Alstom : pour la CFDT, l'Etat a "le devoir de sauver" Alstom et l'usine de Belfort

Publié le 25/09/2016 - 17:15
Mis à jour le 25/09/2016 - 17:16

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a estimé ce dimanche 25 septembre 2016 que l'Etat, actionnaire d'Alstom à hauteur de 20%, avait "le devoir de sauver" le groupe ferroviaire et son site historique de Belfort, menacé de quasi-fermeture.

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© alston transport
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« C’est du devoir de l’Etat de sauver cette entreprise et de sauver le site de Belfort« , berceau historique du constructeur ferroviaire où 400 emplois sur 480 sont menacés, a-t-il déclaré dans « Questions politiques » sur France Inter-France Info-Le Monde. La direction a annoncé son intention d’arrêter d’ici deux ans la production de trains à Belfort pour la transférer à Reichshoffen, en Alsace. Seule l’activité de maintenance y serait maintenue. « Il y a une responsabilité de l’Etat pour sauver le site d’Alstom et il faut qu’il s’y engage« , a insisté M. Berger, disant craindre « un effet cascade » sur l’ensemble de la filière ferroviaire, pourtant « filière d’avenir » dans le cadre de la « transition écologique« , selon lui.

Les commandes sont une nécessité

 Pour le site de Belfort, « après 2022 il y aura de la production avec le TGV du futur. Entre temps il faut des commandes, notamment via la RATP, la SNCF« , a-t-il dit. Faute de poursuivre l’activité à Belfort, « on se retrouvera dans 5 ans et on dira : +mince on ne peut plus construire parce qu’on a mis en l’air l’outil industriel+« , redoute le numéro un de la CFDT. « Je crains qu’un certain nombre de compétences (…) soient mises de côté et qu’un jour on se dise : +on peut plus construire de locomotives ici, on va le faire ailleurs+ », poursuit-il. Pour M. Berger, « ce serait une profonde erreur » et « c’est de la responsabilité de l’Etat de regarder ça en face« . Le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, participe lundi à un comité central d’entreprise consacré à Belfort, à la veille d’une journée de grève et d’un rassemblement de salariés. Le gouvernement a promis « des réponses » sur l’avenir du site d’ici « la fin du mois« .

(AFP)

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