Covid-19 et restaurants : les professionnels s'insurgent contre l'étude de l'Institut Pasteur

Publié le 17/12/2020 - 17:29
Mis à jour le 17/12/2020 - 17:29

Quatre organisations professionnelles de l’hôtellerie-restauration dénoncent vigoureusement une étude de l’Institut Pasteur « supposée justifier » la fermeture de leurs établissements par un « sur-risque de contamination à la covid-19 », qu’ils jugent « sans fondement » et dont le gouvernement fait à leurs yeux une « interprétation scandaleuse ».
 

 ©
©

L’Umih, principale organisation patronale du secteur, le GNI (indépendants), le GNC (chaînes hôtelières) et le SNRTC (restauration commerciale), « continuent de dénoncer l’absence de preuves scientifiques justifiant la fermeture des restaurants et des bars », indiquent-ils dans un communiqué commun jeudi.

L'étude ComCor de l'institut Pasteur qui devait attester d'un "sur-risque de contamination à la Covid-19" dans leurs établissements, publiée jeudi, "vient dire ce que l'on veut lui faire dire, au moyen s'il le faut de déclarations purement scandaleuses et diffamatoires", estiment-ils.

Epidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement, son auteur principal, Arnaud Fontanet, a affirmé à l'AFP qu'"on voit dans cette étude une augmentation du risque associée à la fréquentation des bars et restaurants".

Mais il est difficile de savoir "quelle est la part réelle" de ces établissements "dans la transmission" du virus, a-t-il admis, car l'étude a été menée en octobre/novembre, pendant le couvre-feu puis le confinement, où ils étaient partiellement ou complètement fermés. Pour le Pr Fontanet, "cela laisse entendre qu'il y a eu des bars et restaurants ouverts de façon clandestine pendant le confinement" et que les personnes qui s'y sont rendues, même moins nombreuses, "s'y sont beaucoup exposées".

Des propos "purement et simplement scandaleux, diffamatoires pour les professionnels de la restauration", estiment ces derniers. "Cette étude n'est pas sérieuse, on veut prouver sans preuves, c'est une insulte aux professionnels", a déclaré  Didier Chenet, président du GNI.

Pour les organisations professionnelles, l'étude "tente de confirmer la politique du gouvernement" car on y lit que "les réunions privées - famille et amis - constituent la part la plus importante d'infections" et que "les transports en commun n'ont pas présenté de sur-risque".

Elles pointent, dans les enquêtes réalisées, un échantillon "non représentatif" de la population, une méthode qui "n'a rien de scientifique" car elle recueille des déclarations de personnes "qui dans deux cas sur trois ignorent encore la personne source de leur contamination", et une période où leurs établissements étaient soit fermés soit "astreints à une activité très réduite".

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Economie

L’Armée de Terre recrute un Chef de groupe Télécoms (H/F)

Offre d'emploi • L’Armée de Terre recrute des chefs de groupe télécoms pour assurer la circulation sécurisée des informations et des données sur les théâtres d’opérations. Une mission technique et à responsabilités, qui combine encadrement d’une équipe, gestion de réseaux et interventions sur le terrain, en France comme à l’étranger.

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Après 20 ans, Square Concept à Besançon met son magasin en vente et ouvre un nouveau chapitre

Après vingt ans d’activité à Besançon, Square Concept s’apprête à tourner une page. L’entreprise spécialisée dans l’aménagement intérieur, le mobilier design et la décoration met en vente son magasin situé au 88 rue de Granges. Une décision liée à l’évolution de son activité et à la volonté, de sa gérante Leslie Cury, ainsi que de ses nouveaux associés, Jérôme Ulas et Benjamin Rogez, de développer un nouveau projet en Suisse.

Combien coûte vraiment la vie d’un étudiant en Franche-Comté ?

À l’approche de la rentrée universitaire 2026, le Bureau des Associations Franc-Comtoises (BAF) a publié mercredi 2 septembre son indicateur annuel du coût de la rentrée étudiante en Franche-Comté, réalisé en collaboration avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). L’organisation étudiante estime que les dépenses nécessaires pour vivre et étudier continuent d’augmenter, dans un contexte de précarité qui touche une partie importante de la population étudiante.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.42
nuageux
le 07/09 à 11h00
Vent
3.2 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
82 %

Sondage