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Mercredi, 8 février 2012

Un historien vole au secours de Jean-Marie Bressand

François Marcot ©carvy
Le rapport d’un spécialiste de la période estime « dépourvues de fondement historique » les accusations émises à l’encontre de Jean-Marie Bressand par Jean-Philippe Allenbach qui a mis en cause le passé de résistant de l’homme âgé aujourd’hui de 90 ans.

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La polémique lancée en 2008 est-elle clause ? En tout cas l’avis de l’historien François Marcot qui, dans un rapport demandé par le maire de Besançon et relayé par L’Est Républicain disculpe Jean-Marie Bressand, met à mal la thèse de Jean-Philippe Allenbach qui dénie la qualité de résistant à ce dernier dans la période allant d’août 1940 à avril 1990.
 
D’ailleurs le Musée de la Résistance de Besançon, saisi d'un doute, avait retiré d’une vitrine des éléments concernant Jean-Marie Bressand. Maintenant que le rapport Marcot souligne que « M. Allenbach n’apporte aucun document nouveau à l’appui de ses violentes accusations », ces documents vont-ils être remis en place ? A suivre…
 
En attendant, les archives de ses oncles sur lesquelles Jean-Philippe Allenbach appuie ses doutes ne seraient, selon l’historien, que « des jugements de valeurs passionnés ». Archives que leur neveu n’aurait d’ailleurs pas déposées contrairement à ce qu’il avait promis à plusieurs reprises.
redaction

Commentaires(Total 15 commentaires)

