Suisse : la peine du généticien français Laurent Ségalat réduite à 14 ans

Publié le 02/05/2014 - 08:48
Mis à jour le 02/05/2014 - 11:26

Un tribunal suisse a réduit de 16 à 14 ans la peine de prison infligée au généticien français Laurent Ségalat, coupable du meurtre de sa belle-mère en janvier 2010, a-t-on appris jeudi 1er mai 2014 auprès de son avocat. La Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a ainsi suivi la décision du Tribunal fédéral, la plus haute instance juridique suisse. 

 ©
©

Ce dernier avait, en octobre dernier, reconnu définitivement coupable le généticien, mais jugé qu'une condamnation à 16 ans de prison prononcée lors d'un précédent jugement était trop lourde, et que la peine adéquate se situait plutôt dans une fourchette comprise entre 10 et 15 ans. L'affaire avait donc été renvoyée devant la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois.

"Nous avons reçu la semaine dernière la décision rendue début avril par la Cour d'appel pénale", a indiqué à l'agence suisse ATS Me Stefan Disch, avocat de Laurent Ségalat. Un recours contre cette décision devant le Tribunal fédéral est possible dans les 30 jours. "Ce n'est pas exclu", a ajouté le conseil, qui a transmis l'information à son client qui habite en France.

Le chercheur, qui a toujours clamé son innocence, a découvert en janvier 2010 le corps ensanglantée de sa belle-mère, Catherine Ségalat, gisant au pied d'un escalier dans la maison paternelle. Le généticien avait été acquitté en première instance, au bénéfice du doute. Il était alors rentré en France, à Thonon-les-Bains, de l'autre côté du lac Léman.

Le Tribunal fédéral suisse a cependant estimé qu'il n'y avait aucune preuve de l'intervention d'un tiers. Au contraire, selon le Tribunal fédéral, de nombreux indices permettent d'établir un lien entre Laurent Ségalat et les lésions subies par sa belle-mère. M. Ségalat ne peut pas être extradé. Mais, après le jugement définitif, l'Office fédéral de la justice suisse pourrait demander que la peine de prison soit purgée en France, au cas où Laurent Ségalat refuserait de la purger en Suisse.

(Source : AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Péchier, “un tueur en série” avec une clinique pour “terrain de jeu” selon la cour

Frédéric Péchier, condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, s'est comporté comme "un tueur en série" avec pour "terrain de jeu" la clinique de Besançon où il exerçait comme anesthésiste, selon les motivations de la cour récupérées mardi 23 décembre 2025 par l'AFP.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.13
couvert
le 13/01 à 21h00
Vent
2.05 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
75 %