Désherbage : la Ville de Besançon teste une nouvelle technique pour faire des économies

Publié le 06/07/2015 - 15:12
Mis à jour le 06/07/2015 - 18:58

Avec un printemps suffisamment humide entrecoupé de longues périodes d’ensoleillement, la végétation reprend ses droits, et l’on voit apparaître ici où là des espaces ornés d’herbes et autres graminées sur l’ensemble de la ville. Cette année 2015, la Ville teste une nouvelle fçon d’aménager un trottoir pour faire des économies.

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L’entretien représente un coût important pour la collectivité, le désherbage notamment lorsqu’il vise de toutes petites surfaces à traiter voire des plants très isolés, nécessite une intervention manuelle et la mobilisation de nombreuses heures de travail. C’est en ce sens que la direction voirie a décidé de tester une autre façon d’aménager un trottoir. En effet, plutôt que d’enduire la totalité de la surface en enrobé, une bande en terre enherbée d’une trentaine de cm pourrait être dégagée en fond de trottoir lorsque cela est possible. Cette "platebande" offrirait le double avantage de pouvoir être traitée mécaniquement aboutissant ainsi à un gain de temps non négligeable pour les équipes municipales et de gommer ainsi le côté inesthétique des poussées isolées de touffes d’herbes.

Depuis 2010, Besançon a lancé un plan Zéro phyto sur son territoire. Ce plan permet de préserver l’environnement par l’utilisation de techniques alternatives aux pesticides. Le service propreté urbaine de la direction Voirie et Déplacements procède depuis plusieurs années à un désherbage thermique ou mécanique. Le désherbage total à l’aide de produits phytosanitaires était, jusqu’il y a quelques années, considéré comme nécessaire et indispensable à l’esthétique, au détriment de la biodiversité et de la santé humaine. Cette règle d’usage tacitement admise par les pouvoirs publics et la population n’est plus d’actualité, car personne ne peut ignorer les conséquences de ces pratiques en matière de santé et d’environnement. La législation a d’ailleurs évolué en ce sens et prévoit un abandon des pesticides dans les années à venir. 

Un autre regard sur l’espace public

Les services municipaux se doivent d’intervenir différemment et la population doit comprendre que l’intérêt général et la bonne gestion des dépenses publiques guident ce choix de la municipalité. Cette démarche correspond à une stratégie visant à raisonner l’entretien, par la mise en œuvre de techniques dites "préventives" et "alternatives" pour la gestion des herbes dans nos rues.

Mauvaises herbes en milieu urbain sur l'esplanade des droits de l'homme

Les techniques utilisées et les critères de sélection des lieux à désherber engendrent, nécessairement, des modifications dans les résultats obtenus.

La végétation spontanée peut parfois sembler envahissante sur les fonds de trottoirs ou les espaces aménagés : "ce n’est pas beau, c’est sale".

L’enjeu est de relativiser le niveau de désherbage en fonction des lieux et de leur usage. Pour la Ville de Besançon, il ne s’agit pas de laisser à l’abandon l’entretien des rues mais bien d’apprendre à tolérer ici où là quelques herbes folles au bord des trottoirs. 

(Communiqué de la Ville de Besançon)

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