Après le braquage à Besançon, majorité et opposition affichent leurs priorités en matière de sécurité

Publié le 20/12/2025 - 07:43
Mis à jour le 20/12/2025 - 07:43

Un braquage s’est produit vendredi 19 décembre au matin à Besançon, à l’entreprise Losange, rue Marguerite Syamour. Lors de cette attaque, des individus armés ont ouvert le feu en direction d’un véhicule de la police nationale avant de prendre la fuite. Les réactions de Anne Vignot, maire de Besançon et de Ludovic Fagaut, conseille municipal et candidat à la mairie.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

À la suite des faits, la maire de Besançon Anne Vignot, également candidate à sa réélection, a réagi sur Facebook en condamnant l’attaque et en saluant l’intervention des forces de l’ordre. "Ce matin, l'entreprise Losange a été braquée par des malfaiteurs. Nous condamnons fermement cette attaque et remercions la réaction rapide de la Police Nationale", écrit-elle. Elle exprime également son soutien "à la direction de l'entreprise et à ses équipes qui ont vécu un événement traumatisant", ainsi qu’aux policiers intervenus.

La maire rappelle par ailleurs les actions menées par la municipalité en matière de sécurité : "Suite à une collaboration avec la Police nationale du Doubs, l'équipe municipale a installé 7 caméras supplémentaires, notamment dans le secteur concerné." Anne Vignot conclut en espérant "que les criminels seront arrêtés rapidement".

La question de l'armement de la police municipale

De son côté, Ludovic Fagaut, conseiller municipal Les Républicains et candidat à la mairie de Besançon, s’est exprimé dans un communiqué de presse co-signé avec Laurent Croizier au nom du groupe Ensemble Besançon Avance. Le texte souligne la gravité des faits : "Des tirs ont été dirigés vers un véhicule de police sérigraphié. Les auteurs ont réussi à prendre la fuite."

Le communiqué apporte également un "total soutien aux salariés de l’entreprise Losange, profondément choqués par cette violence, ainsi qu’aux forces de l’ordre qui sont intervenues avec professionnalisme et sang-froid". Tout en rappelant que "par miracle, aucun blessé n’est à déplorer", les auteurs estiment que "chacun mesure la gravité extrême des faits : il s’agit d’actes criminels d’une violence inouïe, qui auraient pu coûter la vie".

Ludovic Fagaut et Laurent Croizier insistent sur la question de l’armement de la police municipale, affirmant que "l’absence d’armement les aurait exposés à un danger mortel face à des individus faisant usage de kalachnikov". Ils réaffirment leur position : "renforcer les moyens de la police municipale est indispensable. Cela passe par un armement adapté et par le développement de la vidéoprotection pour gagner en réactivité et en efficacité face à l’urgence."

Le communiqué conclut en estimant que "cette réalité ne peut plus être ignorée" et en appelant à "des réponses fermes, adaptées et efficaces en matière de sécurité".

Une enquête est en cours pour identifier et interpeller les auteurs de ce braquage.

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