Comment relancer le Fret ferroviaire face aux transports routiers en Bourgogne Franche-Comté ?

Publié le 11/02/2020 - 11:30
Mis à jour le 11/02/2020 - 11:33

Avec 300 km de lignes dédiées et plus de 18 500 trains par an en Bourgogne Franche-Comté, SNCF Réseau veut renforcer le transport des marchandises par le rail pour répondre aux enjeux de « développement durable, développement du trafic et développement économique ». Un forum s’est tenu fin janvier à Dijon pour construire l’avenir du fret ferroviaire dans la région.

SNCF Réseau et son directeur territorial Jétôme Grand  a réuni les acteurs du Fret le 30 janvier 2020 à lors d’un forum à Dijon Dijon en présence :

  • Éric Pierrat, SGAR à la Préfecture de Région,
  • Michel Neugnot, Premier Vice-Président en charge des transports à la région Bourgogne-Franche-Comté,
  • Jean-Christophe Baudoin, Délégué interministériel au développement de l’axe portuaire et logistique Méditerranée-Rhône-Saône,
  • Michel Suchaut, président de la CCI de Saône-et-Loire, représentant des CCI de la Région Bourgogne-Franche-Comté au sein du Conseil de Coordination Interportuaire Méditerranée-Rhône-Saône
  • Arnaud Sohier, Directeur commercial de SNCF Réseau.

En France 9% du transport de marchandises est réalisé par train. L'objectif est de passer à 20% d’ici 2030. Un enjeu fort en matière de développement durable.  "Un train de marchandises remplaçant la circulation de 30 à 40 camions sur la route et par conséquent 14 fois moins de CO2 dans l’air et 6 fois moins d’énergie" indique SNCF Réseau. Près de 250 000 tonnes de marchandises sont transportées chaque jour sur l'ensemble du territoire national, mais aussi depuis ou vers l’étranger : près de 50% du marché du fret est désormais international.

Comment faire pour augmenter le Fret ferroviaire en Bourgogne Franche-Comté ? S'appuyer sur un "maillage territorial dense", permettant de faire circuler 18 500 trains de marchandises en moyenne chaque année :

  • 15 290 trains sur les axes majeurs
  • 1 300 trains sur le capillaire fret régional (petites lignes, souvent à voie unique, utilisées uniquement pour le transport de marchandises)
  • 2000 trains pour des mouvements techniques et des dessertes de sites industriels.

En Chiffres

  • 180 km de lignes gérées par un gestionnaire d’infrastructure conventionné (GIC)
  • 85 Installations Terminales Embranchées (ITE)
  • Le triage de Gevrey, un site stratégique au carrefour des trafics européens
  • 1 arrêt à Mâcon de l’autoroute ferroviaire Calais – Le Boulou

Moderniser le centre de triage de Gevrey

Dans la région, le centre de triage de Gevrey est stratégiquement situé au milieu du Y pour les dessertes venant du Nord et de l’Est et descendant vers le Sud. "Néanmoins, ce site nécessite des investissements conséquents estimés à 10 millions d’euros entre 2020 et 2025 pour assurer sa pérennité". Deux  millions d’euros ont déjà été investis en 2019 sur le site et deux millions d’euros sont programmés en  2020. SNCF Réseau estime "essentiel" que tous les partenaires du territoire s’accordent ensemble à trouver des financements afin de moderniser durablement le site de Gevrey.

Un arrêt à Mâcon de l’autoroute ferroviaire Nord-Sud entre Calais et Le Boulou

Alors que le développement du Fret repose, notamment sur le développement du fret longue distance, la Bourgogne Franche-Comté bénéficie depuis mars 2019 d’un arrêt à Mâcon  l’autoroute ferroviaire Nord-Sud.  Un train de 750 mètres de long de la société VIIA s’arrête désormais chaque jour à Mâcon, avec la perspective d’un deuxième train en 2020. Une étude est par ailleurs en cours pour la circulation de trains supérieurs à 750 mètres, augmentant ainsi la capacité d’emport des trains s’arrêtant sur Mâcon.

Augmenter le nombre de trains

L’objectif de SNCF Réseau est simple : augmenter le nombre de trains sur l’infrastructure ferroviaire pour obtenir plus de recettes et plus d’investissement dans le but de moderniser le réseau et le rendre plus performant. "L’infrastructure doit répondre à un besoin de mobilité pour le transport des marchandises et pour cela, nous devons être en interaction avec nos clients et no cofinanceurs que sont l’État, la région Bourgogne-Franche-Comté, les collectivités locales et les chargeurs" indique SNCF Réseau.

L’enjeu financier pour sauvegarder le capillaire fret de Bourgogne-Franche-Comté est estimé à 20 millions d’euros entre 2020 et 2030.

Intermodalité avec le fluvial

Enfin SNCF Réseau note que le Fret en Bourgogne-Franche-Comté peut se développer aussi grâce...  au Rhône et la Saône. "Il s’agit non pas d’opposer ces modes de transport, mais bien de créer une synergie pour les développer".

Info +

  • En 2020 sur l'ensemble des lignes ferroviaires, 385 millions d’euros seront investis par SNCF Réseau en Bourgogne-Franche-Comté dont 45 millions d’euros cofinancés.
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