Crash de la Vèze : des peines de prison avec sursis requises par le parquet de Besançon

Publié le 27/01/2016 - 20:45
Mis à jour le 28/01/2016 - 11:07

Ce mercredi 27 janvier 2016, le parquet a requis des peines de trois et deux ans de prison avec sursis à l’encontre du patron d’une compagnie aérienne, d’un pilote testeur et d’un contrôleur aérien pour leur responsabilité dans l’accident d’un avion qui avait fait 4 morts dans le Doubs près de Besançon le 19 octobre 2006.

Selon le substitut général Arnaud Grécourt, les prévenus "n'ont pas commis de simples erreurs ou négligences, mais des violations délibérées d'obligations de prudence ou de sécurité".

"Le lien de causalité indirecte entre leurs fautes et le crash est certain", a encore estimé le représentant du ministère public. Le 19 octobre 2006, peu après minuit, un avion de la société Flowair aviation s'écrasait au décollage sur l'aérodrome de La Vèze, près de Besançon. A son bord le pilote, un pilote stagiaire de 35 ans et deux médecins du Centre hospitalier régional de Besançon, de 26 et 34 ans, partis prélever un foie. L'enquête conclura à une erreur de pilotage fatale imputable au pilote, âgé de 48 ans.

Arnaud Grécourt a requis trois ans de prison avec sursis à l'encontre du patron de la compagnie Flowair et d'un pilote testeur, chargé de vérifier les compétences des candidats à l'embauche en les soumettant entre autres à un Stage d'adaptation de l'exploitant.

 Ce stage, selon l'instruction, a été trop expéditif, alors même que le pilote avait été recalé à cet examen par une autre compagnie aérienne. Le parquet a également requis deux ans de prison avec sursis à l'encontre d'un fonctionnaire de la direction générale de l'aviation civile (DGAC). La veille du vol, il avait prorogé la qualification IFR (Instrument Flight Rules) du pilote alors même qu'il ne possédait pas cette permission de "vol aux instruments".

 Un procès "biaisé" pour la défense

La défense des prévenus a dénoncé un procès "biaisé". "C'est la première fois dans l'histoire judiciaire du traitement des grands sinistres qu'un tribunal refuse d'entendre des témoins cités régulièrement par la défense", s'est indignée Me Astrid Mignon Colombet, avocate du fonctionnaire de la DGAC, dans un communiqué.

"Ce procès fait suite à huit ans d'instruction, avec neuf juges d'instruction, des écoutes téléphoniques aberrantes de l'un des prévenus avec son administration et une ordonnance ne tenant aucun compte des éléments à décharge", a-t-elle dénoncé.

(Avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée le 11 février par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée le 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.62
légère pluie
le 06/02 à 06h00
Vent
4.38 m/s
Pression
991 hPa
Humidité
94 %