15 ans de prison pour avoir violé ses filles sous soumission chimique

Publié le 12/02/2025 - 08:14
Mis à jour le 12/02/2025 - 08:50

Un père de famille de 42 ans a été condamné mardi 11 février 2025 par la cour criminelle du Doubs à 15 ans de réclusion pour avoir violé, souvent sous soumission chimique, ses jumelles alors jeunes majeures. 

 © Élodie R.
© Élodie R.

La cour a suivi les réquisitions de l'avocate générale Margareth Parietti, qui avait demandé le maximum de la peine encourue pour "viols par ascendant" lors du procès lundi à Besançon.

Les faits se situent entre 2021 et 2023 pour l'une, et 2022 et 2023 pour l'autre, alors que les jumelles avaient 18 et 19 ans, a expliqué Mme Parietti mardi à l'AFP, évoquant la personnalité de "pervers narcissique" de l'accusé qui a "mis tout le monde sous contrôle", y compris la mère qui avait quitté le domicile en 2009.

Des "somnifères" et des "anxiolytiques" qui étaient administrés aux jeunes filles faisaient qu'elles n'étaient au début pas conscientes de ce qu'elles subissaient, selon l'accusation.

L'une des soeurs conseillée par un détenu

Les faits avaient été révélés en 2023, grâce à l'intervention d'un détenu de la prison d'Avignon avec lequel l'une des deux soeurs était par hasard entrée en contact en jouant en ligne. Il avait gagné sa confiance et elle avait fini par lui révéler que son père abusait d'elle. Il lui avait alors conseillé de recueillir le sperme de son père pour avoir des preuves. 

C'est le 29 mai 2023 qu'elle décide de suivre ses recommandations. Elle dissimule un flacon dans les toilettes, propose de "prendre la place de sa soeur". Une fois l'acte sexuel accompli par son père, elle prend la fuite avec un petit bocal contenant le sperme vers Marseille, où elle sera prise en charge par l'épouse du détenu, qui va l'accompagner au commissariat pour déposer plainte.

(AFP)

Justice

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.66
ciel dégagé
le 05/07 à 02h00
Vent
1.47 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
85 %

Sondage