Besançon : un collectif signale un contenu discriminatoire dans un tract du RN

Publié le 17/06/2021 - 17:52
Mis à jour le 17/06/2021 - 17:45

Le Collectif de défense des droits et libertés des étrangers (CDDLE) a signalé au procureur de la République de Besançon le 15 juin dernier, un contenu jugé discriminatoire dans un tract de campagne du Rassemblement national pour les élections départementales 2021.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Sur un tract du parti de Marine Le Pen pour promouvoir le programme des candidats du Canton 6 de Besançon, il est écrit : "Retraite, handicap, enfance : une protection sociale au service des Français ! Plutôt que de financer les mineurs isolés étrangers ou d'aider au logement des clandestins, élus, nous investirons davantage dans l'éducation de nos enfants (…)"

 Ce message électoral noté dans chaque tract des candidats RN aux élections départementales a été largement dénoncé dans la presse, sur les réseaux sociaux et instances judiciaires. Une centaine d'avocats ont d'ailleurs saisi la justice contre ce tract. À Besançon, c'est le CDDLE qui le signale au procureur de la République.

 Entre liberté d'expression et discrimination

 Pour le collectif, "Il nous semble que, sans vouloir porter pour autant atteinte à la liberté d'expression, une telle incitation à la discrimination et au rejet manifeste de certaines populations vulnérables dont la loi assure une certaine protection, devrait être invalidée dans un matériel électoral."

 Et explique que "Si le refus de l'accueil des migrants prôné dans ce tract peut être considéré comme une opinion générale à débattre, l'affirmation selon laquelle « plutôt que de financer les mineurs isolés étrangers ou d'aider au logement des clandestins, élus nous investirons davantage dans l'éducation de nos enfants... » nous fait entrer toutefois dans une tout autre dynamique, nettement discriminante, qu'il est surprenant de voir autorisée dans un tract électoral."

 Dans son courrier au procureur de la République, le collectif souligne que "la liberté d'expression sous-entend qu'il revient à chacun de rester critique, et en particulier dans une période aux crises multiples, il est contestable d'avoir recours :

  • D'une part à les informations mensongères, les plus simples parfois plus crédibles que les vraies généralement plus complexes, peuvent elles cependant être répétées sur des tracts électoraux ?
  • D'autre part est-il possible de faire peser sur une population vulnérable une discrimination de traitement ainsi affiché et cela surtout lorsque ces infos viennent comme actuellement, en résonance avec des colères réelles ou des peurs favorisant l'apparition simpliste de boucs émissaires ?"

Collectif de défense des droits et libertés des étrangers demande au procureur que "des informations discriminatoires envers des personnes devant être protégées par la loi, soient prohibées de tout matériel électoral."

Politique

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Sénatoriales 2026 : comment fonctionne le scrutin et ce qui va se jouer dans le Doubs

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Contrairement aux élections municipales, départementales, législatives ou présidentielles, les Français ne seront pas appelés aux urnes pour choisir directement leurs sénateurs. Ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect par un collège de ”grands électeurs”, composé principalement d’élus locaux. Dans le Doubs, trois sièges de sénateurs sont à pourvoir. Le département appliquera donc un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Explications.

Sénatoriales 2026 dans le Doubs : Arnaud Marthey officialise sa candidature

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, annonce conduire une liste de rassemblement dans le Doubs. La démarche entend porter au Sénat les préoccupations des communes et des élus locaux, au-delà des appartenances partisanes.

Sénatoriales dans le Doubs : le PCF lance Christophe Lime pour pousser la gauche à l’union

À l’approche des élections sénatoriales qui auront lieu le dimanche 27 septembre 2026, la Fédération du Doubs du Parti communiste Français (PCF) a décidé de se mettre "en ordre de marche". Les récents échanges avec les forces politiques de gauche n’ayant pour l’instant débouché sur aucune forme d’union, le parti communiste a changé de méthode et décidé de porter une liste communiste ayant pour chef de file Christophe Lime. Une candidature annoncée, mais pas encore déposée, qui vise à "pousser l’ensemble de la gauche, sans exclusive ni effet de manche, à s’unir", a-t-on appris le 24 août 2026 en conférence de presse.

La maire de Dijon " désapprouve totalement " la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville   

La maire de Dijon, Nathalie Koenders, a indiqué le 23 août 2026 "désapprouver totalement" la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville en octobre prochain, jugeant la présence sur scène de l'artiste "inappropriée" au regard des enquêtes pour viols et agressions sexuelles le
visant.  

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Arrosage des fleurs à Besançon : après le silence du préfet du Doubs, le PCF saisit la préfète de Région

Après être resté sans réponse de la préfecture du Doubs, le Parti Communiste Français (PCF) de Besançon passe à l’étape supérieure. Le parti communiste vient d’adresser un nouveau courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret pour demander la suspension des dérogations accordées à la Ville de Besançon pour l’arrosage des fleurs avec l’eau du Doubs.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.99
légère pluie
le 05/09 à 17h00
Vent
0.87 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
59 %

Sondage