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Tous les sites des ARS de Bourgogne et de Franche-Comté sont maintenus

©ARS - cliquez sur l'image pour agrandir

L’Agence Régionale de Santé (ARS) Bourgogne Franche-Comté a été officiellement lancée lundi 18 janvier 2016 à Besançon, l’un des deux sites d’implantation majeurs de l’Agence, dont le siège est à Dijon. Elus, représentants des professionnels de santé, établissements et services sanitaires et médico-sociaux : près de 300 partenaires étaient invités à par le directeur général de l’Agence, Christophe Lannelongue. L’occasion de dévoiler le nouvel organigramme et de présenter les équipes. 

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Ces équipes se répartissent dans trois directions correspondant au cœur des métiers de l’agence : la santé publique, l’organisation des soins et l’autonomie (prise en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap).

Deux autres directions exercent des fonctions de pilotage de l’agence : une direction de la stratégie dédiée notamment à la e-santé, la statistique et la démocratie en santé et une direction de l’animation territoriale qui traduit la volonté forte de l’ARS de donner toute leur dimension aux territoires de Bourgogne Franche-Comté. 

Certains projets prioritaires (personnes âgées, cancérologie, santé mentale) font l’objet d’une conduite en mode projet rattachée directement à la direction générale. 

La nouvelle ARS compte également des directions dédiées à l’inspection, contrôle, audit et une direction de la communication.

Les fonctions dites supports sont organisées au sein d’une direction des ressources humaines et des moyens, d’une direction financière et d’une mission de pilotage financier qui suit les engagements liés au Fonds d’Intervention Régional (FIR), dont le montant 2016 devrait s’établir autour de 150 millions d’euros.

L’ARS Bourgogne Franche-Comté, qui compte près de 500 collaborateurs, maille l’ensemble de la grande région avec huit implantations territoriales : le siège à Dijon, le deuxième site majeur à Besançon et les délégations territoriales d’Auxerre (Yonne), Belfort (Territoire de Belfort), Lons-le-Saunier (Jura), Mâcon (Saône-et-Loire), Nevers (Nièvre), Vesoul (Haute- Saône). L’ensemble des sites des ARS de Bourgogne et de Franche-Comté sont donc maintenus. La nouvelle agence s’est engagée à garantir une répartition équilibrée des effectifs entre Besançon et Dijon, le premier site accueillant 32% de ces effectifs et le siège à Dijon, 38%.

Un projet d’agence pour feuille de route

La démarche de rapprochement qui a été entamée dès le début 2015 s’est exprimée dans un travail de co-construction progressif qui se traduit d’ores et déjà dans un projet d’agence 2016-2017 en cours de finalisation. Ce document fondateur propose de mettre en œuvre quatre orientations "stratégiques fortes" :

  • Faire le choix de la prévention et agir fortement sur tout ce qui a une influence sur la santé ;
  • Organiser les soins autour des patients et en garantir l’égal accès à travers l’approche parcours;
  • Approfondir la démocratie en santé ;
  • Maîtriser les coûts et développer l’efficience.

Ces orientations se déclinent dans des projets prioritaires et s’articulent autour de parcours de santé et de vie.

Vieillissement, maladies chroniques, démographie médicale : 3 défis à relever

La Bourgogne Franche-Comté présente aujourd’hui une pyramide des âges assez similaire à celle de la population métropolitaine, avec un taux de personnes âgées de plus de 75 ans autour de 10%. Mais les projections à horizon 2030 annoncent un vieillissement important de la population. Même si l’entrée en dépendance devrait continuer à reculer, le nombre de personnes en perte d’autonomie va augmenter sensiblement. Ce vieillissement constitue un enjeu majeur parce qu’il s’accompagne d’une prévalence accrue des maladies chroniques.

La dépense de santé

La dépense de santé, qui s’élève à près de 8 milliards d’euros (2014) soit un peu plus de 4,3% de la dépense totale, a augmenté de plus de 3% entre 2013 et 2014, au même rythme que la moyenne nationale (+ 2,98%) et donc à un rythme sensiblement plus élevé que le Produit Intérieur Brut (PIB).

La nouvelle région connaît une densité en professionnels de santé inférieure, voire très inférieure, suivant la profession, à la moyenne nationale, et en particulier pour les médecins spécialistes.

Le taux d’équipement en lits et places sanitaires s’inscrit dans la moyenne nationale. 

En chiffres :

  • Espérance de vie : 78 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes (proche de la moyenne nationale).
  • Taux de personnes âgées de plus de 75 ans : 10%
  • Densité de professionnels de santé inférieure à la moyenne nationale : Exemple : 145/146 000 médecins spécialistes par habitant, contre 183 pour 100 000 habitants en France métropolitaine. 

Des projets prioritaires

Développement de la télémédecine, qualité de la prise en charge du cancer, équipes médicales reconnues dans les centres hospitaliers, notamment aux CHU de Besançon et de Dijon, mais aussi en médecine ambulatoire... La grande région a une longueur d’avance dans de nombreux domaines. Tournée vers l’innovation (Territoire de Soins Numérique, Parcours de Santé des Aînés...), elle est la région où l’organisation des soins de proximité a été la plus développée : ainsi par exemple la Bourgogne Franche-Comté est la première des régions de France en termes de nombre de maisons de santé pluri-professionnelles (près de 80) et de pôles de santé. Grâce à des efforts d’investissement, les hôpitaux de la région ont été profondément rénovés.

