La subvention, qui doit encore être soumise au vote des élus ce jeudi, correspond "à 100 % de la demande formulée par l’association", a précisé la conseillère municipale déléguée à l’égalité et aux droits des femmes lundi dernier en conférence de presse. Elle sera répartie entre deux dispositifs : 4 350 € pour la permanence téléphonique du lieu d’accueil, d’écoute et d’orientation et 3 000 € pour l’accueil de jour.
En 2025, la permanence téléphonique a accompagné 298 femmes, notamment dans leurs démarches de rupture et de mise à l’abri. De son côté, l’accueil de jour, gratuit, anonyme et accessible sans rendez-vous, a accueilli 408 femmes et 45 enfants au cours de l’année précédente.
"La lutte contre les violences faites aux femmes, c’est une cause qui est majeure et qui dépasse le clivage politique", a souligné Manon Monnier. Pour l’élue, ce soutien doit permettre de consolider des dispositifs de proximité : "Ce que nous finançons aujourd’hui, ce sont des solutions concrètes pour l’accueil, l’écoute et la sécurité des enfants et de leurs mères".
La Ville travaille également sur un autre volet. Des échanges ont été engagés avec la préfecture pour étudier la possibilité d’installer des assistantes sociales au commissariat, financées par la Ville, afin d’accompagner les femmes victimes de violences au moment du dépôt de plainte, a encore précisé le maire de Besançon, Ludovic Fagaut.


