Coronavirus : l'exécutif se prépare au stade épidémique qui semble inéluctable

Publié le 05/03/2020 - 14:25
Mis à jour le 06/03/2020 - 18:17

Une trentaine de chercheurs sont attendus ce jeudi 5 mars 2020 dans l’après-midi autour d’Emmanuel Macron, soucieux d’afficher la mobilisation des autorités face au nouveau coronavirus, en attendant le passage au stade épidémique qui semble désormais inévitable.

image d'illustration © Pixnio CC0 ©
image d'illustration © Pixnio CC0 ©

Avec 285 cas confirmés, dont 73 nouveaux pour la seule journée de mercredi, la France est l'un des principaux foyers du virus en Europe, avec l'Italie et l'Allemagne. Parmi ces cas, 15 personnes dans un état grave ont été hospitalisés en réanimation. Les quatre décès enregistrés en lien avec le coronavirus concernaient des personnes à risques ou très âgées.

Une seule région, le Centre-Val de Loire, échappe encore à la contamination après que la Corse, restée jusqu'alors à l'écart, a rapporté jeudi matin trois premiers cas: ces trois personnes avaient participé à un rassemblement évangélique à Mulhouse, fin février.

De même pour trois des quatre nouveaux cas détectés en Normandie et pour les trois premières personnes testées positives dans les Hautes-Alpes et prises en charge à Briançon. Mercredi, la Guyane avait également annoncé cinq cas avérés, tous rentrés de cette réunion à Mulhouse auquel ont participé 2.000 personnes environ.

Premier cas à la RATP 

A Paris, la RATP a signalé le premier cas parmi ses agents en station, sans que le trafic du métro s'en trouve perturbé.

"L'Agence régionale de santé va faire tout de suite l'enquête et va dire qui doit rester chez soi" parmi ses collègues, a commenté sur Europe 1 la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

"Nous nous préparons activement au fait d'avoir une épidémie"

Lentement, mais sûrement, la contagion gagne: il semble "peu probable malheureusement" que la France échappe au stade 3, le stade épidémique, a déjà prévenu mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l'issue d'un Conseil de défense à l'Elysée. "Nous nous préparons activement au fait d'avoir une épidémie".

Au stade 3, celui où l'on constate que le virus circule et qu'il est transmissible sur l'ensemble du territoire, "les activités collectives sont fortement impactées", précise le gouvernement sur le site gouvernement.fr.

Le pays reste pour l'heure au stade 2, celui où les autorités mettent "tout en oeuvre pour freiner la diffusion du virus", affirme le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Les restrictions collectives, décidées le week-end dernier, restent les mêmes et interdisent en particulier les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu clos, qui favorisent la transmission rapide du virus. L'arrêté relatif à ces mesures, paru jeudi, précise que ces mesures resteront en vigueur jusqu'au 31 mai.

Avec 20 cas recensés, le Morbihan est l'un des principaux foyers de cas groupés, avec l'Oise et la commune de La Balme, en Haute-Savoie.

Dans les cabinets médicaux, les médecins s'ajustent : ainsi, à Crac'h, commune de 3.400 habitants du golfe du Morbihan, le généraliste du bourg Christian Morigny reçoit les patients potentiellement contaminés "en dehors des horaires habituels de consultation" pour qu'ils ne croisent pas les autres patients. Une autre multiplie les téléconsultations.

"Pas de psychose" 

Mais "contrairement au H1N1 (en 2009, ndlr), on n'a pas de psychose, les gens sont sereins" assure le docteur Eric Henry, qui constate surtout la hausse des arrêts de travail: 80 en quelques jours contre un à deux par semaine en temps normal. A ce stade, le report des municipales (15-22 mars) n'est pas à l'ordre du jour.

Même si de nombreuses annulations d'événements ont déjà été annoncées, comme le MIPTV, deuxième plus grand événement mondial dédié aux professionnels de la télévision, prévu du 30 mars au 2 avril à Cannes.

Muriel Pénicaud a précisé de son côté que 400 entreprises avaient demandé des mesures de chômage technique pour 6.000 salariés, principalement dans le tourisme et la restauration, où l'activité "tombe à cause du coronavirus".

C'est déjà palpable pour les châteaux de la Loire, où les réservations des visiteurs asiatiques ont baissé des deux tiers depuis le début de l'épidémie: "Il y a un impact évident sur les visiteurs en provenance de Chine, Taïwan et de Corée du Sud", constate Jean d'Haussonville, directeur général du Domaine national de Chambord (Loir-et-Cher). "Et aussi sur la clientèle italienne, très importante".

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 52% des personnes interrogées se disent pas inquiètes (5 points de plus qu'il y a une semaine) mais redoutent surtout le promiscuité des transports en commun.

La population se précipite d'ailleurs sur les masques, dont les stocks ont été réquisitionnés par décret, et sur les gels hydroalcooliques: pour endiguer l'envol des prix l'Etat a proposé aux fabricants de plafonner les étiquettes à 3 euros les 100 ml.

Jeudi, une "bonne centaine" d'écoles, collèges et lycées restaient fermés, essentiellement dans l'Oise (35.000 élèves touchés) et le Morbihan (9.000). Une seule a fermé ses portes en Ile-de-France, à Louvres dans le Val-d'Oise.

(Source AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

Octobre Rose : apaisez votre mental et apprivoisez votre stress avec Anne Sallé !

Face aux épreuves, aux charges mentales et aux incertitudes, notre système nerveux est mis à rude épreuve. Pour la troisième étape de notre parcours bien-être d'Octobre Rose, notre coach Anne Sallé livre des clés pour désamorcer le stress et retrouver une paix intérieure.

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.18C°
légère pluie
le 24/10 à 23h00
Vent
6.64 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
87 %

Sondage