Armement de la police municipale à Besançon : la CFTC écrit une lettre au ministre de l'Intérieur

Publié le 17/12/2018 - 15:43
Mis à jour le 18/04/2019 - 13:43

Dans une lettre ouverte en date du 17 décembre 2018, Jacques Desoche, président du syndicat CFTC du Doubs, de la Ville de Besançon, du CCAS et de la CAGB, alerte le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner « sur l’urgente nécessité de généraliser le port d’armes à feu pour tous les policiers municipaux de notre pays ».

Lettre ouverte :

"Monsieur le ministre

Le récent attentat terroriste commis à Strasbourg nous rappelle à quel point nous restons fragiles et démunis face à des actes aussi meurtriers qu’imprévisibles.

Si l’heure n’est pas à la polémique, des questions se posent sur les moyens donnés à « toutes » celles et ceux qui portent un uniforme et qui par le fait garantissent l’ordre et la sécurité dans notre pays.

Les policiers municipaux, notamment ceux de Besançon, se sont vus refuser d’être dotés d’armes létales malgré une demande formulée par 96 % d’entre eux.

Au regard de la législation en vigueur, la décision d’accorder cette autorisation revenant  « uniquement » aux maires de chaque ville, le débat fut clos malgré une argumentation solide.

Pourtant, plus que jamais, la France ne peut se priver de forces vives en capacité d’intervenir à tout moment,  et cela sur tout le territoire.

La police municipale (troisième composante des forces de sécurité intérieure avec la gendarmerie et la police nationale) demeure un « acteur » incontournable des villes en termes de proximité, connaissance du terrain, présence quotidienne, et plus précisément prévention, surveillance du bon ordre, de la tranquillité publique, de la sécurité et de la salubrité publique.

Autant dire un champ d’action important qui est proche et complémentaire des fonctions de la police nationale.

Dans le contexte actuel, qui voit le plan « Vigipirate » activé régulièrement, évoluant de vigilance à sécurité renforcée, quand ce n’est pas risque d’attentat voire urgence attentat, les missions des policiers municipaux ne peuvent s’arrêter là où la confrontation à un ou des individus armés commettant ou ayant commis un homicide ou un attentat terroriste est inévitable.

D’autant, Monsieur le Ministre, que le fait pour ces policiers d’être régulièrement primo-intervenants accroit fortement les risques d’une mise en danger de leur vie et l’impossibilité de défendre la vie de nos compatriotes.

Ce courrier, qui se veut citoyen avant tout, a donc vocation à vous alerter sur l’urgente nécessité de généraliser le port d’armes à feu pour tous les policiers municipaux de notre pays.

Recevez, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, l’expression de ma très haute considération.

Jacques Desoche"

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

arme police municipale

« Sécurité globale »: Darmanin écarte l’armement obligatoire des polices municipales

Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin a écarté l’hypothèse d’un armement obligatoire des policiers municipaux, une proposition d’un rapport des députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot mais qui n’avait pas été retenue dans leur proposition de loi controversée sur la « sécurité globale ».  Le ministre s’est engagé par ailleurs à élargir l’accès à d’autres fichiers pour les policiers municipaux (contraventions, engins motorisés…). A  Besançon, Force Ouvrière réclame à nouveau l’armement de la police municipale alors que la maire EELV y est opposé.

Municipale 2020 : pour ou contre l’armement de la police municipale ?

VIDEOS • Les candidats à l’élection municipale de Besançon sont-ils pour ou contre l’armement de la police municipale ? Et que proposent-ils pour la sécurité à Planoise ainsi que dans les autres quartiers de Besançon ? Découvrez leurs réponses…

Municipale 2020 à Besançon : K. Bouhassoun ne souhaite pas équiper la police municipale d’armes létales

La question de l’armement de la police municipale est l’un des sujets forts de cette campagne pour l’élection municipale 2020 à Besançon. Si des candidats sont pour l’armement létal des policiers municipaux, Karim Bouhassoun, candidat du mouvement Bisontines-Bisontins, ne l’intègre pas dans son programme sur la sécurité selon un communiqué du 9 décembre 2019.

