Au procès Péchier, des plaidoiries pour "mettre des mots" sur la douleur des victimes

Publié le 08/12/2025 - 11:24
Mis à jour le 08/12/2025 - 11:24

Son crime était "tellement énorme": les avocats des 30 personnes que l'anesthésiste Frédéric Péchier est accusé d'avoir empoisonnées au bloc opératoire, et de leurs proches, ont commencé à plaider lundi 8 décembre 2025 devant la cour d'assises du Doubs, pour "mettre des mots" sur la douleur des victimes.

Me Frédéric Berna © Elodie R.
Me Frédéric Berna © Elodie R.

"Sandra, Damien, Jean-Claude, Kevin... Le crime est tellement énorme, que l'inventaire à la Prévert est difficile à tenir", a souligné Frédéric Berna, qui a ouvert le bal des plaidoiries des 27 avocats représentant les 193 parties civiles constituées. "L'un des plus grands criminels de l'histoire judiciaire française, c'était lui", Frédéric Péchier, a soutenu l'avocat, qui défend à lui seul les intérêts d'une grande partie des victimes présumées et de leurs proches, ainsi que ceux de l'association des victimes de ce dossier, l'Avapolvi.

Dans cette dernière ligne droite du procès ouvert le 8 septembre, cette séquence consacrée aux parties civiles doit durer trois jours, jusqu'à mercredi. Après quoi, le ministère public prendra la parole pour ses réquisitions jeudi et vendredi, avant la plaidoirie de l'avocat de la défense, Randall Schwerdorffer, lundi 15 décembre.

L'accusé conteste être le criminel

Frédéric Péchier est jugé à Besançon pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, commis entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon. Au cours des débats, l'accusé a admis qu'un empoisonneur avait bien sévi à la clinique Saint-Vincent de Besançon mais pas à la Polyclinique de Franche-Comté, selon lui. Cependant il a contesté fermement être ce criminel.

L'accusation lui reproche d'avoir dans la plupart des cas pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l'adrénaline ou encore de l'héparine, pour provoquer l'arrêt cardiaque de patients pris en charge par d'autres anesthésistes et ainsi nuire à des collègues avec qui il était en conflit.

Frédéric Péchier, qui comparaît libre, encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d'ici au 19 décembre.

(AFP)

procès de Frédéric Péchier

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La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

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Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

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