Les projets :

  • Le plan régional santé environnement 3 qui sera mis en en œuvre mi-2017 pour 5 ans. Une mobilisation des acteurs publics pour améliorer la santé au regard des risques environnementaux.
  • Le renforcement des soins de proximité, en application des mesures nationales pour lutter contre les déserts médicaux à travers le Pacte Territoire Santé.
  • Le plan pour l’efficience et la performance du système de santé (PEPSS). Objectifs : réussir le "virage ambulatoire", maîtriser le coût des médicaments et améliorer le bon usage des soins. Des actions ciblées sont notamment prévues dans les domaines de l’accès aux soins urgents et les transports sanitaires et dans le cadre de la politique régionale du médicament.
  • Les coopérations hospitalières à travers la constitution de CHT/GHT (communautés hospitalières de territoires/groupements hospitaliers de territoire) : la promotion d’une meilleure organisation des filières de soins en tenant compte des difficultés liées à la démographie médicale dans différentes spécialités.
  • La mise en œuvre du Plan autisme et du rapport "Zéro sans solution" : une volonté forte d’apporter des réponses adaptées en termes d’accès aux soins, d’orientations sans délais, de professionnalisation des prises en charge des personnes en situation de handicap.
  • Le développement de la "e-sant", pour l’inscrire durablement dans les pratiques professionnelles et l’offre de soins, sur la base des expériences qui ont déjà fait leurs preuves : télémédecine, expérimentations nationales et en particulier le projet E-TICSS, (Territoire de Soins Numérique).
  • Le schéma régional des ressources humaines en santé, pour mieux adapter les emplois et les compétences médicales et paramédicales aux évolutions des métiers et des besoins.
  • L’amélioration des parcours de santé, pour structurer une démarche d’accompagnement des patients mieux organisée.
  • Les addictions : un diagnostic détaillé de l’offre sanitaire et médico-sociale doit permettre de définir un nouveau programme régional
  • Le plan maladies neuro-dégénératives
  • Objectif : décliner sur l’ensemble du nouveau territoire régional des mesures opérationnelles du plan national 2014-2019 pour contribuer à l’accessibilité au diagnostic, à un accompagnement et à des soins de qualité, tout au long de la vie.
  • Les contrats territoriaux de santé (CTS), dans la droite ligne des contrats locaux de santé (CLS), pour décliner la politique régionale en tenant compte des spécificités locales.
  • Un contrat pluriannuel Etat /ARS Bourgogne Franche-Comté qui tiendra compte des spécificités territoriales et des objectifs nationaux.
  • La dynamique de la participation citoyenne pour animer la démocratie en santé et promouvoir les droits individuels et collectifs des usagers. 

L’amélioration des parcours de santé

L’approche "parcours" vise à mieux organiser l’accompagnement des patients en articulant prévention, soins de ville, champs sanitaire et médico-social.

Douze parcours mobilisent les équipes de l’ARS Bourgogne Franche-Comté :

  1. Cancers. Ils représentent un tiers des décès en Bourgogne Franche-Comté. Le parcours vise à gommer les inégalités territoriales d’accès à la prévention, au dépistage, aux soins et à la qualité de vie après cancer.
  2. Personnes âgées. Enjeux : mettre en synergie actions de prévention et de soin, améliorer l’articulation ville/hôpital pour retarder la perte d’autonomie, en s’appuyant sur des systèmes d’information performants.
  3. Santé mentale. Sous l’angle double de la souffrance psychique et des troubles mentaux, il s’agit de prévenir les situations de crise et les hospitalisations, et de faciliter l’insertion sociale et professionnelle.
  4. Précarité-vulnérabilité. Objectif : faciliter le recours aux dispositifs existants en impliquant les acteurs sociaux et en assurant la coordination des politiques publiques menées sur cette problématique.
  5. Personnes en situation de handicap et rapport "Zéro sans solution". Ce parcours recouvre tous les types de handicaps et doit aborder les problématiques d’orientation, de prise en charge médico-sociale et d’accès aux soins.
  6. Troubles nutritionnels. 15% de la population adulte de la Bourgogne Franche- Comté est concernée par l’obésité. Objectifs du parcours : prévention précoce et qualité de la prise en charge médicale ou chirurgicale.
  7. Diabète. Chaque année en Bourgogne Franche-Comté, 2 000 décès sont liés au diabète, une épidémie encore trop souvent silencieuse qui requiert une meilleure coordination globale.
  8. Maladies cardio-vasculaires. L’Agence poursuit sa mobilisation, en particulier pour éviter les ré-hospitalisations nombreuses dans l’année suivant une prise en charge pour insuffisance cardiaque.
  9. Neurologie- AVC. La grande région s’attachera à pérenniser ses succès dans la prise en charge des patients victimes d’un AVC (accident vasculaire cérébral): coopérations, télé-AVC, formation, prise en charge de l’urgence...
  10. Maternité et parentalité. L’Agence organise une prise en charge globale et continue de la femme enceinte et de son enfant. L’éducation à la sexualité, la contraception, l’accès à l’IVG s’inscrivent aussi dans ce parcours.
  11. Petite enfance et enfance. Enjeu : unir les moyens des différentes structures pour permettre un diagnostic rapide de pathologies de la petite enfance et de l’enfance, jusqu’à 8 ou 10 ans.
  12. Adolescents et jeunes adultes. L’ARS Bourgogne Franche-Comté encourage les jeunes à devenir acteurs de leur propre santé en favorisant la communication autour des addictions, de l’alimentation, de la sexualité, de la contraception... 

(Communiqué)

Alexane

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