Dans le Doubs, les procédures pour trafic de stupéfiants "explosent"

Publié le 15/03/2023 - 18:01
Mis à jour le 16/04/2023 - 23:21

Le département du Doubs, où une guerre de gangs entre dealers bat son plein à Besançon, a vu ces derniers mois le nombre de procédures liées au trafic de drogue exploser, a relevé mercredi le procureur de la République Etienne Manteaux.

 © Élodie R.
© Élodie R.

 "On assiste à des règlements de compte entre bandes rivales et Besançon est particulièrement touchée", a relevé le magistrat à l'occasion d'un point de presse pour faire le bilan sur la délinquance dans le département pour 2022 et début 2023, aux côtés du préfet, Jean-François Colombet.

1.712 personnes mises en cause pour trafic de stupéfiants en 2022

Ainsi, en 2022, 1.712 personnes ont été mises en cause dans des affaires liées aux stupéfiants dans le Doubs, où 5,4 tonnes d'herbe de cannabis ont été  saisies. Les règlements de compte se sont multipliés ces dernières années dans la capitale franc-comtoise, notamment dans le quartier de Planoise, théâtre de plusieurs fusillades meurtrières sur fond de guerre de territoire entre revendeurs de drogue.

Trois personnes décédées à Besançon 

Dans ce seul quartier, l'action de la sécurité publique a conduit en 2022 à l'interpellation de 635 personnes, à la saisie de plus de 21 kilos de cannabis, 4 kilos d'héroïne et 3 kilos de cocaïne, ainsi que de 15 armes à feu. Cette montée de la violence a conduit à la mort d'au moins trois personnes à Besançon ces derniers mois : un jeune de 15 ans avait été tué dans une fusillade mi-décembre, un autre homme a été abattu fin février et le cadavre en partie calciné d'un troisième, tué d'une balle dans la tête, a été découvert la semaine passée. Une autre personne est toujours portée disparue.

"Certains délinquants ont peur de ce qui est en train de se passer à Besançon"

Ces violences sont telles que policiers et gendarmes ont obtenu davantage d'informations ces derniers jours de la part des personnes interpellées: "Manifestement, certains délinquants ont peur de ce qui est en train de se passer à Besançon", où des individus "n'hésitent pas à donner la mort, voire à brûler des corps", avait estimé lundi Etienne Manteaux, selon qui "il y a un sentiment de peur qui conduit certains délinquants ou certains témoins (...) à parler à la gendarmerie", ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.

(AFP)

Justice

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.55
ciel dégagé
le 20/07 à 02h00
Vent
2.14 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
83 %

Sondage