Cocaïne et cannabis dans une voiture du Vatican : deux suspects déférés

Publié le 18/09/2014 - 14:11
Mis à jour le 18/09/2014 - 14:11

Deux hommes interpellés en Savoie dans une voiture diplomatique immatriculée au Vatican dans laquelle une importante quantité de drogue a été retrouvée ont été déférés ce jeudi 18 septembre 2014 matin devant la justice, a indiqué le parquet de Lyon.

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Quatre kilos de cocaïne et environ 200 grammes de cannabis avaient été saisis dimanche à l'occasion d'un contrôle douanier au péage de Chambéry dans un véhicule portant une plaque diplomatique du Vatican et appartenant à un cardinal argentin.

Deux Italiens âgés de 30 et 41 ans, avaient été interpellés puis placés pendant 96 heures en garde à vue avant d'être déférés ce jeudi matin. Initialement ouverte par le parquet de Chambéry, l'enquête a été transmise mercredi à la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Lyon qui lutte contre la criminalité organisée.

Les deux suspects qui ne détiennent pas de passeport diplomatique, doivent être présentés à un juge d'instruction en vue d'une probable mise en examen. Selon une source proche de l'enquête, cette affaire de trafic de stupéfiants ne présente "aucun lien avec le Vatican". Le Vatican avait indiqué mardi, qu'aucun employé ou membre du petit État n'était directement impliqué dans ce dossier, selon l'agence I.Media spécialisée sur le Saint-Siège.

Ce dernier a confirmé que la voiture interceptée appartient au cardinal argentin Jorge Mejia, 91 ans, bibliothécaire émérite du Saint-Siège, précisant que celui-ci, parti à la retraite en 2003, est actuellement alité après avoir été victime d'un infarctus. Deux jours après son élection, le 15 mars 2013, le pape François avait d'ailleurs rendu visite à son compatriote dans une clinique romaine.

Selon RTL qui avait révélé l'information, le secrétaire particulier du cardinal aurait confié la voiture quelques jours plus tôt aux deux Italiens pour la faire réviser. Ces derniers en auraient profité pour faire un aller-retour vers l'Espagne et y acheter la drogue, pensant que personne ne les arrêterait avec une plaque diplomatique.

Justice

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