Une quinzaine d'enfants et leurs parents réfugiés accueillis dans un amphithéâtre de la fac de lettres

Publié le 15/03/2017 - 11:32
Mis à jour le 16/03/2017 - 07:19

Lundi 13 mars 2017, des militants du collectif Sol-Mi-Ré (solidaire migrant-e-s et réfugié-e-s) de Besançon ont installé une trentaine d'enfants et leurs parents dans l'amphithéâtre "Petit" de la faculté des Lettres au centre-ville. 

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Des familles réfugiées accueillies à la faculté de lettres de Besançon ©Le Libertaire Bisontin - https://lelibertairebisontin.wordpress.com/
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Depuis lundi soir, cinq familles originaires d’Albanie et de Bosnie, dont des enfants âgés de 6 mois à 8 ans, se sont installées avec des matelas et leurs affaires dans l’amphithéâtre Jacques Petit de la faculté de lettre de l’université de Franche-Comté, a constaté mercredi une journaliste de l’AFP. Elles dormaient auparavant dans des tentes installées à un carrefour devant le commissariat et la préfecture de Besançon, faute de place dans les structures d’accueil, selon le Collectif solidarité migrants réfugiés.

« Elles ont toutes entamé une procédure de demande d’asile »

« Lundi soir à 20H00, il faisait froid et les membres du collectif qui se trouvaient avec ces familles se sont demandés où, à cette heure, trouver un endroit ouvert et chauffé. Et il y avait la fac », raconte Quentin Pardonnet, qui aide ces familles. Ces personnes « ne partiront pas tant que la préfecture ne leur proposera pas de solution d’hébergement », a affirmé à l’AFP Odeline Lagier, membre du Collectif solidarité migrants réfugiés. « Elles ont toutes entamé une procédure de demande d’asile, certaines dans le cadre de la procédure de Dublin, et doivent donc avoir une prise en charge sociale et au niveau de l’hébergement par la préfecture », ajoute-t-elle.

 « Cet amphithéâtre n’est pas un endroit digne pour héberger des familles »

L’université de Franche-Comté, pour qui « cet amphithéâtre n’est pas un endroit digne pour héberger des familles », a indiqué « chercher une solution d’hébergement décente pour ces personnes ».

Odeline Lagier dénonce la fermeture d’un hébergement d’urgence qui se trouvait dans l’ancien hôpital Saint-Jacques de Besançon, désormais inoccupé, et demande l’ouverture d’un autre lieu pour accueillir les migrants. Selon elle, cinq autres familles de migrants, dont sept enfants, sont également sans logement à Besançon. Des recours pour demander l’hébergement d’urgence de celle-ci ont été déposés devant le tribunal administratif de Besançon qui les examinera vendredi.

Les militants du collectif Sol-Mi-Ré invitent les citoyens à « passer apporter votre soutien, du réconfort, des jeux pour enfants, mais aussi de la nourriture, des produits d’hygiène pour bébé et femmes… » 

(Source : AFP et Le Libertaire Bisontin)

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