Dossier de l'amiante chez Alstom : la cour d'appel de Besançon déboute les salariés

Publié le 06/05/2017 - 08:34
Mis à jour le 06/05/2017 - 08:34

La cour d’appel de Besançon a débouté ce vendredi 5 mai 2017 18 salariés d’Alstom exposés à l’amiante durant leur carrière. Ces derniers réclamaient la reconnaissance de leur « préjudice d’anxiété ». Les salariés devraient probablement se pourvoir en cassation.

 ©
©

La décision de la cour d'appel de Besançon éloigne la perspective d'un grand procès contre le constructeur ferroviaire. Dans son arrêt, la cour a déclaré "irrecevable" l'appel des 18 cadres du site d'Alstom à Belfort. Elle a jugé que le délai de prescription, qu'elle a fixé au 6 novembre 2012, était dépassé.

L'arrêt de la cour d'appel de Besançon était très attendu, car il pouvait ouvrir la voie à un vaste procès de l'amiante chez Alstom, en cas de jugement contraire. En effet, 1.600 salariés et anciens salariés ont saisi les prud'hommes pour demander réparation de leur exposition à ce matériau entre 1960 et 1985 sur le site belfortain du groupe. Ils réclament 15.000 à 30.000 euros chacun de dommages et intérêts, au titre d'un "préjudice d'anxiété"

La cour a "rejeté nos demandes" et confirmé le jugement en première instance du conseil de prud'hommes de Belfort de décembre 2015, a indiqué Me Anne Lhomet, avocate de 17 des cadres, pour la plupart adhérents à la Fnath (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés). Le conseil de prud'hommes de Belfort avait décidé l'an dernier de surseoir à statuer, dans l'attente de la position de la cour d'appel sur la recevabilité de la requête déposée par ces cadres, qui constituent le premier groupe de plaignants à l'avoir saisi.

Dans son arrêt, la cour d'appel a retenu l'argumentaire d'Alstom et n'a pas reconnu dans le cas présent un préjudice corporel, en l'absence "d'atteinte à l'intégrité physique".

 La discussion portait sur la prescription de cette action en justice lancée début 2015. Selon Alstom, elle devait se déclencher au plus tard fin 2012, soit le délai de droit commun de cinq ans après le classement de l'usine de Belfort en "site amiante". Pour les avocats des salariés, au contraire, le délai passe à dix ans, en vertu du préjudice "corporel" que constitue le préjudice d'anxiété. Ce dernier démarre seulement en mai 2010, date de l'arrêt de la Cour de cassation reconnaissant le "préjudice d'anxiété".

(Avec AFP)

Justice

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée le 11 février par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée le 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.38
pluie modérée
le 11/02 à 00h00
Vent
7.31 m/s
Pression
992 hPa
Humidité
91 %