”Tout d'abord nous leur apportons notre plein soutien et leur souhaitons un prompt rétablissement”, écrivent les Insoumis de Besançon à propos des cinq ouvriers blessés. Le groupe souhaite également ”que toute la lumière soit faite sur cet accident”.
Pour lui, cet accident s’inscrit dans un contexte plus large de sécurité au travail. Il affirme que ”La France est l’un des plus mauvais élèves d’Europe en matière de sécurité au travail”, en s’appuyant sur le chiffre de plus de 700 décès chaque année recensés par l’Assurance Maladie.
Plusieurs accidents cités dans le Doubs
Le communiqué rappelle plusieurs accidents graves ou mortels survenus récemment dans le secteur. Le groupe cite notamment la mort d’un ouvrier du BTP à Valentigney en août et celle d’un autre ouvrier à Planoise en février, après une chute du toit d’un immeuble.
Les Insoumis évoquent également les trois ouvriers morts sur un chantier à Pommard, en Côte-d’Or, en mai 2025, ainsi que plusieurs accidents ayant laissé de lourdes séquelles à des travailleurs dans le Doubs et le Jura.
Doubler les effectifs de l’inspection du travail
Le groupe municipal met en cause les politiques gouvernementales et dénonce une réduction des moyens consacrés à l’inspection du travail. Il estime que ”la culture de la rentabilité écrase celle de la sécurité au travail”.
La France insoumise avance plusieurs propositions, dont le doublement des effectifs de l’inspection du travail, le rétablissement des Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail dans les entreprises d’au moins dix salariés et l’intégration du nombre d’accidents du travail dans les critères d’accès aux marchés publics. Le mouvement demande enfin une pénalité financière pour les donneurs d’ordre en fonction du niveau d’accidents et de maladies professionnelles. Des propositions que les Insoumis inscrivent dans leur programme ”L’Avenir en Commun” en vue de l’élection présidentielle de 2027.


