Assises du Doubs : huit ans de prison pour avoir tué un voisin qui se plaignait du bruit...

Publié le 19/12/2017 - 06:10
Mis à jour le 19/12/2017 - 08:11

Un homme de 22 ans a été condamné à 8 ans de prison, lundi par la cour d’assises du Doubs, pour avoir tué d’un coup de couteau en plein coeur un voisin qui se plaignait du bruit, en 2015 à Besançon. La victime, un homme de 59 ans, avait été tuée au cours d’une altercation avec l’accusé qui était accompagné de deux frères et plusieurs amis.

 ©
©

Le soir du 24 janvier 2015, l'accusé, Kevin Rassouw, passait la soirée dans un appartement du quartier Planoise de Besançon avec ses deux frères, un ami et des copines, quand son voisin du dessous, frappa à sa porte pour se plaindre du bruit.

Le groupe d'amis buvait de l'alcool, fumait du cannabis et écoutait de la musique. Excédé de ce énième tapage nocturne, le quinquagénaire avait prévenu la police et était descendu au pied de l'immeuble pour attendre la patrouille avant de se retrouver nez à nez avec l'un des jeunes. Une altercation avait éclaté et le reste du groupe était descendu à son tour.

Un seul coup fatal 

Emportant un couteau de cuisine, Kevin Rassouw avait planté un unique coup de lame dans le coeur du voisin, qui s'était écroulé quelques mètres plus loin. Reconnu coupable de "violences volontaires suivies de mort sans intention de la donner", Kevin Rassouw, a reconnu au procès être l'auteur de ce coup mortel, et été condamné à 8 ans de prison.

Pour l'avocat général, qui a requis de 9 à 10 ans de réclusion, l'accusé est "descendu au bas de l'immeuble avec un couteau" pour "frapper et faire mal" au voisin. Ses deux frères et un ami, présents avec lui le soir du crime, ont été condamnés à 2 ans avec sursis pour "non-assistance à personne en danger".

 "Son intention n'était pas de tuer..."

"Oui, il a mis un coup, mais pas un coup pour tuer. Son intention n'était pas de tuer", a martelé son avocate, Me Catherine Bresson, soulignant le "concours de circonstances" à l'origine du crime. "Ce qui a motivé ce geste, c'est la peur" d'un individu qui "ne sait pas comment réagir face à un voisin qui tient deux plaques de fer", a-t-elle assuré. 

Selon les avocates de la défense, le quinquagénaire était "excédé" par le bruit et "hors de lui". Une image catégoriquement contestée par Me Ornella Spatafora, conseil de la famille de la victime, qui a décrit "homme bosseur, serviable, calme et droit'" qui est "mort pour le respect des règles".

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.87
nuageux
le 24/01 à 09h00
Vent
2.38 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
90 %