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Dans cette affaire, nous pouvons constater que les historiens officiels sont bien timorés. La collaboration n'est jamais loin. Bressand était sans doute la victime de son éducation, mais avais le sens de l'honneur.Il c'est d'ailleurs bien repris. Son cas est loin d'être isolé et se reproduirait. Allenbach lui ne s'embarrasse pas de comprendre...pourvu qu'on parle de lui. Il est vrai qu'il a l'occasion de démontrer par ses oncles ses origines régionales. Il est certain que si celui ci avait d'autres preuves, il les aurait déjà produites. Ce chantage, visiblement embarrasse...c'est ce qu'il cherche...mais la vérité empreinte parfois des moyens diffamatoires pour mettre en évidence les comportements nauséabonds de certains.
C'est bien ce que je vous disais : c'est APRES l'arrivée des Allemands que JMB a été nommé Directeur du Casino, lieu de réunions et de propagande nazie, et non pas AVANT, comme vous le disiez dans votre billet précédent. D'où à nouveau ma question : pourquoi le panneau du musée dit-il aux visiteurs que JMB a été nommé Directeur du Casino en avril 41, sur ordre des services secrets français afin de pouvoir infiltrer les Allemands, alors qu'en réalité il avait été nommé à cette fonction 8 mois plus tôt, à l'été 40 et de sa propre initiative puisqu'alors il ne dépendait d'aucun service secret français ? Comment le musée qui connaît parfaitement bien cette vérité a-t-il pu délibérément postdater la date d'entrée de JMB au service des Allemands en la datant d avril 41 au lieu de l'été 40? Autant de questions que je pose depuis un an et restées sans réponse du musée ! Quant aux combats de JMB auprès de Franco avant la guerre, puis son exil en Amérique du Sud dès la Libération, là encore se pose la question de savoir pourquoi le musée qui est parfaitement au courant de ces faits a choisi de les dissimuler aux visiteurs alors qu'ils ne sont quand même pas banaux ? Autre question restée sans réponse du musée...
@JP Allenbach: Désolé, mais je ne peux pas vous laissez plus longtemps raconté n'importe quoi au sujet de Bressand et Franco ! Vous allez beaucoup trop loin dans les raccourcis, ça ne vous ferait effectivement pas de mal de vous prendre un procès pour diffamation... Alors, remettons les choses au point, Jean-Marie Bressand est effectivement parti à un moment rejoindre les légions de Franco, et, croyez-le ou non, il n'en est pas fier, mais c'est ce qu'on appelle communément une erreur de jeunesse puisqu'il était à ce moment-là âgé d'à peine 16/17 ans. Issu d'une famille très religieuse, il croit au départ partir combattre le "frente popular" coupable d'exactions anti-religieuse, justement... Il passe donc 9 mois de désillusion dans la légion à faire des exercices et à subir les abus d'autorité dont font preuve les repris de justice qui la peuple. Il DÉSERTE pour rejoindre la France et revient chez lui, il faut bien le dire, la queue entre les jambes (9 mois plus tard et non 3 ans plus tard comme vous le sous-entendez sournoisement)... Par la suite, quand la guerre éclate, Bressand a 20 ans et il est appelé à faire son service militaire. Il le débutera à Dijon pour le terminer à l'Ecole d'Artillerie de Fontainebleau, d'où il désertera lors de la débâcle de 1940 pour éviter d'aller apprendre à marcher au pas de l'oie dans les jeunesse Pétainistes... C'est alors qu'il revient à Besançon et qu'une vieille connaissance, Mme Fallet, dont le mari, prisonnier de guerre, était le directeur du cinéma Casino, lui offre de reprendre le poste. Donc, s'il vous plait M. Allenbach, arrêtez de dire que Bressand combattait au coté de Franco avant de revenir à Besançon, à l'évidence vous ne maîtrisez pas du tout votre sujet ! Ce que votre remarque finale vient démontrer, puisque si vos seules références en matière de recherches historique émanent de google, vous affirmations ne sont plus seulement discutables, mais aussi d'une nullité crasse.
Pour ceux qui ont oublié l'ultimatum du mois d'août dernier : http://tinyurl.com/mkxko4 Toujours intéressant de mettre les choses en perspective.
Si vous avez des documents, vous auriez du les déposer depuis longtemps ! Mais maintenant vos pitreries permanentes ont permis de mieux vous cerner : vous ne cherchez qu' à remettre en permanence en cause notre histoire ! Alors, restez chez vous et laissez nous tranquille ! Je préfère encore Vauban et Louis XIV que vous, l' amuseur qui n' amuse plus !
Si vous trouvez stupide et sans intérêt le débat engagé par ce billet, ce qui est votre droit, alors n'y participez pas.
Et bien restez y, on ne s' en portera pas plus mal ! Je suis lasse de vos polémiques stupides ("stupide" pour ne pas être méchant) et sans intérêt !
@Clovis: ne vous faites pas de souci car je n'ai pas,tout au moins pour l'instant, l'intention de revenir en France me trouvant très bien dans cette région, parmi les plus dynamiques, du million de Français qui vivent à l'étranger.
