la progression des infractions. Rapportant un sondage IFOP, selon lequel "56 % des Français ne font pas confiance au gouvernement pour lutter contre l’insécurité", il rappelle son rôle au maire de la Ville de Besançon qui, en tant que 1er magistrat en charge de la police judiciaire, "doit assurer la sécurité et la tranquillité de ses concitoyens. Malheureusement, je déplore depuis de nombreux mois qu’il ne prend pas la mesure de la gravité de la situation. Il est même dans le déni."

Le président du groupe Les Républicains souhaite davantage de "clairvoyance et d’autorité dans sa ville" notamment en "décidant de faire évoluer les missions des policiers municipaux et de les armer", et "en faisant respecter la loi."

arme police municipale

" Sécurité globale ": Darmanin écarte l’armement obligatoire des polices municipales

Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin a écarté l’hypothèse d’un armement obligatoire des policiers municipaux, une proposition d’un rapport des députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot mais qui n’avait pas été retenue dans leur proposition de loi controversée sur la « sécurité globale ».  Le ministre s’est engagé par ailleurs à élargir l’accès à d’autres fichiers pour les policiers municipaux (contraventions, engins motorisés…). A  Besançon, Force Ouvrière réclame à nouveau l’armement de la police municipale alors que la maire EELV y est opposé.

Municipale 2020 : pour ou contre l’armement de la police municipale ?

VIDEOS • Les candidats à l’élection municipale de Besançon sont-ils pour ou contre l’armement de la police municipale ? Et que proposent-ils pour la sécurité à Planoise ainsi que dans les autres quartiers de Besançon ? Découvrez leurs réponses…

Municipale 2020 à Besançon : K. Bouhassoun ne souhaite pas équiper la police municipale d’armes létales

La question de l’armement de la police municipale est l’un des sujets forts de cette campagne pour l’élection municipale 2020 à Besançon. Si des candidats sont pour l’armement létal des policiers municipaux, Karim Bouhassoun, candidat du mouvement Bisontines-Bisontins, ne l’intègre pas dans son programme sur la sécurité selon un communiqué du 9 décembre 2019.

Municipale 2020 : Ludovic Fagaut souhaite armer la police municipale " par conviction "

Lors de l’inauguration se sa permanence à Besançon samedi 8 décembre 2019, Ludovic Fagaut a dévoilé de nouvelles lignes de son programme en tant que candidat Les Républicains pour l’élection municipale à Besançon en 2020. Parmi elles, l’armement et de le doublement des effectifs de la police municipale…

Armement de la police municipale à Besançon : la CFTC écrit une lettre au ministre de l’Intérieur

Dans une lettre ouverte en date du 17 décembre 2018, Jacques Desoche, président du syndicat CFTC du Doubs, de la Ville de Besançon, du CCAS et de la CAGB, alerte le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner « sur l’urgente nécessité de généraliser le port d’armes à feu pour tous les policiers municipaux de notre pays ».

La question de l’armement de la police municipale à nouveau sur la table à Besançon…

Suite à la fusillade de Strasbourg, L’État a porté le plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ». Ce 13 décembre 2018, Jean-François Longaretti, secrétaire départemental mairie et CAGB Force ouvrière, adresse une lettre à Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, pour lui parler de l’armement de la police municipale.
 

Armement de la police municipale à Besançon  : la note de service qui met le feu aux poudres

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