Municipale 2020 : Ludovic Fagaut souhaite armer la police municipale « par conviction »

Lors de l’inauguration se sa permanence à Besançon samedi 8 décembre 2019, Ludovic Fagaut a dévoilé de nouvelles lignes de son programme en tant que candidat Les Républicains pour l’élection municipale à Besançon en 2020. Parmi elles, l’armement et de le doublement des effectifs de la police municipale…

La question de l’armement de la police municipale à nouveau sur la table à Besançon…

Suite à la fusillade de Strasbourg, L’État a porté le plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ». Ce 13 décembre 2018, Jean-François Longaretti, secrétaire départemental mairie et CAGB Force ouvrière, adresse une lettre à Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, pour lui parler de l’armement de la police municipale.
 

Armement de la police municipale à Besançon  : la note de service qui met le feu aux poudres

Une note de service de la direction générale des services de la Ville rappelant les règles de sécurité aux policiers municipaux vient de relancer le débat de l’armement de la police municipale de Besançon. L’élu d’opposition Jacques Grosperrin (LR) estime que la police municipale n’est plus en mesure de protéger les Bisontins. Le syndicat CFTC Unsa a lancé un appel à la grève pour le lundi 29 octobre.

Armer la police municipale : Jacques Grosperrin estime que  le maire de Besançon « ne peut plus reculer »

Ce samedi 6 octobre 2018, des policiers municipaux sont intervenus dans le quartier Planoise suite à un coup de feu. Pour le président du groupe LR  au conseil municipal de Besançon, le maire En Marche  « ne peut plus reculer » et indique que « le port d’armes à feu est une revendication de 95 % des policiers municipaux de Besançon ».

Société

Canicule : les déchetteries du Sybert adaptent leurs horaires d’ouverture

Les épisodes de fortes chaleurs se multiplient. Pour le confort des usagers et la sécurité de son personnel, le Sybert informe qu'il adaptera les horaires d’ouverture des déchetteries en fonction des alertes Météo France liées aux épisodes caniculaires. Ce sera la cas ce mercredi 3 et jeudi 4 août 2022. 

Don du sang : l’EFS appelle la population à se mobiliser, une « urgence vitale »

L’EFS publie pour la seconde fois de son histoire, et ce à moins de 6 mois d’intervalle, un bulletin d’urgence vitale. Le niveau des réserves de sang de la France est historiquement bas, une situation critique qui pourrait se révéler dangereuse à court terme pour soigner les patients, selon un communiqué fin juin dernier.

Dernière ligne droite du programme « Plantons des haies ! » en Bourgogne Franche-Comté 

"Plantons des haies !", programme du plan France Relance engagé par l’État, entre dans sa dernière ligne droite cet été 2022. Ce programme du gouvernement soutient financièrement et administrativement les plantations en terres agricoles depuis juillet 2021. Les structures d’appui retenues pour faire partie du programme accompagnent techniquement les bénéficiaires dans la plantation des haies et d’arbres en intraparcellaires.

Bouchons sur l’autoroute des vacances : comment occuper les enfants dans la voiture ?

Bison Futé annoncé un samedi 30 juillet « noir » sur les routes en raison du fameux chassé-croisé entre les juilletistes et les aoûtiens. Il va falloir s’armer de patience dans les bouchons, ce qui n’est loin d’être facile… surtout quand on a des enfants à l’arrière impatients. Voici quelques conseils pour les occuper.

Protoxyde d’azote à Besançon : près de 1.500 cartouches retrouvées sur la voie publique en 7 mois 

Le protoxyde d’azote, mieux connu sous les noms de « gaz hilarant », « proto » ou « ballon », est de plus en plus consommé par les jeunes affirme la Ville de Besançon dans un communiqué ce jeudi. Entre janvier et juillet 2022, 1.460 cartouches ont été collectées par les services de nettoyage.

Besançon : souffrant d’un cancer, un artiste intermittent du spectacle se retrouve dans une faille juridique, sans aucun revenu

Stéphane M., un Bisontin de 47 ans, père de famille, artiste musicien au régime de l’intermittence du spectacle, vit depuis le mois d’avril dernier avec 0€ de revenu. En octobre 2021, les médecins lui diagnostiquent un cancer ce qui l’empêche d’exercer sa profession. Suite aux mesures sanitaires contre la Covid-19, une faille juridique ne lui permet plus de bénéficier d’indemnité. Nous l’avons rencontré dans sa chambre d’hôpital à Besançon mardi 26 juillet.

Offre d'emploi
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 17.91
légère pluie
le 14/08 à 9h00
Vent
4.92 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
59 %

Sondage