@nakadai : Tout le problème est précisément qu’il y a une différence entre ce que dit JMB dans ses mémoires et la réalité des choses. Pour preuve le fameux cartel relatif au « trou du souffleur », exploit relaté par JMB dans ses mémoires, lequel a été retiré l’an dernier du musée en raison de son absence de crédibilité ( et ce après avoir été présenté, pendant 15 ans, aux visiteurs comme un fait réel !). Concernant le poste de Directeur du Soldatenkino à Besançon qu’occupait JMB, il est inexact de dire que les Allemands se sont contentés de le laisser à un poste qu’il occupait déjà. JMB reconnaît en effet lui-même qu’il a été nommé à ce poste ainsi que celui de chauffeur officiel des officiers allemands pour la première fois à l’été 40 cad à l’arrivée des Allemands à Besançon et pas avant. Auparavant, le Directeur du cinéma Casino était une toute autre personne, prisonnier de guerre en Allemagne et dont JMB prit la succession dans de telles conditions, selon les archives de mes oncles, qu’il est du même coup particulièrement délicat de les rendre publiques. De toutes façons lorsque les Allemands sont arrivés à Besançon en juin 40, JMB n’était pas à Besançon qu’il avait quittée depuis longtemps afin d' aller combattre en Espagne aux côtés de Franco. Enfin le cartel du musée indique bien et je le cite, : « Le réseau Casino sera appelé par les grands chefs de service de renseignements alliés : le plus gros fournisseur de documents de toute la guerre », ce qui est à l’évidence une ineptie complète vu qu’aucun grand historien de la 2ème guerre a jamais parlé du réseau Casino. Je vous invite d’ailleurs à faire une recherche google sur le « réseau Casino »….
Je ne remarque qu' une chose dans cette histoire : que sieur allenbach passe son temps à faire des polémiques inutiles avec sa régio-nationalisme et n' apporte quoi que se soit au développement de la région . Qu' il reste en Suisse et on se portera pas plus mal.
@gaucher: M. Bressand n'était pas seul dans le trou du souffleur, il avait embarqué avec lui l'opérateur du cinéma casino pour lui faire la traduction, un certain Gasparovic (si ma mémoire est bonne), qui était d'origine yougoslave et germanophone... (je n'invente rien, tout ceci est présent dans les mémoires de JM Bressand) @M. Allenbach: au sujet de vos questions posées au Maire, deux d'entre elles trouvent leurs réponses dans les mémoires de JM Bressand, à savoir, Bressand ne s'engage pas spontanément comme chauffeur pour les allemands, mais est directeur du cinéma Casino avant que l'armée d'occupation n'annexe l'établissement (le grand hotel des bains, les thermes, le casino ainsi que le cinéma attenant). Les allemands lui laissent son poste (d'où la carte "Direktor...") et le réquisitionne également pour être chauffeur de temps à autre. Quant à l'appellation "plus gros fournisseur de documents..." non seulement l'article utilisé est "L'UN" et pas "LE plus gros etc", mais qui plus est, des papiers on ne peut plus officiel en attestent ! Quand je lis toutes vos questions présentant vos doutes, j'ai quand même la très nette impression que vous n'avez pas bien compris ce qu'est le renseignement, l'espionnage, en quoi consiste l'infiltration et la traque d'informations...
Concernant les archives de mes oncles Saulnier, j'ai renoncé à les rendre publiques quand JMB a fait savoir par voie de presse qu'il allait m'assigner, ainsi que le Musée d'ailleurs, pour diffamation et également quand j'ai constaté qu'y figuraient en fait des noms de personnes privées implquées. J'ai alors proposé d'en faire état et de faire valoir mon point de vue lors d'une rencontre à titre privé avec M Marcot, ou les autorités du musée ou M le maire..mais personne a jamais demandé me rencontrer ne serait-ce que pour écouter ce que j'avais à dire et voir ce que j'avais à montrer.
"Archives que leur neveu n’aurait d’ailleurs pas déposées contrairement à ce qu’il avait promis à plusieurs reprises." Pas de réponse sur ce point. Si ces archives constituent des preuves, pourquoi ne pas les rendre publiques ? Je ne comprends rien à cette affaire.
Je tiens à préciser que la dite polémique n’est pas du tout à l’encontre de la personne de Jean-Marie Bressand mais à propos de ce que dit (et cache) aux visiteurs le Musée de la Résistance, ce qui n’a rien à voir. Quant au rapport Marcot justifiant l’existence du panneau, on peut douter de son impartialité vu que c’est M Marcot qui est lui-même le responsable de la mise en place du panneau ! Quoiqu’il en soit, une chose est certaine : j’attends toujours une réponse aux questions suivantes que j’ai posées le 3 mars 2009 à M. le maire. Pourquoi le panneau occulte-t-il le passé franquiste de M. Bressand et son départ pour 5 ans en Amérique du sud au moment de la Libération ? Sur la base de quoi le Musée présente-t-il M. Bressand comme ayant été un résistant actif d’août 40 à avril 41 ? Pourquoi le Musée dissimule le fait que M. Bressand s’était fait engager, dès août/septembre 1940, comme chauffeur officiel des officiers allemands et Directeur du Soldatkino ? Pourquoi le Musée dit-il que M. Bressand s’est mis au service des Allemands, sur ordre, en avril 41 alors qu'il est bien établi que c’était, non pas sur ordre mais spontanément et 8 mois plus tôt en août/septembre 40 ? Comment le Musée peut-il mettre en exergue une carte de visite de « Jean-Marie Bressand / Director von Soldatenkino » comme une preuve de résistance alors que cette carte est plutôt une preuve de collaboration car ayant été imprimée dès l’arrivée à Besançon de l’Occupant à l’été 40 ? Enfin, comment le Musée peut-il afficher dans un cartel que « Réseau Casino » aurait été « le plus gros fournisseur de documents de toute la guerre » alors qu’une simple recherche google nous montre que personne, parmi les grands historiens de la dernière guerre mondiale a jamais évoqué le "Réseau Casino"..à part M Marcot? Autre certitude : la vérité historique et la mémoire de la Résistance exigent qu’il n’y ait pas la moindre ambiguïté en ce qui concerne ceux qu’on honore aujourd’hui pour s’être courageusement levés hier face à l’Occupant.
Que faisait M. BRESSAND dans le" trou du souffleur" alors qu'il ne comprenait pas l'Allemand ?

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