Covid-19: trois fois plus de risques de soins intensifs pour les hommes (étude)

Publié le 11/12/2020 - 15:20
Mis à jour le 11/12/2020 - 16:38

Les hommes contaminés par le Sars-CoV-2 ont trois fois plus de risques que les femmes d’être admis en soins intensifs, et également plus de risques d’en mourir, selon une étude qui met en cause les différences biologiques entre les deux sexes. En Bourgogne-Franche-Comté, on compte par exemple actuellement 144 hommes en réanimation contre 58 femmes. 

illustration © AP
illustration © AP

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les experts ont noté un nombre plus important de cas graves chez les hommes.

Pour obtenir des informations plus précises, les auteurs de cette étude publiée mercredi dans Nature Communications ont analysé les données issues de 46 pays et de 44 Etats des Etats-Unis du 1er janvier au 1er juin, soit 3,1 millions de cas confirmés de Covid-19.

Selon ces données, il n'y a pas de différence entre hommes et femmes pour la contamination, "exactement" la moitié des cas confirmés étant des hommes.

En revanche, la probabilité pour un malade homme d'être hospitalisé en soins intensifs est presque trois fois plus élevée (2,84 fois) que pour une femme, et la probabilité de décéder est également plus importante (1,39 fois).

Ce phénomène est "mondial", hormis quelques exceptions, souligne l'étude, qui explique cette situation principalement par des facteurs biologiques.

Nombre de patients hospitalisés en réanimation en Bourgogne Franche-Comté  (au 9/12/20)

Secteur Réanimations hommes (9/12/20) Réanimations femmes (9/12/20)
Côte d'Or 32 13
Doubs 33 17
Jura 8 1
Nièvre 2 3
Haute-Saône 7 2
Saône-et-Loire 28 11
Yonne 17 7
Territoire-de-Belfort 17 4
Bourgogne Franche-Comté

 

144 58

Se basant sur d'autres études déjà publiées, les auteurs évoquent le fait que les femmes produisent naturellement plus d'interféron de type 1, substance qui limite la réponse immunitaire anormale ("l'orage de cytokine") pointée du doigt dans les formes graves de Covid-19. Elle produisent également plus de lymphocytes T qui tuent les cellules infectées.

La présence chez les femmes de l'hormone "féminine" oestradiol offrirait également une protection plus importante contre l'infection. Au contraire, la testostérone limiterait la réponse immunitaire chez les hommes, indique l'étude.

Au-delà de cette "véritable différence biologique", les auteurs évoquent également l'éventualité qu'entre en ligne de compte la présence de co-morbidités plus importantes chez les hommes.

Mais ils pointent du doigt le manque de données pouvant permettre d'évaluer le rôle de ces facteurs additionnels. Ils notent toutefois qu'il n'existe pas de différence majeure entre les deux sexes au niveau mondial pour deux co-morbidités augmentant le risque de formes graves de Covid: l'hypertension et le diabète. Même si d'autres études sont nécessaires, "ces données ont des implications sur la prise en charge clinique du Covid-19", estime l'étude.

"Ces données pourraient aider les médecins à réaliser que le sexe est un véritable facteur de risque pour les formes graves, quand ils s'occupent des patients", a précisé à l'AFP le Dr Kate Webb de l'université du Cap en Afrique du Sud, évoquant également une possible implication pour les vaccins.

"D'autres vaccins (...) ont montré des réponses différentes selon les sexes. Il reste à déterminer si ce sera le cas avec le vaccin du Sars-CoV-2 mais nous espérons que notre étude souligne le besoin d'inclure le sexe comme variable dans la recherche sur les vaccins", a-t-elle ajouté.

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Participez au challenge inter-organisme du don du sang 2026 avec l’UMLP !

Quoi de 9 • Parce que donner son sang est essentiel, tous les moyens de le rappeler à celles et ceux  qui peuvent le faire est à saisir. C'est dans cette optique qu'est organisée une compétition solidaire, le challenge interorganisme du Don du sang.
L'Université Marie et Louis pasteur participe à cette 11 ème édition et souhaite également la relayer  auprès du plus grand nombre.

À Besançon, la Ville appelle les personnes à risque à se faire vacciner contre la Covid-19 et la grippe

À l’approche de la saison hivernale, la direction Santé publique de la Ville de Besançon recommande aux personnes les plus exposées aux formes graves de la grippe et de la Covid-19 de se faire vacciner. Médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes et centre de vaccination municipal peuvent assurer cette vaccination.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.37C°
légère pluie
le 19/10 à 05h00
Vent
2.67 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
92 %

Sondage