Le groupe LFI affirme ne pas être opposé à la voiture, notamment lorsqu’elle est indispensable pour les déplacements professionnels ou dans les secteurs périphériques moins bien desservis par les transports en commun. Mais il estime que sa place doit être réduite dans le centre-ville : ”Nous ne sommes pas anti-voiture (...) Mais le tout voiture n'a aucun sens dans les centres urbains denses", écrit-il.
Les élus proposent notamment de développer les parkings-relais et les transports en commun, tout en poursuivant les aménagements cyclables. Leur objectif est de réduire le nombre de voitures dans le centre afin de "fluidifier les trafic".
La cohabitation des modes en question
Le groupe d’opposition défend également une séparation physique des flux ”partout où c'est possible”, ainsi qu’une diminution de la vitesse et du nombre de voitures dans la Boucle. Il estime que la cohabitation entre les différents usagers peut accroître les risques d’accident, notamment sur le pont de la République.
”Comment faire se côtoyer voitures, tram, piétons, vélos sur un pont aussi étroit que celui de la République sans générer des conflits d'usage ou des accidents ?”, questionne-t-il.
Pour appuyer sa position, LFI rappelle enfin que Besançon a développé son centre-ville piéton à la fin des années 1970, en pleine période de choc pétrolier. Une histoire que les élus associent à l’image de ”ville verte” de la cité bisontine. Ils appellent la majorité à ne pas revenir sur cette orientation et concluent leur communiqué par une formule directement adressée à Ludovic Fagaut : ”Si M. Fagaut aime rouler, il n'est pas obligé de le faire à contresens de l'histoire.”


