Camaïeu repris par la Financière immobilière bordelaise, avec plus de 2.600 salariés

Publié le 17/08/2020 - 11:29
Mis à jour le 17/08/2020 - 11:29

Le tribunal de commerce de Lille a choisi la Financière immobilière bordelaise (FIB) pour reprendre 511 magasins de l’enseigne de prêt-à-porter féminin Camaïeu et 2.659 salariés sur plus de 3.100 en France, écartant l’offre de l’actuelle direction de l’entreprise en difficulté.

Camaieu à Besançon © Google Maps 2018
Camaieu à Besançon © Google Maps 2018

"Le tribunal regrette amèrement la faiblesse des prix de reprise, particulièrement celle de FIB, qui a été qualifiée d'indécente lors des débats. Néanmoins, l'intérêt de l'entreprise reste sa pérennité, qui apparaît meilleure dans le projet FIB", peut-on lire dans le jugement rendu lundi et consulté par l'AFP.

La FIB, fonds d'investissement spécialisé dans l'immobilier commercial de l'homme d'affaires Michel Ohayon, qui a notamment acquis 22 franchises Galeries Lafayette en région en 2018, était soutenue par le comité social et économique (CSE) et l'intersyndicale CFDT-CGT-FO. Elle doit reprendre 511 magasins et 2.659 salariés, sur les 634 magasins et 3.146 salariés actuels de l'entreprise.

La FIB conservera la logistique actuelle avec le prestataire Dispéo et s'engage à garder le siège à Roubaix (Nord) et le bâtiment logistique pendant cinq ans.

"Je suis soulagée () mon magasin est sauvé et il y a moins de casse sociale" que prévu, a réagi après de l'AFP Mélanie Dubuche, élue CFDT, présente devant le tribunal avec une poignée d'autres salariés. "On ne pouvait pas faire confiance à des gens (la direction actuelle) qui ont fait quelque chose d'immoral", a réagi Omar Rahni (CGT). "Là, on va repartir sur de nouvelles bases".

Le tribunal a écarté la deuxième offre, portée notamment par l'actuel PDG de l'entreprise, Joannes Soënen, et trois fonds déjà actionnaires (GoldenTree, CVC et Farallon), soutenus par le syndicat maison majoritaire (38%) Unis pour agir ensemble.

Elle prévoyait de garder 2.520 emplois et de reprendre 446 magasins, dont 43 sous l'enseigne de prêt-à-porter féminin de la galaxie Mulliez, Grain de malice.

Mais le tribunal a souligné que "nulle reprise ne peut réussir sans le soutien des équipes et des salariés."

"Force est de constater que même si les fautes antérieures ne peuvent leur être reprochées, l'équipe dirigeante (actuelle) n'a pas su ou pas pu acquérir et conserver la confiance du personnel", écrit-il. Le 24 juillet, à l'issue de l'audience, tendue, M. Soënen avait assuré avoir "un plan bien identifié, une feuille de route claire" pour que Camaïeu "puisse se dynamiser pour les dix prochaines années".

Environ 460 licenciements

"C'est une victoire d'une entreprise, c'est aussi une victoire du droit", a réagi lundi auprès de l'AFP l'avocat de la FIB Olivier Pardo, qui souhaite que Camaïeu "redevienne l'immense entreprise qu'elle a été".

Selon l'avocat du CSE, Stéphane Ducrocq, plus de 460 personnes vont soit partir dans le cadre de départs volontaires, soit être licenciées pour motif économique dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) d'un budget de 5 millions d'euros.

"C'est un moindre mal. Il n'y a plus de dettes, les magasins les plus fragiles sont éliminés, normalement ça doit marcher", a-t-il déclaré.

L'actuelle direction, sollicitée par l'AFP, ne comptait pas réagir à la décision du tribunal lundi matin.

Fondée en 1984, Camaïeu, déjà en difficultés, a subi de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire, qui a obligé le groupe à fermer plus de 800 magasins dans le monde, selon une source proche de la direction.

Fin 2018, la société avait été reprise par ses créanciers après une procédure de sauvegarde. En 2016, elle avait déjà négocié avec ses créanciers pour que la moitié de sa dette, qui s'élevait alors à un milliard d'euros, soit convertie en actions.

(AFP)

Economie

La Vèze : un petit morceau d’Italie à emporter avec Da Maria

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle concrétise un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria commercialise une sélection de plats familiale inspirés de la cuisine italienne en vente à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Octobre et novembre, les mois idéaux pour faire ses plantations avec les Pépinières bisontines !

QUOI DE 9 ? • Arbres fruitiers, petits fruits, haies, plantes ornementales… Les mois d’octobre et novembre sont une période idéale pour préparer son jardin à la belle saison. Aux Pépinières Bisontines, situées à côté d'Emmaüs à Besançon, David et son équipe mettent les plantations à l’honneur avec des tarifs revus à la baisse et des prestations complètes, de l’arrachage à la mise en terre. À l’approche de la Toussaint, les compositions florales sont également au rendez-vous…

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Matthias Marc distingué par les Talents Servair pour son nouveau restaurant Maison des Cimes à Malbuisson

Le chef franc-comtois Matthias Marc figure parmi les quatre lauréats de la première édition des Talents Servair, un concours destiné à soutenir les projets d’ouverture et de montée en gamme de restaurants, a-ton appris le 12 octobre 2026. Son établissement, la Maison des Cimes, récemment ouvert à Malbuisson, dans le Haut-Doubs, bénéficie ainsi d’un dispositif d’accompagnement financier et professionnel.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le ski à l’honneur chez Decathlon Besançon en octobre et novembre : bourse, rachat et location

Publi-info • Des skis, déjà ? Hé oui, l’hiver se profile et ce n’est pas quand la neige se met à tomber qu’il faut penser à s’équiper. Fort de cette idée de vous aider à préparer les premières neiges, Decathlon vous propose trois événements : une bourse aux skis, puis une opération reprise de skis et, enfin, de la location.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.81C°
couvert
le 19/10 à 23h00
Vent
3.23 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
88 %

Sondage