Besançon : l’adjoint au maire Yves-Michel Dahoui se met « en retrait » de la vie politique

Publié le 08/01/2019 - 15:37
Mis à jour le 09/01/2019 - 15:32

Dans un communiqué de mardi 8 janvier 2019, l’adjoint au maire de Besançon en charge de l’Education Yves-Michel Dahoui déclare avoir décidé de se mettre « en retrait » de la vie politique tout en assurant sa fonction jusqu’à la prochaine élection municipale. Pourquoi ?

Communiqué :

« Tout en conservant la volonté de poursuivre jusqu’à son terme l’action engagée dans le cadre de ma délégation j’ai décidé de me mettre en retrait de la vie politique. Ce qui signifie que je ne m’impliquerai dans aucun groupe ou mouvement et que je n’aurai plus aucune expression publique sauf lorsque celle-ci sera strictement en lien avec ma fonction d’adjoint à l’Education.

Je suis bien obligé en effet de constater qu’il n’y a plus aujourd’hui aucun débat de fond à la hauteur des enjeux et des attentes légitimes de nos concitoyens, cela tant au niveau national que local où mes appels au débat et au rassemblement sont restés désespérément vains….

Concernant Besançon et son agglomération les bisontin(e)s et grands bisontin(e)s devront choisir lors des prochaines élections entre la droite, le Rassemblement National, le ou les candidat(e)s d’une gauche fragmentée et divisée, dont celui ou celle d’une gauche populiste qui ne veut s’ouvrir sur aucune autre composante et qui sera donc condamné(e) à l’échec (le résultat des législatives dans la 1ère circonscription de l’Essonne est à ce titre très significatif…) et, enfin, un député que la République en marche sera contrainte de soutenir à contre cœur et en contradiction avec le renouvellement qu’elle appelait de ses vœux… Le tout sans la moindre esquisse de vision ou de projet….

Triste constat !… à moins d’un an de la campagne des municipales… décidément cette Ville ne sera jamais à la hauteur de l’ambition qu’elle mérite. Elle continuera sans doute à poursuivre son parcours de Ville « bien gérée », parce que c’est dans son ADN, et inscrit dans son histoire. Compte-tenu de son potentiel, de l’engagement et du savoir-faire de ses habitants, du sérieux de ses élus ( il en est ainsi de ses trois derniers maires successifs dont il serait injuste de ne pas souligner l’engagement ) elle continuera à développer ses pôles d’excellence. Mais elle ne saura jamais se surpasser, se dépasser, se transcender. Il lui manquera toujours ce « brin de folie et d’utopie « , ce qui est un paradoxe dans la patrie de Proudhon… mais peut-être est-il encore trop tôt ? Il faut en tout cas l’espérer en pensant à cette phrase de Victor Hugo : « rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ». Et en oubliant la citation de MacArthur : « les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard…».

Il reste donc à attendre l’heure en espérant qu’il ne sera pas trop tard…

Une note d’espoir cependant, sur laquelle je souhaiterais terminer ce propos : l’existence de « EDGE » ( Espace de Dialogue des Gauches et des Écologistes ). J’espère qu’à terme ce mouvement saura me donner tort, parviendra à fédérer localement la gauche, à construire un projet cohérent et réaliste, mais ambitieux, à se trouver une tête de liste volontaire qui, dotée d’une vision, s’appuyant sur un collectif et en faisant vivre la démocratie participative, parvienne à transcender cette agglomération ! Je lui souhaite très sincèrement bonne chance car la Gauche, malgré ses doutes, ses divisions, ses insuffisances parfois, est et restera toujours ma famille politique. »

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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